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Actu-Environnement

L'association française des Entreprises pour l'Environnement (EpE) se projette en 2025

Deux rapports, rendus publics par l'association des entrepreneurs français sensibles à l'environnement (EPE), explorent les pistes de nouvelles gestions pour les ressources naturelles et pour l'eau, entre environnement et perspectives économiques.

Biodiversité  |    |  Mathieu Duchesne  |  Actu-Environnement.com
La raréfaction des ressources naturelles est gérable sans chocs économiques à condition qu'elle soit anticipée déclarait Pierre-Noël GIRAUD, le directeur du Centre de recherche en économie industrielle (CERNA), chargé de présenter mercredi 3 septembre une partie des travaux de la commission « Prospective environnementale » que l'association française des entreprises pour l'Environnement (EPE) a mis en place courant 2006. Partenaire du WBCSD, un organisme international regroupant 170 entreprises sensibles au Développement durable, l'EPE (Air Liquide, Areva, Coca-Cola, Leclerc, Solvay, Rhodia, Renault, SNCF, Vinci, Veolia…) espère ainsi contribuer à la recherche de solutions économiques et environnementales durables dans cinq domaines : la gestion de l'eau, l'économie des ressources naturelles, la biodiversité, les ressources énergétiques et l'évolution des comportements de consommation. Atypique, composée essentiellement de chercheurs et d'ingénieurs, la commission de prospective environnementale publiait hier ses premiers travaux. Ils portent sur les ressources naturelles et sur l'eau à l'horizon 2015. Deux rapports denses dans lesquels l'association patronale se garde toutefois de s'engager sur des objectifs chiffrés.

Quelles ressources naturelles à l'horizon 2025 ?

Combien serons nous sur Terre en 2050 ? Les démographes estiment que la population mondiale va croître jusqu'à atteindre 9 milliards d'individus tandis que le PIB mondial sera multiplié par quatre constate d'emblée Jean-Claude Stefens, l'ancien Directeur de l'Environnement des Technologies de Suez, aujourd'hui à la retraite. Pour lui, la demande explose déjà aujourd'hui tandis que l'offre est beaucoup moins rapide. Nous allons donc vers un monde de rareté. Partageant le même constat, Pierre Noël Giraud précise que la théorie économique est simple. Les entrepreneurs utilisent toujours les stocks les moins chers. Personne n'exploitera plus de pétrole à 120 $ US le baril ! Si le prix ne baisse pas ce n'est pas rentable (…) D'autres substituts vont émerger. Provocant ou rassurant, c'est selon, il rappelle : Nous avons suffisamment d'énergies fossiles, et de charbon en particulier, pour tenir plusieurs siècles ! Les solutions ? Pour faire preuve d'équité intergénérationnelle, il faut anticiper les bonnes décisions selon ces experts. Concrètement, selon eux, les entreprises doivent intégrer dans leurs stratégies de court, moyen et long terme : l'éco-conception de leurs produits et services, favoriser le recyclage, valoriser les matières en fin de vie et surtout privilégier l'éco-fonctionnalité. Stéphane Mamelle, ingénieur pour le groupe Michelin, en profite pour témoigner des efforts consentis par son entreprise en la matière : Depuis 80 ans, grâce au système Michelin Fleet Solutions, nous vendons à nos client des pneus mais ne les faisons payer qu'au prorata du nombre de kilomètres parcourus. Nous assurons la maintenance du produit et ne produisons ainsi que le strict nécessaire. Une offre jusqu'à maintenant proposée à plus de 300.000 poids lourds, ou véhicules utilitaires (80.000 bennes à ordures SITA), dans 24 pays mais qui devrait, selon l'intéressé, être aussi prochainement proposée au secteur du tourisme. C'est une voie à creuser. Substituer la vente directe d'un produit à la vente de l'usage d'un produit est une piste encore insuffisamment explorée conclut Claire Tutenuit, la nouvelle Directrice Générale d'EPE.

Quid de l'eau à l'horizon 2025 ?

