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Climat : dans les Alpes, les espèces remontent vers les sommets de manière hétérogène

Biodiversité  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Une équipe européenne d'écologues, impliquant des chercheurs français dont le CNRS, a mené une étude qui quantifie les impacts du changement climatique sur la biodiversité vivant dans le massif des Alpes, au cours des dernières décennies. Les résultats ont été publiés le 27 avril 2021 sur le site de Biological Reviews. Les chercheurs ont analysé ces impacts sur l'activité saisonnière et les déplacements en altitude de plus de 2 000 espèces de plantes, animaux et champignons.

Ainsi, les insectes terrestres, reptiles, oiseaux migrateurs et plantes « ont fortement réagi au réchauffement climatique en avançant leur activité printanière de 2 à 8 jours par décennie en moyenne », indique le CNRS. En revanche, d'autres groupes d'organismes comme les oiseaux nicheurs, les amphibiens et les insectes aquatiques « ont moins, voire pas du tout, décalé leur activité printanière ».

Des changements « significatifs » de l'altitude moyenne de répartition des espèces ont aussi été trouvés pour les papillons, reptiles, arbres et arbustes (plus de 30 m/décennie). A l'inverse, certains groupes comme les insectes ayant un stade larvaire en milieu aquatique ou encore les oiseaux, les fougères et les plantes alpines « n'ont que peu migré en altitude (moins de 15 m/décennie) ».

Réactions4 réactions à cet article

 

Revenons en à l'idéologie des ONG de défense de la nature : Écologiquement, la montagne n’a pas besoin de moutons Les éleveurs ont besoin d’alpages, mais l’inverse n’est pas vrai. L’idée que le bétail serait utile pour " entretenir " la montagne renvoie à une image symbolique de celle-ci, mais ne correspond à aucune réalité biologique ou écologique.
Pourtant :
Les arbres peuvent monter beaucoup plus haut dans les Alpes-Maritimes qu’en Savoie, en adret qu’en ubac. Avec le réchauffement climatique, on « gagne » 0,5 °C tout les 10 ans, l'équivalent de 80 m de dénivelé. Sur les 3 dernières décennies, les limites altitudinales de végétation ont gagné 250 m !
Le pastoralisme est donc mis à contribution pour préserver les espaces ouverts.
« …Lorsque les pratiques pastorales s’allègent, les espèces de la communauté végétale présentant une stratégie plus conservatrice sont progressivement favorisées au détriment des espèces à stratégie plus exploratrice. Les traits des espèces conservatrices sont connus pour leurs effets sur le fonctionnement des écosystèmes, réduisant l’appétence de la végétation et entretenant l’appauvrissement du sol...» :

ouragan | 10 mai 2021 à 09h47
 
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Entretenir un appauvrissement, c'est comme réduire une augmentation ?

Albatros | 10 mai 2021 à 11h13
 
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Sur combien de décennies a été menée l'étude ?
15m/décennie c'est loin d'être peu. En un siècle c'est 150 m ! C'est pas rien surtout si l'on fait un rapport de taille.

ecovia | 10 mai 2021 à 16h14
 
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@ albatros la disparition du pastoralisme empêche l’enrichissement de la flore et par conséquence de la faune.

@ écovia, d'après le CERPAM sur 3 décennies, mais tous les bergers d'alpages le constatent chaque année et ne sont surtout pas consultés par ces fameuses ONG.

ouragan | 10 mai 2021 à 20h12
 
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