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Efficacité énergétique : les opérations les plus rentables

L'étude de l'Union Française de l'Electricité a hiérarchisé les opérations d'amélioration de l'efficacité énergétique les plus rentables économiquement. Selon elle, les objectifs du Grenelle ne sont pas atteignables dans le contexte actuel.

Energie  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
Efficacité énergétique : les opérations les plus rentables

Quelles sont les actions d'amélioration de l'efficacité énergétique économiquement accessibles aujourd'hui ? Pour répondre à cette question, l'Union Française de l'Electricité (UFE) a analysé les Certificats d'économie d'énergies (CEE) déposés ces dernières années et hiérarchisé les initiatives les plus rentables.

Pour réaliser son classement, l'association professionnelle s'est appuyée sur deux critères : le ratio du montant de l'investissement sur l'énergie économisée durant la durée de vie de l'opération (€/kWh) (lorsque ce dernier est inférieur au coût de l'énergie économisée, l'opération est considérée comme rentable) et le taux de rentabilité interne (Tri) (ce dernier nécessite une estimation du coût des opérations, des énergies et les économies d'énergie associées). " Compte tenu de la forte volatilité des prix du gaz et du fioul, ainsi que de la difficulté à déterminer des scénarios peu discutables d'évolution de prix des énergies (gaz, fioul et électricité) à horizon 2020, l'étude est réalisée à partir des prix des énergies actuels - supposés constants à 2020 - ", précise le document.

Point important : cette analyse ne prend en compte que les postes du chauffage et de l'eau chaude sanitaire, considérés comme les plus consommateurs d'énergies, du secteur tertiaire et du secteur résidentiel d'avant 1990.

L'isolation des combles, une opération rentable pour le secteur résidentiel

A travers le prisme des deux données économiques, le palmarès des opérations les plus rentables dans le secteur résidentiel place en première position l'isolation des combles (perdus et habitables) dans les logements collectifs chauffés à l'électricité, au gaz ou au fioul, suivi de l'isolation des parois par l'extérieur dans les logements collectifs chauffés au fioul et en troisième position de l'isolation des combles perdus dans les maisons individuelles au fioul.

Viennent ensuite l'installation de chaudières collectives gaz à condensation dans les logements chauffés au fioul et situés dans une zone desservie en gaz, puis celles dans des maisons individuelles chauffées au fioul et situées dans une zone desservie en gaz. Enfin, arrive l'aménagement de pompes à chaleur air/air dans les logements collectifs chauffés au fioul en zone non desservie en gaz.

Concernant le secteur tertiaire, l'UFE a identifié trois opérations économiquement intéressantes. Tout d'abord, la mise en place de pompes à chaleur air/air dans le parc équipé de chauffage électrique classique dit à " effet joule" , puis l'installation de chaudières gaz à condensation dans le parc chauffé au gaz ou au fioul et enfin celle de pompes à chaleur air/eau dans le parc chauffé au fioul.

La directive européenne d'Efficacité Énergétique joue certainement dans l'intérêt de l'UFE à réaliser cette étude : elle impose en effet aux fournisseurs d'énergie d'induire chez leurs clients une réduction de leur consommation de 1,5% par an.

Le Grenelle à l'épreuve du contexte actuel

"L'effort exigé par le Grenelle de l'environnement, en termes de réduction des consommations d'énergie, repose essentiellement - à 88% - sur le bâtiment résidentiel et tertiaire, alors que ces secteurs ne consomment que 47 % de l'énergie utilisée en France ", regrette dans son analyse l'UFE.

Pour l'association professionnelle, les objectifs de Grenelle ne sont pas atteignables dans le contexte économique et réglementaire actuel. Elle estime ainsi que le potentiel d'économie dans le bâtiment (résidentiel et tertiaire) est surestimé d'environ 140 TWh / an.

L'UFE considère que les efforts du secteur du transport (33 % de la consommation d'énergie) et de l'industrie (22 %) devraient être plus importants.

" L'industrie représente un potentiel d'économie annuelle de 65 TWh / an, non pris en compte dans le Grenelle", pointe l'étude.

Réactions14 réactions à cet article

 

Rien sur une simple VMC Hygro en remplacement des vieilles VMC autoréglables?
C'est pourtant un des coûts les plus abordables pour une rentabilité rapide. Evidemment il est toujours préférable de revoir en profondeur l'isolation des bâtiments, mais pour ceux qui ont un très faible budget, c'est déjà une progression significative...