Pour Jean Claude Stefens, nous ne manquons pas d'eau sur Terre ! Il y en a suffisamment pour tous. Le vrai soucis, celui qui crée une situation de stress hydrique, est celui du transport de l'eau […] les technologies de fabrication et de transport, basiques et anciennes, resteront identiques à terme. Seule la consommation va changer et, déjà, nous pouvons constater dans nos pays occidentaux une baisse de la consommation grâce à une prise de conscience collective du problème. Particuliers et industriels, qui fonctionnent davantage en circuits fermés, font des efforts d'économies. Quid de l'irrigation pour les agriculteurs ? Jean-Claude Stefens est perplexe : Je crains qu'une baisse soit illusoire. Je pense même que des tensions sont à venir Quelle solutions pour demain ? Le groupe de travail privilégie surtout les pistes de la récupération des eaux de pluie, qu'il faut généraliser et celle du dessalement de l'eau de mer.
Le rapport indique : Aujourd'hui environ 0.05 km3 d'eau dessalée, dont 15% issus d'eau saumâtre, sont produits chaque jour dans le monde grâce au dessalement par osmose inversé ou grâce au dessalement thermique. Une production, représentant 0,45% de la consommation mondiale journalière d'eau douce, dont la croissance est forte : +10% par an ! En 2016, le rapport prévoit un doublement de la production (0,109 km3 par jour) Le coût ? Le coût énergétique varie en fonction des techniques utilisées et le prix de vente varie entre 0,65 et 1,80 euros le mètre cube selon le rapport. Un prix très élevé que peuvent se permettre Israël ou l'Arabie Saoudite par exemple, mais qu'en sera-t-il des autres ? Est-ce une solution d'avenir ? Des efforts sont actuellement réalisés pour améliorer le rendement constate simplement Jean-Claude Stefens.

Venue présenter les initiatives prises ces dernières années par Veolia Environnement, Muriel Voisin, Directrice communication du groupe, insiste sur d'autres pistes : « Les eaux usées deviennent une ressource. Nous essayons de mieux les exploiter ». En guise d'exemple, l'intéressée relate : Entre 1990 et 2008, près de 50% de boues en plus ont été traitées. L'enjeu ? Nos nouvelles usines vont devenir autosuffisantes et devraient même produire de l'électricité que nous pourrons revendre. S'appuyant sur un sondage publié par le CSA fin 2005, Mme Voisin achève son exposé en rappelant que 60% des consommateurs et 42% des élus en France sont favorables à l'utilisation des eaux usées pour l'irrigation et l'épandage. Dubitatif, l'ingénieur Pierre Noël Giraud conclut : Pour tous ces sujets il faut aller vite car tout nouveau procédé prend 30 ans avant d'être complètement intégré dans notre économie. Une urgence dont, bizarrement, aucun de ses autres confrères, au sein de la commission prospective, n'a semblé devoir bon rappeler. Pourtant 2025 c'est presque déjà demain…

Réactions23 réactions à cet article

 
Dessalement ?

Juste une précision...
Je ne suis pas sûr que le dessalement de l'eau de mer soit une bonne solution...
Rien ne parle ici des quantités énormes de sel récolté dont on ne sait pas encore faire grand chose...
Pas la peine de penser à saler la soupe, les quantités sont bien plus grandes que ça !

Makhno | 05 septembre 2008 à 12h26
 
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Re:Dessalement ?

En effet. Mais à lire l'article, on ne voit pas les préoccupations environnementales des entreprises. J'ai plutôt l'impression que les groupes qui en font partis ont senti le vent tourner et assurent - par le biais d'un "green washing" bien orchestré - leurs futurs économique. "Transport de l'eau", "dessalement"... elles se cachent où les questions environnementales ? Passe encore s'ils jouaient sur des questions "humanitaires" mais je ne vois pas quels bénéfices l'environnement peut en tirer.

marseco | 05 septembre 2008 à 18h38
 
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L'économie de l'eau

Bonjour,

L'économie de l'eau est corrélative de son pouvoir énergétique, cette fonction a déjà été utilisée, moulins à eaux pour moudre les grains, centrales aux fils de l'eau pour produire de l'électricité et norias antiques du Proche-Orient et d'Iran destinées à l'adduction des cités.

Actuellement, l'économie de l'eau est devenue corrélative de l'économie énergétique.

Progressivement, les centrales à hydrogène vont se substituer aux centrales nucléaires classiques.

Leur complémentarité est évidente, la cogénération du nucléaire classique et de la production d'hydrogène est devenue un processus vital de traitement et d'assainissement de l'eau qui permet la production simultanée d'énergie propre et renouvelable à l'infini en même temps qu'un processus d'assainissement donc d'utilisation quotidienne de l'eau.

