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Le Parc naturel régional du Médoc est officiellement créé

Aménagement  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

La France compte désormais 54 parcs naturels régionaux (PNR). Le dernier né est le Parc du Médoc, dont le décret de création est paru dimanche 26 mai au Journal officiel. Ce parc est créé sur une superficie de 233.400 hectares répartis sur 51 communes du département de la Gironde abritant 102.750 habitants.

"Il combine plusieurs entités paysagères comme le littoral atlantique à l'Ouest, l'estuaire de la Gironde à l'Est avec son phare qui marque l'entrée de l'estuaire, ses terrasses viticoles, ses marais et les landes médocaines et la Pointe de Grave qui constitue l'extrémité de la presqu'île médocaine, explique la Fédération des parcs naturels régionaux de France. Le Médoc est une terre alliant activités traditionnelles (gemmage, ostréiculture, tonnellerie) et activités à la pointe de la technologie (matériaux composites)".

La création du parc aboutit après dix ans de travail, à partir de l'expérience du syndicat mixte du Pays Médoc. La charte du parc a été approuvée par l'ensemble des collectivités locales concernées. Les communes de Blanquefort, Eysines et Parempuyre, ainsi que Bordeaux Métropole, ont délibéré favorablement pour devenir villes portes du parc. La charte guide l'ensemble des actions menées par le parc pour une durée de 15 ans.

"Ce projet est avant tout un outil de développement du territoire qui s'appuie sur ses fondamentaux comme ses immenses espaces, ses paysages variés, son eau, son économie forestière et viticole, ses entreprises qui ont développé des savoir-faire uniques (le matériau composite, les artisans du bâtiment, les métiers de bouche, la tonnellerie, l'élevage, l'ostréiculture...) et son économie touristique", précisent Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et Henri Sabarot, président du Pays Médoc mais aussi de la Fédération des chasseurs de Gironde. Contrairement à un parc national, dont le degré de protection est très fort, le PNR est un outil de concertation entre les acteurs locaux (élus, associations, entrepreneurs, agriculteurs, etc.) et d'échange avec les habitants, rappelle la Fédération des parcs naturels régionaux de France.

Réactions1 réaction à cet article

 

Santé ! Hips !
La qualité du label PNR continue de se déliter au cours des créations de nouveaux parcs uniquement guidées par le fléchage de subventions publiques et la faiblesse des contraintes environnementales qui s'y appliquent (pas plus que n'importe où mais avec l'assurance de pouvoir se lâcher un peu plus puisqu'on est "protégé par le label). La Charte n'est jamais qu'un document d'affichage indispensable pour décrocher les crédits mais oubliée au quotidien. Le patrimoine naturel n'y est jamais qu'un produit d'appel, une ressource exploitable et la "concertation" ne profite généralement qu'aux intérêts catégoriels et économiques. La biodiversité sauvage s'érode ainsi au sein des PNR comme ailleurs, ce qui devrait suffire à une remise en cause du modèle.
La présence du président de la fédé de chasse de Gironde aux côtés du président de région lors de la création de ce nouveau parc est à ce titre parfaitement explicite du mélange des genres et de l'absence de volonté de préserver la nature.
La France a donc vraiment les moyens de continuer à faire n'importe quoi de son patrimoine naturel et de ses moyens financiers.

Pégase | 28 mai 2019 à 09h53
 
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