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Climat : vers une hausse de 3,2°C de la température globale

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Sur la base des engagements actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), la température moyenne du globe devrait s'élever de 3,2°C entre la période préindustrielle et 2100, alerte le Programme des nations unies pour l'environnement (Pnue) qui publie, ce mardi 26 novembre son Emissions Gap Report.

Pour respecter l'objectif fixé par l'Accord de Paris de limiter cette hausse à 2°C, les émissions de GES annuelles de 2030 devront être de 15 gigatonnes d'équivalent CO2 (GtCO2e) inférieures à celles qui découlent de la mise en œuvre des engagements pris par les États dans le cadre de l'Accord de Paris. Cela implique une réduction de 2,7 % par an, alerte l'organisation onusienne. Or, « les émissions de GES ont augmenté de 1,5 % par an au cours de la dernière décennie », constate le Pnue, signalant que « les émissions de 2018 ont atteint un nouveau sommet 55,3 GtCO2e ».

L'objectif 1,5°C hors de portée en 2030 ?

L'effort à réaliser pour limiter cette hausse à 1,5°C, comme envisagé par l'Accord, paraît immense : la baisse des émissions mondiales doit atteindre 7,6 % par an entre 2020 et 2030. Elles doivent être réduite de 35 GtCO2e, par rapport aux engagements actuels des États. Une telle situation marque « l'échec collectif à agir suffisamment tôt et efficacement » pour réduire les émissions de GES, déplore le Pnue. L'année à venir sera « critique pour l'action climatique », prévient le Pnue, qui rappelle que les États ayant ratifié l'Accord de Paris sont censés renforcer leur engagement en 2020. Faute d'efforts suffisants, l'objectif de 1,5°C « sera hors d'atteinte avant 2030 ».

Réactions4 réactions à cet article

 

Que constate-t-on ?
Que malgré les efforts considérables des pays vertueux qui se chiffrent en milliers de milliards, les rejets de CO2, non seulement ne se réduisent pas, mais continuent de grimper. C'est un fait
On aurait dû noter un infléchissement de la courbe ces dix dernières années? Il n'en est rien. Cela pose beaucoup de questions qui restent sous le coup de l'omerta imposée aux états par le GIEC.
Il faut sortir de ce cercle infernal qui nous conduit à la ruine en consacrant cet argent à se prémunir contre les conséquences du réchauffement. Ce serait plus utile. Par ailleurs il faut reprendre à zéro les études relatives à l'origine du CO2 atmosphérique. Elles pourraient réserver bien des surprises.

glaudius92 | 27 novembre 2019 à 11h56
 
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Et pour être bien sûr du coup, les pays d'Europe occidentale décident d'arrêter de façon anticipée le maximum de centres de production d'électricité décarbonée, et de recourir à des intermittentes qui requerront l'installation de centrales à gaz. Une scandaleuse forfaiture.

dmg | 27 novembre 2019 à 14h43
 
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1 euro investi en France pour baisser les émissions de CO2 n'a aucun effet sur le climat.
Par contre, ce même euro investi dans la prévention/préparation des catastrophes naturelles rapporte 4 à 7 euros par les dommages évités en cas d'occurrence de catastrophe.
Pour illustrer, mieux vaut par exemple éviter de construire en zone inondable - et punir sévèrement les adjoints à l'urbanisme propriétaires d'agences immobilières en Vendée qui rédigent les PLU - plutôt qu'espérer qu'il y ait moins d'inondations en tentant de freiner les émissions du CO2.

Albatros | 28 novembre 2019 à 10h33
 
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Pour Albatros et sa remarque sur l'aménagement du territoire (inondable). Un POS, un PLU ou un PLUI ne sont théoriquement, et uniquement, pas l'oeuvre d'un seul homme, élu, et encore moins d'un unique adjoint. Le premier responsable est d'abord celui qui le signe, le MAIRE, mais aussi tous ceux qui le valident, donc TOUS ceux du conseil municipal (ou intercommunal) qui votent POUR. Là où c'est dommage, c'est que beaucoup d'élus n'ont pas consulté le dossier et "délèguent" aux plus initiés le pouvoir de décider en votant aveuglément dans leur sens.
Mais pragmatiquement, construire en zone inondable avec l'aval des services de l'Etat (DDT par exemple), c'est qu'il y a un sacré souci de déni de l'autruche de part et d'autres.

nimb | 02 décembre 2019 à 15h08
 
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