Le principe de complémentarité que j'évoque est un princpe démontré par Niels Bohr, physicien néerlandais.

Ce principe est déjà mis en oeuvre par la société canadienne EACL de production d'électricité.

Cordialement

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 07 septembre 2008 à 16h56
 
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Re:Re:Dessalement ?

Bonjour,

Le dessalement est un aspect de l'économie de l'eau, car il permet non seulement l'utilisation d'eau potable pour la consommation courante, mais également pour la production simultanée d'énergie, ou cogénération d'hydrogène vert qui devient un vecteur énergétique donc économique des prochaines années.

Cordialement,

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 07 septembre 2008 à 17h14
 
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Re:Re:Re:Dessalement ?

C'est pas fini Jean-Pierre ces inepties?? C'est pas la première fois qu'on vous prend promouvoir sans argument valable l'hydrogène!

Le déssalement de l'eau de mer CONSOMME de l'énergie, mais N'EN PRODUIT PAS.

Ou alors vous vouliez signifier qu'on va CONSOMMER de l'énergie pour produire une eau douce pour ensuite CONSOMMER de l'énergie pour produire de l'hydrogène, et l'utiliser comme vecteur énergétique dans nos moteurs pour TRANSPORTER cette l'énergie? Aucune PRODUCTION d'énergie dans tout ça!!!

Par contre, on peut PRODUIRE de l'électricté nucléaire (puis de l'hydrogène par électrolyse de l'eau) avec une centrale dont les pertes thermiques (60% en gros) seraient valorisées pour déssaler en même temps de l'eau de mer. Ceci consiste en une valorisation de déchets thermiques (qui sinon sont perdus dans la nature) en vue d'offrir un service supplémentaire (déssaler de l'eau de mer). Mais le déssalement n'apporte alors rien de plus que de l'eau douce, dont on fait ce qu'on veut après (on la boit, , on arrose des champs, on alimente des piscines, on prend des douches... où on l'électrolyse, au prix d'une nouvelle dépense énergétique).

A part placer systématiquement sur tous les posts "hydrogène, vert, durable, infini, renouvelable, propre, économie", vos commentaires n'apportent aucun éclairage sur quoi que ce soit, et sèment la confusion chez les lecteurs non-avertis.

D'habitude quand on fait un lobbying, on essaie d'avancer un argumentaire un peu plus cohérent...

Bien cordialement.

plop | 10 septembre 2008 à 13h14
 
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Re:L'économie de l'eau

Jean-Pierre,

Arrêtez de raconter n'importe quoi svp, les moulins et autres barrages utilisent le mouvement de l'eau (principalement dus à la gravitation terrestre, voire au courants marins et aux marées). Rien à voir avec

Ce que vous évoquez c'est des centrales nucléaires qui font de l'électrolyse de l'eau. Vous proposez donc de remplacer centrales nucléaires classiques qui produisent de l'électricité à des centrales nucléaires qui produisent à la fois de l'électricité et de l'hydrogène et qui en plus désalent l'eau, c'est bien ça?

Donc vous proposez de remplacer les centrales nucléaires par des centrales nucléaires qui produisent plus de service, nous sommes bien d'accord?

Donc vous définissez le nucléaire comme une "énergie propre et renouvelable à l'infini", nous sommes bien d'accord?

Vous avez le droit de défendre ce point de vue, mais exprimez-le clairement, ne semez pas la confusion svp.

A vous lire on pourrait croire (si on n'est pas averti) que l'hydrogène remplacera le nucléaire, alors que vitre raisonnement suppose au contraire que la production d'hydrogène et le désalement de l'eau de mer engendreront en recours PLUS IMPORTANT au nucléaire.

Merci d'être plus clair dans vos propos.

Bien cordialement.

plop | 10 septembre 2008 à 13h26
 
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Re:Re:L'économie de l'eau

Bonjour,

Effectivement, je vous invite à visiter le site d'EACL, société canadienne qui développe ces procédés.

Cordialement

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 13h51
 
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Re:Re:Re:Re:Dessalement ?

Bonjour Plop,

Pas de lobbying dans tout ça, j'exprime seulement mon point de vue, consolidé par des réalités, les pays qui déssalent l'eau de mer connaissent bien cette réalité et la pluri-finalité est déjà en oeuvre.

