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“La French tech crée des start-up mais aussi et surtout des entreprises locales et des emplois”

A l'occasion du Forum des éco-activités organisé à Paris par le PEXE, les cleantech sont à l'honneur. Dans les territoires aussi la mayonnaise prend, dans le sillage de la French Tech. Exemple avec Jean-Francois Cazajous, référent du réseau Cleantech Mobility dans les Hautes-Pyrénées.

Interview  |  Gouvernance  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
   
“La French tech crée des start-up mais aussi et surtout des entreprises locales et des emplois”
Jean-François Cazajous
Référent du réseau Cleantech Mobility dans les Hautes-Pyrénées
   

Actu-environnement : Comment le mouvement de la French Tech se décline dans les territoires ?

Jean-Francois Cazajous : A l'origine, la French tech est un label créé pour emmener les entreprises du numérique à l'international. Face au succès de cette marque, l'Etat a créé neuf réseaux thématiques : objets connectés, médecine, sport... L'association Ambitions Pyrénées, animatrice du projet de territoire, a déposé sa candidature pour le réseau #Cleantech #Mobility, centré sur la transition écologique, énergétique et la mobilité innovante. Ce réseau regroupe une quinzaine d'éco-systèmes économiques disséminés dans toute la France : de Lille à Marseille en passant par Bordeaux, Nantes, Lyon...

Ce projet de territoire, initié par le département des Hautes-Pyrénées en 2014, s'est intégré dès 2016 à la French tech. Aujourd'hui, deux ans après, 80 structures publiques et privées sont impliquées.

AE : Pourquoi le département des Hautes-Pyrénées s'est-il engagé dans cette démarche ?

JFC : Notre département des Hautes-Pyrénées est surtout connu pour ses spécialités culinaires et ses sites touristiques majestueux. Mais nous avons d'autres atouts à faire valoir ! De nombreux grands groupes, collectivités (en tant que territoire à énergie positive), laboratoires technologiques ou encore grandes écoles, ont misé sur la transition énergétique. La labellisation du Campus des métiers et des qualifications sur la transition énergétique en décembre 2015 a également conditionné notre candidature. L'inscription de cette dynamique sous la bannière French Tech a permis de canaliser, fédérer tous les acteurs autour d'un objectif commun : faire émerger les bonnes idées et les rendre viables à long terme.

Nous nous sommes basés sur les atouts spécifiques à notre département. Neuf filières porteuses ont été identifiées : bois, eau, céramique, conversion de l'énergie, valorisation industrielle des déchets, efficacité énergétique du bâtiment, hydrogène, matériaux biosourcés et méthanisation. L'objectif est de faire émerger des start-up, de les faire grandir, et de les faire rayonner sur les plans local, national et international. Finalement, nous nous sommes appropriés la marque French Tech pour créer de l'activité locale. Car si la French Tech a pour premier objectif de créer des start-up, pour notre territoire, c'est aussi et surtout un moyen de créer des entreprises locales et de l'emploi.

AE : Quels sont les résultats, deux ans après l'intégration à la French Tech ?

JFC : Concrètement, la dynamique prend la forme de rencontres BtoB régulières, la création de consortium pour répondre à des appels à projets, l'organisation de présentations de projets à des financeurs publics et privés, de concours d'innovation, de rencontres avec les universitaires... Depuis l'intégration à la French Tech, nous avons doublé le nombre d'entreprises soutenues. Nous sommes passés de 15 à 30 avec 300 emplois à la clé ! Dernièrement, quatre nouvelles start-up ont vu le jour : Inspyr, qui fabrique des poêles à bois à haute performance énergétique et sans émissions de particules fines, Eva, Aquahero, pour mieux utiliser l'eau potable par des capteurs et Hach-Bin, un broyeur de déchets organiques de cuisine pour les orienter vers l'assainissement.

AE : De quoi ont besoin les start-up pour émerger ? Que faudrait-il pour démultiplier ces résultats ?

JFC : Pour passer de l'idée à l'action, une start-up attend d'accéder à un réseau. En ce sens, nous sommes en quelque sorte le "numéro vert" des porteurs de projet en transition énergétique. Nous leur donnons accès aussi à des financements, mais il n'y en a jamais assez, surtout en phase d'amorçage. Notre couveuse accompagne la création d'entreprises pendant une période allant de six mois à trois ans. Puis il faut constituer des fonds propres pour livrer la start-up dans le monde de l'entrepreneuriat. Nous avons besoin de budgets spécifiques à cette étape. D'autres acteurs, comme BPI France, prennent le relais mais seulement à partir d'un certain niveau : par exemple il faut que l'entreprise ait déjà 15.000 euros en fonds propres.

L'Etat pourrait fournir cette aide sur des territoires esseulés comme le nôtre. Aujourd'hui avec 800.000 euros de budget, on a créé un écosystème, des emplois. Si on avait des fonds supplémentaires, les résultats seraient démultipliés !

Réactions1 réaction à cet article

 

le bla-bla illusoire des propagandiste à la sauce états-unienne : des termes anglophones pour faire moderne et d'jeuns, un pseudo dynamisme reposant sur l'avidité, l'aspirateur à soutien financier public et privé sans rien de tangible, la négation de l'utilité sociétale. Et une réalité incontournable : plus de 94% des "start-up" (autrement dit en français des "entreprises nouvellement créées") en faillite et dépôt de bilan au bout d'une année.
Finaement : le vieux monde capitaliste se drapant dans des habits éculés ripolinés.

juanito | 29 mars 2018 à 10h26
 
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