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L'autoroute de l'eau achevée dans les Hauts-de-France

Le dernier tronçon de l'autoroute de l'eau dans les Hauts-de-France est terminé. Un projet titanesque commencé il y a trente ans, qui sécurise l'approvisionnement en eau de 500 communes et 360 000 abonnés.

Eau  |    |  Rémi Pin Actu-Environnement.com
L'autoroute de l'eau achevée dans les Hauts-de-France

Après trente années de travaux pour la construction de 200 kilomètres de réseaux, et plus de 200 millions d'euros investis, la construction de l'autoroute de l'eau desservant le nord des Hauts-de-France touche à sa fin.

 
C'est dès les années 1980 que le choix est fait de développer cette interconnexion menée par Noréade.  
 
Quatre phases de travaux ont été nécessaires à la construction de 200 kilomètres d'interconnexion. La dernière phase, lancée en 2007 pour un coût de 50 millions d'euros, est la création de la liaison Avesnois-Pecquencourt et la construction d'une usine de traitement dans la forêt de Mormal (Nord). Plusieurs forages alimentent cette nouvelle unité d'une capacité de 700 m3/h. En service depuis février 2019, elle est équipée pour traiter le fer, le manganèse, et la turbidité.

Si ce projet vieux de trente ans est aujourd'hui achevé, le SIDEN-SIAN et la régie Noréade réfléchissent à de prochains investissements de sécurisation. Des interconnexions locales sont prévues pour compléter cet ouvrage. Chaque année, un budget de l'ordre de 2,5 millions d'euros de travaux y sera dédié, avec un effort particulier de 13 millions d'euros en 2020 pour faire face aux faiblesses d'approvisionnements révélées par la sécheresse de 2017 à 2019. Les niveaux des nappes phréatiques n'ont jamais été aussi bas depuis trente ans.

Sécuriser l'approvisionnement en eau

C'est dès les années 1980 que le choix est fait de développer cette interconnexion menée par Noréade. Les raisons : une capacité d'approvisionnement insuffisante du fait de l'augmentation de la population et de l'activité industrielle, une production insuffisante au nord des Hauts-de-France, et une baisse globale de la qualité.

Les 200 kilomètres de réseau permettent dorénavant de relier quinze champs captant majeurs de l'Avesnois jusqu'aux Flandres maritimes. Grâce aux liaisons entre les différents forages, l'eau est acheminée sur les territoires où elle pourrait venir à manquer, et permet de soulager les nappes phréatiques dont les niveaux sont bas.

Une infrasctucture « stratégique »

« J'avais des réserves au lancement de ce vaste projet, admet Paul Raoult, président du Siden-Sian. Je me dis aujourd'hui que nous avons été des visionnaires ; on ne pouvait pas penser que cela serait aussi stratégique que cela ».

 
Autoroute de l'eau, chiffres-clés 200 M€ d'investissement (80 % autofinancé par Noréade ou 20 % de subventions de l'Agence de l'eau Artois Picardie)
200 km de réseaux
30 ans de travaux
500 communes reliées au projet
80 000 m3 d'eau par jours qui transitent par l'Autoroute de l'eau
 
Pas moins de 80 000 m3 d'eau transitent chaque jour par cette autoroute (ses exploitants préféreraient maintenant le nom de « dorsale de l'eau »), qui relient 500 communes, 90 % d'entre elles étant des communes rurales de moins de 2 000 habitants. « Notre réseau permet ainsi d'alimenter plusieurs usines. Il a rendu possible l'extension d'une unité de production de jus de fruits, mise en service fin 2019, qui utilise 800 000 m3 d'eau par an avec, à la clé, la création de 60 emplois sur le territoire », se félicite Paul Raoult.

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