Cordialement,

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 13h59
 
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Re:Re:Re:L'économie de l'eau

EACL signifiant "Énergie Atomique du Canada Limitée". CQFD

Comme je ne vais pas systématiquement compléter vos multiples posts sur ce site, il serait sympatique de préciser que quand vous parlez d'hydrogène vert (ce que vous faites sur presque tous vos commentaires), vous parlez d'hydrogène produit grâce à des centrales nucléaires.

Cela évitera à des personnes de conviction anti-nucléaire de prendre position, de manière contradictoire, en faveur de l'hydrogène car ils n'ont pas tous les éléments en main.

Merci,
Bien Cordialement.

plop | 10 septembre 2008 à 14h18
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Dessalement ?

L'internaute qui a ouvert ce post émettait des interrogations sur les pollutions liées au déssalement de l'eau de mer, et vous lui répondez en disant "le désalement permet également de produire de l'énergie propre".

Certes, la réalité montre qu'on peut avec une seule installation dessaler de l'eau de mer, produire de l'électricité, et donc de l'hydrogène. Mais tout cela consomme de l'énergie (qui peut être du gaz, du charbon, du nucléaire, et vous êtes pour faire tourner ces installations avec du nucléaire, c'est un choix qui se défend).

Mais la réalité ne sous-entend pas qu'on produit de l'énergie GRACE au dessalement de manière propre et comme par magie, ce que votre intervention laisse plus ou moins entendre.

plop | 10 septembre 2008 à 14h28
 
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Re:Re:Re:Re:L'économie de l'eau

Pas seulement Plop, dans mes messages précèdents, j'ai évoqué l'hydrogène vert également en relation avec le solaire et l'éolien, notamment comme source d'énergie qui peut être stockée afin de réguler ou compléter des productions d'électricité intermittentes, de plus je vous ai précisé que je ne suis pas un anti-nucléaire, donc mes propos sont cohérents.

Cependant j'admets que la complémentarité du nucléaire classique et de la production d'hydrogène, même vert, ne soit pas admise par les partisans du non nucléaire, je respecte leur point de vue même si je ne le partage pas, car je fais confiance aux futurs réacteurs qui ne produiront plus de déchets et atteindront donc un niveau de sûreté comparable à celui d'une éolienne ou d'un moulin à eau.

Mon raisonnement peut prêter à confusion car il s'inscrit dans le futur immédiat de réalités encore à l'echelle d'expérimentations, à l'avenir, sur votre conseil je prendrai soin de donner toutes les réfèrences à mes thèses.

Loin de moi l'idée d'induire en erreur qui que ce soit, mais au contraire d'évoquer à travers des exemples précis des voies nouvelles dans le domaine de la production et du développement des énergies renouvelables.

Cordialement,

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 14h48
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Dessalement ?

Effectivement, c'est un réponse (3 dans 1) qui implique qu'on associe aux processus de déssalement des productions d'énergie renouvelables, sans exclusivité du nucléaire, mais en diminuant les gaz à effet de serre (GES) et c'est la raison du 3, en favorisant la production simultanée d'énergies renouvelables qui peuvent s'avérer excédentaires selon les conditions climatiques (taux d'ensoleillement pour le solaire, intensité des vents) pour l'éolien des différents sites de déssalement.

Cordialement,

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 15h11
 
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Re:Re:Re:Re:Re:L'économie de l'eau

Je crois qu'on a déjà abordé le fait que les renouvelables ne permettront probablement pas, en raison des quantités mises en jeu et disponibles, de remplacer la production d'électricité non renouvelable ET d'assurer en même temps de nouveaux besoins (déssalement de l'eau de mer, substitution d'une part conséquente de notre essence par de l'hydrogène produit par des renouvelable...)

plop | 10 septembre 2008 à 16h17
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Dessalement ?

Tout à fait d'accord, c'est pourquoi je laisse une part importante au nucléaire, notamment en France.

Cordialement,

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 16h34
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:L'économie de l'eau

En chiffres, l'objectif de l'UE est d'atteindre 20% et plus de production d'énergies renouvelables vers 2020.

Je souhaite seulement que mes post-it y contribuent.

