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Scarabée japonais : l'Anses préconise une stratégie d'éradication

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

C'est un insecte ravageur qui menace une centaine d'espèces de végétaux en France. L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) propose, à travers un rapport d'expertise collective publié ce lundi 13 juin, une stratégie d'éradication du scarabée ou hanneton japonais pendant qu'il en est encore temps.

L'insecte s'est propagé en dehors de son aire d'origine, d'abord aux États-Unis, puis en Europe. Il est maintenant aux portes de l'Hexagone, puisqu'identifié, en 2014, en Italie et, en 2017, en Suisse. « Pour l'instant, il n'a pas encore été détecté en France, mais il n'y a aucune raison qu'il n'entre pas sur le territoire », estime Christine Tayeh, qui a piloté cette expertise à l'Anses. Or, l'espèce menace la vigne, des arbres fruitiers (pommier, prunier…), des grandes cultures (maïs, soja…), des légumes (asperges, haricots…), des arbres (érable plane, peuplier noir…), des plantes ornementales, comme les rosiers, ainsi que des espèces herbacées. Les larves se nourrissent des radicelles des plantes hôtes et les adultes de feuilles, mais aussi de fruits et de fleurs. Les attaques se manifestent par des défoliations, ce qui diminue la capacité de photosynthèse des plantes et, donc, leur rendement.

Dans la mesure où l'entrée du scarabée peut se faire par dissémination naturelle ou par transport sur n'importe quel support, la stratégie proposée par l'agence repose sur sa détection précoce, qui conditionne les chances de succès d'une stratégie d'éradication. Cette détection peut être réalisée à l'aide de pièges disposés dans des endroits stratégiques, le long des frontières et à proximité des ports, aéroports et réseaux de transport. « Il y a une chance d'éradiquer le scarabée japonais dès le début de l'invasion, à condition de déployer des moyens de surveillance dynamiques, puis de lutte tant que la population est encore faible et isolée. Les éradications qui ont réussi dans l'Oregon et en Californie se sont faites dans ce contexte », explique Christine Tayeh.

En cas d'identification, l'Anses recommande de délimiter une zone infestée dans laquelle doivent être mises en œuvre une surveillance adaptative et une combinaison de mesures : lutte chimique, lutte biologique, réduction de l'irrigation pendant la période de ponte et labour du sol en automne, piégeage de masse si la population reste faible, interdiction de déplacement des végétaux. « Ces actions doivent être déployées dans de brefs délais afin d'augmenter les chances d'éradication. À défaut, la stratégie d'enrayement s'avère à la fois longue et assortie de faibles chances de succès », préviennent les experts.

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