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La BCE va intégrer la lutte et les risques du changement climatique à sa politique monétaire

Gouvernance  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

La Banque centrale européenne (BCE) va désormais prendre le climat en compte dans l'ensemble de ses actions. Le 4 juillet, dans une lettre adressée à la présidente de la commission des affaires économiques et monétaires (Econ) du Parlement européen, Christine Lagarde, présidente de la BCE, détaille un train de mesures visant à considérer le changement climatique au sein de la politique monétaire de l'Eurosystème. « Ces mesures ont pour but de réduire le risque financier lié au changement climatique dans le bilan de l'Eurosystème, favoriser la transparence et soutenir la transition écologique de l'économie, déclare la BCE. Les mesures seront régulièrement réexaminées afin de vérifier leur pertinence et leur alignement sur les objectifs de l'Accord de Paris et les objectifs de neutralité climatique de l'Union européenne. »

Pour cela, la BCE s'attaque à trois volets : les obligations d'entreprise, les garanties fournies par les institutions financières emprunteuses et sa politique d'évaluation des investissements. En premier lieu, la BCE et les banques centrales nationales ambitionnent de réorienter son portefeuille d'obligations vers des entreprises dotées de « bons résultats climatiques », en conformité avec les objectifs de l'Accord de Paris. Cet effet de bascule, aux dépens des entreprises les plus polluantes, s'effectuera à partir du mois d'octobre prochain. « Nos mesures incitent les entreprises et les établissements financiers à faire preuve de davantage de transparence en ce qui concerne leurs émissions de carbone, et à les réduire », souligne la BCE.

Cette dernière veut, en outre, limiter la part des entreprises ayant une empreinte carbone élevée dont elle détient des garanties. Concrètement, dès 2026, la BCE et les banques centrales n'accepteront de garanties que si elles proviennent de sociétés respectant les règles de la directive européenne sur la durabilité des entreprises (CSRD). « Ce nouveau régime de limites vise à réduire les risques financiers liés au climat dans les opérations de crédit de l'Eurosystème », explique la BCE. S'agissant justement des risques, les banques centrales nationales devront s'appuyer, dès la fin de 2024, sur un « ensemble de normes minimales communes précisant les modalités d'intégration des risques liés au climat dans les notations produites par les systèmes internes d'évaluation du crédit ».

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