Cordialement,

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 16h41
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:L'économie de l'eau

S'il était nécessaire de le rappeler, produire de l'hydrogène avec du nucléaire n'y contribue pas (même si on déssale de l'eau en même temps, hein...)

plop | 10 septembre 2008 à 16h44
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:L'économie de l'eau

Je vous transmets le lien de l'eacl, j'espère que ce dossier saura vous convaincre mieux que moi.

http://www.eacl-aecl.ca/Sciences/RD-f/Hydrogen-f.htm

Cordialement,

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 18h18
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:L'économie de l'eau

Jean-Pierre,

J'ai bien compris (et je ne vous ai pas attendu pour ça, ni le site de l'EACL) qu'on pouvait produire de l'hydrogène (presque) sans CO2 avec du nucléaire.

Mais il va falloir comprendre ce qu'est une énergie renouvelable... Le nucléaire n'est pas renouvelable, donc produire de l'hydrogène avec du nucléaire ne l'est pas plus...
Donc ce n'est pas avec cette technologie qu'on va atteindre les 20% d'énergie renouvelable dont vous parlez.

En passant à la fusion nucléaire (projet ITER, qui n'est pas prêt de sortir de Terre et définitivement hors délai pour les enjeux climatiques du 21ème siècle), on aurait une énergie théoriquement inépuisable (petite nuance avec renouvelable, mais passons), mais avec le même genre de soucis en matière de sécurité, de déchets, et d'adaptation une majorité des pays de la planète qu'avec le nucléaire fissile actuel.

plop | 10 septembre 2008 à 18h53
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:L'économie de l'ea..

L'horizon de 2050 me semble raisonnable pour que le développement des nouvelles technologies (toutes confondues), réponde aux défis des enjeux climatiques et des émissions de GES.

Cordialement,

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 19h45
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:L'économie de l..

Il semble déjà très compliqué que d'ici 2050 le nucléaire classique (fission) représente un part significative de la consommation d'énergie dans le monde (6% aujourd'hui), et je vous invite à nous communiquer les scénarios les plus optimistes des pro-nucléaires avertis : 12% en 2050? 15%? Si les besoins croissent (une voiture par foyer dans les pays où ce n'est actuellement pas le cas), même une augmentation vertigineuse du nombre de centrales nucléaires ne permettra pas de contenir l'augmentation de la demande...

Alors ITER, n'y comptons même pas, ce n'est pas encore industrialisable, et si un jour ça l'est, on n'en construira pas un par jour pour que ça change la donne en 2050...

plop | 10 septembre 2008 à 22h29
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:L'économie de.

Je ne dispose pas d'élèments plus précis, mais avec les années, les politiques énergétiques auront des résultats, la politique des quotas en matière de GES est déjà extrèment contraignante, des sanctions sont prévues pour rappeler à l'ordre les administrations et les entreprises qui n'agissent pas dans ce sens.

A mon sens, ce qui est le plus compliqué, ce ne sont pas les technologies,nous les connaissons, c'est leur acceptabilité par la majorité d'entre nous, le ministère de l'écologie, du developpement et de l'aménagement durable a fait beaucoup d'effort ces derniers temps pour promouvoir les nouvelles technologies, système de bonus-malus pour les automobiles, incitations fiscales pour les économies d'énergie, prêt à taux zéro écologique.

l'addition (mesures gouvernementales + innovations technologiques) me semble productive, et crée une dynamique réciproque qui permet d'envisager une courbe exponentielle de la diminuation des aléas liés aux pollutions.

C'est pourquoi je pense que seule une approche par la diversité des moyens à mettre en oeuvre (économiques et technologiques)permettra d'atteindre et de respecter les objectifs qui sont fixés par l'UE.

Il faut aussi compter avec les accords internationaux et leur ratification par le plus grand nombre de pays, car les pollutions ne connaissent pas de frontières.

Cordialement,

Jean-Pierre Deshayes

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 23h01
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:L'économie.

OK sur les principes Jean-Pierre, mais il faut regarder avec réalisme les ordres de grandeur mis en jeu et les délais impartis... le fait d'avoir des résultats ne signifie pas d'emblée qu'ils sont suffisants et suffisamment rapides...

plop | 10 septembre 2008 à 23h04
 
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Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:L'écono.

Nous sommes d'accord.

Jean-Pierre Deshayes | 10 septembre 2008 à 23h10
 
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