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Etiquetage des produits : donner un coût environnemental à tous les achats

Abordée lors du Grenelle de l'environnement, la question de l'étiquetage de l'ensemble des produits vendus en France pourrait intégrer le projet de loi qui sera étudié au printemps. Un sujet abordé lors d'un atelier du FEDERE2008, le 28 mars dernier.

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
   
Etiquetage des produits : donner un coût environnemental à tous les achats
   
L'étiquetage transforme le marché. Pour François Moisan, directeur exécutif stratégie et recherche de l'ADEME, fournir des informations environnementales au consommateur a un impact positif sur le marché. L'étiquetage a été introduit par l'Union européenne en 1994 pour les réfrigérateurs (étiquette énergie). Cette mesure a conduit à une transformation rapide du marché et à une évolution qualitative de l'offre, explique-t-il.

Un constat partagé par l'ensemble des intervenants à l'atelier Certification et labellisation du 7ème Forum européen pour le développement durable et une entreprise responsable, organisé par Les Echos, les 27 et 28 mars derniers.

Le projet de loi portant sur cette question et issu des ateliers du Grenelle de l'Environnement sera débattu au printemps 2008. Son ambition ? A partir du 1er janvier 2011, tout produit doit, par voie de marquage, d'étiquetage, informer le consommateur sur le contenu en carbone du produit. Ce projet est très ambitieux, note François Moisan. Nous souhaitons, à travers lui, transformer les modes de consommation.

L'étiquetage, pour faire évoluer l'offre

Depuis 1994, l'étiquette énergie a été étendue à d'autres appareils électroménagers et récemment aux secteurs du bâtiment et de l'automobile. Au-delà de l'information des consommateurs, c'est une norme qui se met en place, un référentiel technique. L'essentiel de l'impact porte sur les fabricants, qui ne souhaitent pas voir leurs produits mal classés, explique François Moisan.
Avoir une information sur l'ensemble des produits que nous proposons induit forcément une démarche de progrès, une évolution pour tendre à une amélioration des performances de nos produits, confirme Gilbert Delahaye, directeur du Développement durable du groupe Casino.
Un avis partagé par Franck Moreno, directeur Développement durable du groupe Castorama : Cela nous permet de prendre conscience de l'impact des produits et de la marge de progrès que nous pouvons réaliser. Ce sera un outil de pilotage pour la conception de nos gammes futures.

Aujourd'hui, seuls 20 % des produits, « le haut du panier », sont concernés par des labels et certifications environnementales. Selon l'avis de tous, couvrir l'ensemble des produits par une information environnementale permettrait d'impacter sur la qualité des produits. D'ailleurs, à l'occasion de la Semaine du développement durable, une étude Ethicity* menée en partenariat avec l'ADEME tente de faire le point sur les intentions d'achats des Français en faveur des produits plus responsables. Si la prise de conscience des enjeux du développement durable semble acquise, puisque 61,7 % des Français disent vouloir disposer d'informations sur l'impact environnemental sur les étiquettes des produits qu'il consomme, l'étude établi que le total des personnes déclarant agir au travers de leurs actes d'achat plafonne à 20 %. 
La mauvaise connaissance des produits et de leur prix expliquerait ainsi majoritairement cette stagnation et conduirait les 3/4 des Français à penser que consommer responsable, c'est réduire sa consommation.

Les enjeux actuels : lisibilité et coordination

Si un consensus semble régner sur ce sujet, les modalités de mise en œuvre d'un tel projet posent davantage question : quel prix écologique va-t-on donner aux produits ? Un coût monétaire ? Un coût carbone ? Sur quels critères baserons-nous les calculs ? Un seul critère (CO2) ou plusieurs critères (impact sur l'eau…) ? questionne François Moisan.

L'heure est aujourd'hui à la réflexion : l'enjeu est de guider le consommateur dans son choix, analyse Philippe Osset, directeur du département développement durable de Pricewaterhouse Coopers. Il ne faut pas simplement mettre en place un étiquetage de plus parmi d'autres. L'information devra être compréhensible et pertinente.
De nombreuses questions restent aujourd'hui en suspens : Quels seront les critères retenus ? L'outil sera-t-il pertinent pour chaque classe de produit ? L'approche devra-t-elle être sectorielle ?

Pour affiner la démarche, plusieurs acteurs de la grande distribution se sont engagés, cette année, à étiqueter un certain nombre de produits. Depuis un an, nous avons entrepris un certain nombre de calculs pour évaluer le coût environnemental d'une centaine de produits, explique Gilbert Delahaye. Nous travaillons avec l'ADEME dans cette démarche. La question est : comment fournir une information simple alors que le sujet est complexe ?
Le groupe Casino a décidé de baser ses calculs sur 3 critères : le transport, l'emballage et le recyclage des matériaux. Le but ? Parvenir à un total de grammes carbone émis par le produit. L'intérêt à long terme, c'est que le consommateur puisse comparer les produits. Il faudra donc que l'ensemble des entreprises utilise les mêmes outils. L'objectif de 2011 est très optimiste, mais le processus est en marche ! commente Gilbert Delahaye.

