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Bâtiment : une station de nettoyage de pinceaux sans eau utilisée par un groupe de rénovation immobilière

Une station de nettoyage de pinceaux sans eau évite le bouchage des canalisations, une consommation d'eau excessive et la pollution de la ressource. Reste l'odeur forte du liquide utilisé qui peut gêner ses utilisateurs.

TECHNIQUE  |  Eau  |    |  G. Boillot-Defremont
Bâtiment : une station de nettoyage de pinceaux sans eau utilisée par un groupe de rénovation immobilière

Depuis le début de l'année, une société de rénovation immobilière fournit à ses équipes de peintres des stations de nettoyage des pinceaux sans eau. Un produit qui a été mis pour la première fois sur le marché en 2008 et dont une déclinaison spécialement étudiée pour les métiers du second œuvre (plâtriers-plaquistes, peintres, façadiers) est sortie en 2019.

Prévenir la consommation d'eau et sa pollution

« La réglementation COV (composés organiques volatils) de 2010 a obligé tous les fabricants de peinture à revoir leur copie », rappelle Thierry Hatat, l'inventeur de la solution commercialisée sous l'appellation Enviro Plus. Contribuant à l'effet de serre, les composés organiques volatils des peintures comme l'acrylique, la glycéro ou encore le polyuréthane, ont été bannis à la faveur de cette réglementation. Et avec eux a disparu le lavage des pinceaux au white spirit, une méthode de décantation nécessaire pour débarrasser les pinceaux de ces COV, qui a été remplacée par un lavage à l'eau du robinet. « Une problématique environnementale en a remplacé une autre, estime Thierry Hatat. Le lavage au robinet d'un rouleau gaspille entre 30 et 50 litres d'eau potable et amène à la station d'épuration des éléments minéraux issus des peintures, qu'elle ne saura pas traiter. »

“ Le liquide ne se jette pas : il s'épure et la peinture tombe dans une grille en bas du réservoir à travers un système de caillebotis ” Thierry Hatat, l'inventeur de la solution
Son invention repose sur un liquide qu'il a mis au point. Peu d'informations filtrent autour de sa composition. Il s'agit d'un déchet végétal - « un coproduit et non une graine », précise Thierry Hatat. Il a été développé en coopération avec le centre de recherche d'un grand groupe céréalier champenois et le Pôle industrie et agro-ressources – une structure publique fédérant plusieurs centaines d'acteurs autour de projets sur la chimie verte - du Grand Est. « Le liquide ne se jette pas : il s'épure et la peinture tombe dans une grille en bas du réservoir à travers un système de caillebotis », explique Thierry Hatat. Pour les métiers du second œuvre, sa densité est telle que la décantation s'opère d'elle-même. On notera que la station demande une petite quantité d'eau à mélanger avec le liquide végétal et à renouveler régulièrement.

Comprendre les besoins des artisans

« Mon erreur a été de vouloir faire évoluer la station trop souvent en fonction des retours clients », indique Thierry Hatat. Un fantasme partagé d'automatismes et de technologies qui au fur et à mesure des évolutions entre 2008 et 2011, a poussé l'homme à inventer une station capable de laver simultanément huit rouleaux et a augmenté le risque de pannes. Depuis 2015, la tendance voulue est à l'accompagnement du client sur des machines considérées comme plus simples.

Anne Rock, conductrice de travaux chez Acorus, structure spécialisée dans les travaux de rénovation immobilière, en fait partie. Elle indique avoir suivi, avec la dizaine de peintres qu'elle encadre, une formation de deux fois deux heures. Ses équipes ont maintenant besoin de se débarrasser du résultat de la décantation, « une mélasse marron-grise qui laisse les mains propres, du fait de la dissociation des molécules de peinture par le liquide », tous les trois mois environ.

Elle indique en outre que le nettoyage à l'eau des rouleaux dans des résidences en cours de réhabilitation menaçait de boucher les réseaux d'eaux usées du fait de leur laitance. Maintenant, ce n'est plus le cas. « La pose des rouleaux en suspension au-dessus de la station, les empêche de sécher. C'est très pratique durant les chantiers. Le seul inconvénient de cette solution reste sa forte odeur », conclut-elle.

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