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CIS Bio international : l'ASN engage une deuxième procédure de consignation

Risques  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com

Lundi 22 décembre, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé avoir engagé une deuxième procédure de consignation vis-à-vis de la société CIS Bio international pour des travaux à réaliser dans l'Usine de production de radioéléments artificiels (Upra) sur le site de Saclay (Essonne).

La somme consignée s'élève à 360.000 euros, soit le montant des travaux à réaliser dans l'une des ailes du bâtiment pour se conformer à des prescriptions de réduction du risque d'incendie. CIS Bio international disposait de quatre mois, à compter de la notification de la décision de l'ASN datée du 6 mai 2014. "Un incendie dans cette usine est susceptible de provoquer des rejets radioactifs accidentels", justifie l'ASN, précisant que "les inspecteurs de l'ASN ont constaté le 29 septembre 2014 lors d'une inspection inopinée que CIS Bio international n'a pas mis en place de dispositifs d'extinction automatique dans les secteurs de feu de l'aile C et de l'atelier de décontamination (Adec) à l'échéance de la mise en demeure".

Les travaux à réaliser concernent notamment la mise en place de dispositifs d'extinction automatique dans les secteurs de feu contenant de l'iode radioactif. Par une décision du 19 mars 2013, dans le cadre du réexamen périodique de la sûreté de l'Upra, l'ASN avait prescrit la réalisation de ces travaux, qualifiés d'importants, au plus tard le 31 mars 2014. Cette procédure de réexamen avait été entamée il y a six ans avec le rapport de CIS Bio international déposé en 2008 et complété en 2011 et 2012.

Mesures compensatoires

La partie de l'usine visée par cette consignation est l'aile C et l'Adec du bâtiment 549. Les travaux à réaliser sur l'aile B, dans un délai de trois mois à compter de la notification de la décision du 6 mai 2014, ont déjà fait l'objet d'une consignation à l'initiative de l'ASN. Contestée, cette première consignation a été confirmée en novembre dernier. Quant aux travaux similaires à engager dans les ailes A, F et G, l'ASN a prescrit un délai de six mois à compter de la notification de sa décision.

Par ailleurs, la décision de l'ASN prescrit des mesures compensatoires, notamment la présence de personnes dédiées et formées en permanence sur l'installation, pour renforcer la prévention et la détection des départs de feu, réduire les délais d'intervention et diminuer l'impact d'un incendie. Ces mesures doivent être mises en œuvre au plus tard un mois après la notification de la décision et ce jusqu'à la réalisation des travaux demandés.

CIS Bio international est une ancienne filiale du Commissariat à l'énergie atomique, qui développe et commercialise des radioéléments artificiels pour le diagnostic, l'imagerie médicale et la thérapie. Créée en 1985, l'entreprise a été cédée au laboratoire allemand Bayer/Schering en 2000, puis au groupe belge IBA en 2008. Elle appartient conjointement au groupe IBA et au fonds d'investissement américain SK Capital depuis 2012.

Réactions1 réaction à cet article

 

On ne contestera pas les décisions de l'ASN, fondées sur une analyse de sureté pointilleuse... Mais... 360000€ pour des détecteurs incendie ! Et toutes les opérations dans le nucléaire sont à l'avenant : des coûts faramineux, que ce soit en équipements, entretien, démantèlement : toute une faune d'entreprises opportunistes qui se tiennent par la main et produisent des devis scandaleux ! On comprend que l'industriel freine des quatre fers !

dmg | 30 décembre 2014 à 10h10
 
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