Toute la chaîne de production et de distribution est concernée par cette démarche. Une fois l'outil mis en place, la coordination promet d'être longue et complexe : pour l'entreprise, l'enjeu financier est important. Cela implique des coûts d'investissement non négligeables. Il faudra une mise en place progressive de cette démarche, conclut Philippe Osset, de Pricewaterhouse Coopers.



* Enquête commanditée par Ethicity et Aegis Media Expert et réalisée par TNS Media Intelligence en partenariat avec l'ADEME menée du 14 janvier au 11 février 2008 auprès d'un échantillon représentatif de la population française de 4580 individus âgés de 15 à 70 ans.

Réactions7 réactions à cet article

 
Deux petites questions

1. Est-ce qu'on peut réellement espérer un impact de cet étiquetage sur les consommateurs et sur les producteurs ?

En effet, on le compare, dans cet article, à l'étiquetage énergie des appareils électroménagers mais peut-il l'être vraiment ? Car, je me trompe peut-être mais il me semble que ce qui a fait le succès du premier est d'une part plus l'argument économique que l'argument écologique (les gens voyant qu'un appareil consommant peu sera plus vite rentabilisé qu'un appareil consommant beaucoup) et d'autre part le fait, pour les constructeurs, c'était surtout avoir des appareils avec la même note que le constructeur voisin du rayon afin de montrer que la machine consomme autant et de jouer sur le côté marketing de l'économie, vis-à-vis du client.

Hors ici, le produit étiqueté :
- vis-à-vis du consommateur : ne voudra pas dire grand chose (le consommateur lambda ne comprendra pas le rapport entre un pot de crème fraiche et l'émission de CO2)
- vis-à-vis des producteurs : n'aura pas grand intérêt puisque, si le consommateur n'est pas intéressé, le producteur n'a aucun intérêt à en faire un argument marketing...

Merci de m'éclaircir là-dessus.

2. Comment peut-on espérer un calcul sérieux ?

Si j'ai bien compris, chaque magasin pourrait faire lui-même son propre étiquetage. Ainsi on pourrait voir plutôt une concurrence entre grandes marques de distribution plus qu'entre producteurs. L'effet pervers résiderait en plus de ça que chaque magasin, en choisissant sa propre méthode de calcul, peut largement mettre en avant ses produits par rapport à la concurrence.

Pourquoi s'entête-t-on à n'agir que sur le consommateur ? Je sais bien que le comportement du consommateur permet de faire changer celui du producteur... Mais la législation est quand même plus rapide en agissant directement sur les fabricants. Un exemple tout bête : si on interdisait l'emballage des yogourts dans un carton et qu'on obligeait les producteurs à les vendre à l'unité (comme ça s'est fait en Allemagne à une époque il me semble), on gagnerait directement sur le gâchis de carton.

C'est super de prendre en compte, dans une note, le fait qu'un produit soit recyclable, mais ça signifie donc que, par exemple, un producteur de fromage qui va faire le choix de n'utiliser que l'emballage plastique (non recyclable), sans boîté, aura un taux de recyclabilité nul alors que celui qui mettra une grosse boîte en carton en plus aura un taux de recyclabilité, mettons, de 50%...

La méthode de calcul à mettre en place me paraît difficilement plausible avant même sa réalisation puisque selon les produits, les actions à faire ne sont pas du tout les mêmes.

TiboQorl | 01 avril 2008 à 14h00
 
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Re:Deux petites questions

1. La conscientisation environnementale croissante des consommateurs rend peut probable une absence complète de la prise en compte d'une notation environnementale des produits. D'autre part certains fabricants axent d'hors et déjà leurs arguments de vente sur des performances environnementales (ceux-là sont rarement formulées en termes d’économies pour le client mais mettent plutôt en avant les qualités purement écologiques des produits).

Vous avez raison de souligner que sans des campagnes d'information et de sensibilisation efficaces auprès des consommateurs, ce type de notation environnementale risque de ne pas provoquer les changements escomptés. Cependant, il suffit que même une faible partie des consommateurs, intègrent ces nouvelles informations dans leurs critères de choix, pour que cela provoque une compétition constructive entre les fabricants sur la performance environnementale de leurs produits.

2. Le système de notation mis en place aura tout avantage à être identique pour l’ensemble des produits afin que le consommateur puisse s’y retrouver facilement.

