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Le CGEDD se penche sur le dispositif grenellien des bandes enherbées

Aménagement  |    |  Actu-Environnement.com
Le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) vient de publier une analyse sur la généralisation des bandes enherbées le long des cours d'eau, inscrite dans l'article 52 de la loi Grenelle 2. Il s'agissait d'analyser l'impact et la mise en œuvre de cette disposition.

Premier constat, basé sur des travaux du comité d'orientation pour des pratiques agricoles respectueuses de l'environnement (Corpen) et de l' institut de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement (Cemagref) : ''les zones tampons, et en particulier les bandes enherbées, ne sont pas une panacée permettant de se dédouaner d'une attitude réfléchie sur la parcelle pour y adopter des pratiques agricoles optimisant l'emploi des pesticides et des fertilisants vis-à-vis de l'environnement''.

Selon l'étude, les bandes enherbées sont très efficaces contre la dérive des produits phytosanitaires, pour la qualité biologique des cours d'eau et pour la dénitrification. Elles sont moins efficaces pour limiter le transfert des produits phytosanitaires, peu efficaces pour l'atténuation hydrique, la rétention des matières en suspension et la limitation des transferts du phosphore. De plus, des questions se posent sur leur efficacité à long terme (risque de saturation ou de relargage d'éléments tels que le phosphore ).

L'étude étudie ensuite d'autres outils de préservation de la qualité des eaux dans les cours d'eau, comme les zones non traitées et les dispositifs végétalisés permanents.

Enfin, le CGEDD s'interroge sur la notion de cours d'eau et sur certains aspects juridiques de cet outil.

Réactions1 réaction à cet article

 
Entretien de bandes enherbées

Effectivement, ce dispositif est un progrès mais pas une panacée. Pour ce qui est de la saturation en éléments minéraux comme le phosphore, ne faudrait-il pas étudier les modes d'entretien possibles des bandes enherbées ? Je constate sur le terrain que le mode quasi unique d'entretien est le broyage sur place des végétaux, or cela conduit à un chargement excessif du sol en matière organique, ce qui se remarque aux taxons qui se développent sur ces marges, largement dominées par des nitrophiles. C'est également très dommage pour la biodiversité, les nitrophiles étant banales (au sens statistique du terme), alors qu'un mode de gestion intégrant l'exportation du produit de fauche favoriserait bien plus d'espèces, y compris des espèces très faiblement représentées du fait des pratiques agro-pastorales actuelles. La valorisation du produit de coupe en compost utilisable sur les parcelles environnantes serait possible.

botanion | 05 août 2010 à 10h33
 
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