Rouxbarbe | 18 octobre 2012 à 08h46
 
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c'est évident mais c'est le résultat de la politique actuelle qui met la charrue avant les boeufs et privilégie le produire tjrs plus ...éoliennes industrielles principalement . Des dizaines de milliards que les Français paieront sur les factures EDF et qui évidemment ne pourront aller dans les économies d'énergie ...les porte monnaie ne sont pas élastiques . La France privilégie tjrs le gaspillage ...ça doit être ça le green business actuel .

carlino | 18 octobre 2012 à 08h48
 
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mais oui la récupération de calories sur l'air extrait par la VMC avec un simple échangeur lames de verre par exemple c'est abordable./

FIRMINOU | 18 octobre 2012 à 10h14
 
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@carlino
Il semble que vous ayez été "contaminé" par la propagande pro-nucléaire...
La priorité est bien d'isoler et de réduire notre consommation énergétique globale. Toutefois, le développement des EnR s'inscrit dans un programme de substitution des énergies dites traditionnelles et non dans une logique de produire plus.
Il est malhonnête de faire porter le chapeau de l'augmentation de la facture énergétique au seul développement des EnR puisque: le coût réel de l'énergie issu de l'industrie nucléaire est sous-évalué depuis toujours (coût de gestion des déchets, démantèlement, renouvellement du parc existant,..), que le réseau électrique Français devient obsolète et qu'il est nécessaire de le renouveler et le moderniser,...

tarlio | 18 octobre 2012 à 12h00
 
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@tarlio ho non vous vous trompez ... je ne suis pas pro nucléaire car le risque zéro n'existe pas !!! je suis aussi pro ENR sauf le couple éoliennes industrielles / centrales thermiques ....pour deux raisons
- l'éolien industriel car il détruit nos paysages , les uniformisent et dénature notre environnement sur 390 °
- l'éolien marchant forcément avec du nouveau thermique , la réduction de nos émissions de co2 étant je pense prioritaire, cette technologie est un trés mauvais choix du fait de son côté irrégulier et aléatoire .....cet argument tombera le jour où nous saurons stocker l'électricité bien entendu .

je suis pro géothermie , isolation , VMC de firminou, solaire thermique , solaire pv individuel avec sctokage , hydrolien plus régulier etc etc

Vous Tartilio vous êtes sans doute anti nucléaire , respect , mais je vous demande d'offrir en contre partie des moyens cohérents , réellement propres et efficaces . L'éolien industriel n'a aucune de ces qualités ...c'est non point de vue merci de le respecter aussi .

carlino | 18 octobre 2012 à 13h02
 
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Si rien n'est fait pour intégrer les technologies "intelligentes" de gestion de réseau (smartgrids,...), profiter du chantier de rénovation de notre réseau électrique pour intégrer les énergies intermittentes et investir dans les technologies de stockage de l'énergie, la plupart des EnR resteront au stade de l'inconvénient plutôt que d'une solution pérenne...
La référence des centrales thermiques est pioché dans l’inlassable argumentaire des anti-éoliens chevronnés qui rabâchent les mêmes discours depuis des années... Il y a peu de temps, le site à communiqué sur la mise en service de la plus grande centrale de cogénération en France pour une puissance de 69 MW/h. De quoi réguler de nombreux parc éoliens et centrale PV !
En France, le potentiel biomasse et de méthanisation est énorme. Il faudrait dc peut être arrêter un jour de se cacher derrière ces foutues centrales thermiques puisque les solutions existent déjà.
L'aspect esthétique des éoliennes est propre à chaque individu. Ça se discute comme dirait l'autre... Certains ne voient manifestement plus les barres d'immeubles, pylônes, lignes électriques, châteaux d'eau en béton,... pour dire qu'une éolienne est moche. Votre pt de vu est respectable ce qui l'est moins c'est d'essayer d'en faire une généralité...
La géothermie, comme beaucoup de moyen de production d'EnR présentent également de nombreux inconvénients. Il n'existe pas de solution unique mais un mix énergétique adapté à chaque région et territoire (= potentiel)

tarlio | 18 octobre 2012 à 14h55
 
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Pour ma part je suis surpris que lorsqu'on parle d'économie d'énergie dans le bâtiment on ne parle pas plus de l'importance de l'étanchéité à l'air.
Si l'étanchéité est maintenant mis en avant dans la nouvelle RT ce n'est pas par hasard.
Je suis convaincue qu'il est possible de faire des économies d'énergies, avec des petits budgets (donc pas réservé à une élite) , en travaillant sur l'étanchéité et donc sur le confort.