Je ne pense pas qu'il faille opposer législation contraignante pour les fabricants, et responsabilisation des consommateurs. L'étiquetage des produits sur des critères environnementaux permettrait de créer une émulation positive entre les fabricants : c'est bien là toute sa force. A l’inverse imposer tel ou tel type d’emballage ne permet pas de stimuler les fabricants pour qu’ils mettent au point des produits plus environnementalement performants.

Enfin vous soulignez la grande complexité que représenterait une évaluation objective et rigoureuse des produits. Il existe une méthodologie (LCA) qui permet de rendre compte des ressources utilisées et des émissions engendrées par l'ensemble du cycle de vie d'un produit (extraction des matières premières, fabrication, transports, distribution, utilisation, fin de vie). L’étiquetage des produits devra intégrer cette approche pour fournir une information pertinente au consommateur.

D’autre part il faut souligner qu’à terme, la seule évaluation carbone ne peut suffire : un produit avec un faible « contenu carbone » peut très bien se révéler contenir des éléments toxiques, engendrer des pertes de biodiversité importantes… et être fabriqué par des enfants. Un étiquetage développement durable des produits devra donc intégrer l’ensemble des impacts sociaux et environnementaux tout restant synthétique pour faciliter son utilisation par le consommateur : c’est un défi de taille.

Le développement d'un étiquetage environnemental et social passe nécessairement par l'intégration de l'ensemble des acteurs intervenant dans le processus de fabrication du produit pour récolter toutes les informations nécessaires: c'est une démarche nécessairement coûteuse en temps et en énergie. Mais le jeu n’en vaut-il pas la chandelle!?

Benoît Verzat | 01 avril 2008 à 23h09
 
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Re:Re:Deux petites questions

Merci beaucoup pour votre réponse.

Je ne cherche bien entendu pas la petite bête et trouve de toute façon très intéressante toute idée pouvant permettre d'avancer en matière d'environnement et plus généralement en matière de développement durable.

Je suis étudiant en QHSE et il y a quelques semaines, j'ai dû réalisé, dans le cadre d'un devoir, une étude énergétique de ma maison. Le but était de réduire la consommation d'électricité de manière optimale par des solutions techniques simples et acceptables par le propriétaire.

Pour ce qui est des appareils électroménagers, je me suis donc ballader dans les magasins spécialisés.

---- Cette partie est à mettre en aparté ----

Dans ces magasins, tous les réfrigérateurs que j'ai pu voir étaient de classe A. Pas un seul classe B. Je me dis que c'est peut-être avec cet étiquetage que tous les fabricants sont passés de classes B, C, D... aux classes A. Mais cela me semble "étrange" puisque le pari semble avoir été très simple à relever pour les fabricants. Je me demande donc si les critères ne sont pas, en réalité, très peu contraignants ?

D'autant plus qu'en me balladant, les réfrigérateurs américains (qui sont pourtant considérés comme énergivores et donc "à éviter" dans toutes les brochures sur la réduction de la consommation d'énergie) sont tous de catégorie A eux aussi.

Alors forcément, je m'interroge ? Qu'en pensez-vous ? N'y a-t-il pas comme une contradiction dans tout ça ?

---- Fin de l'aparté ----

Bref, pour en revenir à nos moutons, dans le cadre de mon étude énergétique j'ai donc regardé les consommations des différents appareils. Mon but premier était de faire des économies d'énergie... Et pourtant, bien qu'averti (dans le sens "étudiant en QHSE" donc normalement plus sensible aux sujet...) les questions qui me trottaient dans la tête sont rapidement passer dans l'économique : gain sur ma facture d'électricité, temps de retour sur investissement, etc.

Alors peut-être est-ce moi qui suis un peu trop porté sur l'argent. Mais si c'est le cas, je ne pense pas être le seul (enfin, j'espère pas en tout cas ! ) et je pense que le principal argument qui a fait que le consommateur s'est intéressé à cet étiquetage c'est justement ce côté "marketing" un peu "concurrentiel" entre les marques du "Le A ça veut dire plus économique !". Encore une fois, je vois mal le consommateur lambda se poser la question : "L'économie que je fais sur ma facture est une économie d'électricité. Cette économie d'électricité permet de réduire le CO2 émis par les rares centrales d'appoint encore présentes en France et les déchets radioactifs...". Je le vois d'autant plus mal se poser cette question à l'heure où les véhicules de type SUV explosent (et dont les publicité à la télévision augmentent sans aucun complexe à l'heure où tout le monde parle d'économiser l'énergie fossile qui se raréfie et de réduire sa pollution au maximum à un moment "critique" de l'Histoire de la Terre) et où chaque été les acheteurs de climatisation sont de plus en plus nombreux...