Chris. | 18 octobre 2012 à 15h03
 
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@Chris
Il serait plus exact de parler de la maîtrise du renouvellement de l'air et éventuellement de la récupération des calories de l'air expulsée du logement que d'étanchéité.
Un bâtiment totalement étanche poserait des problèmes de qualité d'air (polluants) et de condensation (moisissures)

tarlio | 18 octobre 2012 à 15h39
 
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Et la rénovation des fenêtres, rentable?

Frais | 18 octobre 2012 à 20h13
 
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Sachez qu'une bonne isolation réduit les condensations des murs par la réduction des températures de parois et intérieur.
Il est surtout important que l'isolant soit avant tout efficace et pas seulement en laboratoire mais aussi bien posé. Les isolants in situe prendront le relais rapidement.
Une vmc intelligente est effectivement nécessaire double flux si possible. Mais une réglementation comme l'infilrométrie va être mis en place car certaines VMC sont tellement mal installés.

chris17 | 19 octobre 2012 à 23h19
 
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Mais c'est n'importe quoi !!!
" Compte tenu de la forte volatilité des prix du gaz et du fioul, ainsi que de la difficulté à déterminer des scénarios peu discutables d'évolution de prix des énergies (gaz, fioul et électricité) à horizon 2020, l'étude est réalisée à partir des prix des énergies actuels - supposés constants à 2020 - ", précise le document.
Simuler une augmentation de coût en fonction de l'augmentation moyenne de ces 5 ou 10 dernières années n'auraient-il pas été au moins un scénario un peu plus proche de l'incertaine vérité que je conçois bien ?
Mais établir jusqu'à 2020 des "prix des énergies actuels", c'est juste disqualifier cette étude.

"cette analyse ne prend en compte que les postes du chauffage et de l'eau chaude sanitaire, considérés comme les plus consommateurs d'énergies, du secteur tertiaire et du secteur résidentiel d'avant 1990."
Mais je crois rêver, qu'on ne me dise pas que des chiffres plus récents ne sont pas disponibles, je ne le croirais pas, et si tel était pourtant le cas, malgré mon incrédulité, alors c'est encore plus navrant, que nous ne puissions pas avoir de chiffres plus récent signifierais selon moi moi qu'on ne maîtrise donc rien de ce que sont nos consommations actuelle, alors que dire de nos consommation futures, c'est affligeant.
Selon moi ce classement est donc basé sur du vent !

Daniel JAGLINE | 20 octobre 2012 à 11h49
 
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Concernant la phrase ""cette analyse ne prend en compte que les postes du chauffage et de l'eau chaude sanitaire, considérés comme les plus consommateurs d'énergies, du secteur tertiaire et du secteur résidentiel d'avant 1990."

Je pense que l'article aborde le cas des logements résidentiels qui ont été construits avant 1990 et non de la fraicheur des infos :)

Par contre concernant l'hypothèse des energies a cout constant jusque 2020 => c'est une hérésie :)

manolo | 22 octobre 2012 à 09h41
 
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@Daniel JAGLINE: Cette étude a été réalisée par l'Union Française de l'Electricité (UFE), dès le départ on peut se douter qu'il faudra se méfier des résultats obtenus!
Se baser sur les prix actuels des énergies, ça permet d'éviter le débat sur l'éventuelle augmentation plus rapide du prix de l'électricité par rapport aux autres énergies dans les années à venir (le jour où seront pris en compte les coûts "annexes" du nucléaire, entre autres).
Prendre en compte les bâtiments d'avant 1990, ce n'est en soit pas idiot puisqu'il y là un gisement énorme pour la rénovation; cela dit, on peut effectivement se demander s'ils n'oublient pas les besoins croissants en usage spécifique de l'électricité avec l’avènement du tout numérique.

Même s'il est important d'inciter aux travaux de rénovation, il ne faudrait pas oublier de donner une forte priorité à la sensibilisation pour la sobriété énergétique.

Rouxbarbe | 22 octobre 2012 à 09h41
 
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c'est vrai ...cette supposition de prix constant n'est pas crédible ...et vue le tournant énergétique qui se dessine actuellement soit moins de nucléaire contre du vent + du nouveau thermique carbonné plein gaz on peut supposer que les prix vont augmenter .
Le problème c'est que notre endettement , les impôts qui vont flamber et toutes ces taxes pour financer le business éolien ...ça ne va aller aller pour aider les Français a investir dans l'isolation et autres moyens d'être plus sobre . ...amortissable probablement mais comment se lancer dans de si grosses dépenses ou un emprunt supplémentaire dans le contexte qu'on connait aujourd'hui !
Moi je crois, a mon grand regret, qu'on est parti pour produire tjrs plus et bien mal ! le green business industriel va tuer le green business

carlino | 22 octobre 2012 à 09h47
 
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