Ainsi, si mon idée selon laquelle c'est d'abord l'étiquetage réglementaire, puis le fait que les consommateur le prenne en considération (quelqu'en soit la raison) et enfin le fait que cela oblige les constructeurs à réfléchir sur des appareils moins polluants (ou plutôt en conformité avec la catégorie la meilleure - A - mais sans aller plus loin, évidemment...) est vraie, alors il s'agit bien : d'abord de mettre en place une réglementation, puis de sensibiliser le consommateur comme on peut afin de faire changer la stratégie des constructeurs/producteurs. Tout en sachant que cela pose deux questions :

1. Le consommateur sera-t-il sensible aux messages de sensibilisation ?

Et la réponse ne me semble pas aussi évidente que pour les produits électroménagers. En effet, forcément une fois qu'on consomme moins, on se dit "je consomme moins, donc je fais un geste pour l'environnement". Mais c'est très rarement le contraire qui se passe (je veux faire un geste pour l'environnement donc je consomme moins). Il faut toujours la "carotte pour faire avancer l'âne"... Et cette carotte, si elle n'est pas économique, aura beaucoup moins d'effet sur le consommateur.

2. Si le consommateur ne mord pas à la carotte, quel sera l'intérêt pour le producteur de faire des efforts dans une production plus respectueuse de l'environnement ?

A cette question je n'ai aucune réponse. Et c'est en cela que je vois la plus grosse limite de ce système... et donc que je le trouve difficilement comparable à celui de l'électroménager.

Hors, et c'est là que je veux en venir (désolé pour la longueur du message qui, j'espère ne vous aura pas trop découragé), lorsque le système sera lancé, cela va coûter de l'argent aux producteurs et une fois l'argent dépensé, si la méthode ne fonctionne pas, le lobby des industriels/producteurs risque d'empêcher ou de freiner très sérieusement toute nouvelle action. C'est en ça qu'il est important, à mon avis, de se poser d'abord les questions que je me (ou plutôt : vous ) pose ici avant de se lancer dans une action dont les effets, s'ils ne vont pas dans le bon sens, provoqueront un freinage de toute nouvelle action.

Pour ce qui est de ma seconde question, il faut que je regarde cette méthodologie (LCA). En effet, il est possible que tout soit prévu. Mais cela me semble énorme ! Et si c'est le cas, il faut être d'autant plus sûr de l'action avant de l'imposer aux producteurs...

TiboQorl | 02 avril 2008 à 00h18
 
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Un autre étiquetage primordial

Le contenu en carbone des produits est certes important mais la gestion de leur fin de vie me semble prioritaire.

Un étiquetage simple et systématique de chaque emballage des produits spécifiant la poubelle où il doit être jeté (avec le dessin et la couleur de la poubelle) pourrait être rapidement mis en place.

Cette méthode aiderait les consommateurs à se repérer pour mieux trier et améliorerait le recyclage des produits. En effet, actuellement , la difficulté n'est pas un manque de motivation pour recycler de la part des consommateurs mais un manque de lisibilité pour s'informer sur les produits recyclables (les pots de yaourt n'étaient pas recyclables il y a quelques années et maintenant, dans certaines villes, ils doivent être jetés dans la poubelle jaune).

Par ailleurs, que signifie l'étiquetage carbone d'un produit avec peu d'émissions de CO2 s'il est jeté dans la mauvaise poubelle ? L'étiquetage carbone ne prend-il pas en compte la cycle de vie du produit donc son recyclage également ? Il faudrait donc aussi améliorer le comportement de chacun pour rendre cet étiquetage carbone effectif !

Wiii | 03 avril 2008 à 09h15
 
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Tri des emballages

Bien que très concernée, j'avoue avoir des interrogations sur le bon tri avec certains déchets, d'autant que les sigles trop nombreux ne sont pas explicites.
Pour beaucoup de personnes, le sigle de l'eco pastille, est celui du tri...(faites le test autour de vous....) et il faudrait vraiment dans cette jungle, être plus codifié.

J'ai été agréablement surprise par l'initiative du distibuteur Leclerc, sur ses produits en marque propre : Delisse, le détail du tri est remarqueblement précisé, plus d'erreur possible.

Soleil78 | 05 avril 2008 à 21h12
 
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Re:Un autre étiquetage primordial

Selon les communes, les poubelles n'ont pas la même couleur...

De même, certaines usines de recyclage des déchets peuvent traiter certains emballage que d'autres ne peuvent pas traiter (par exemple : bouteilles d'huile, certains plastiques)...

La solution n'est donc pas si simple !

TiboQorl | 07 avril 2008 à 11h54
 
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bonjour tous le monde !
Savez-vous si le locavorisme possède des limites ? si oui, elles se situent où ?
merci à tous pour cette réponse

Julien | 25 janvier 2011 à 15h34
 
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