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Actu-Environnement

Comprendre l'impact du chauffage au bois sur la qualité de l'air

Energie  |    |  Déborah Paquet Actu-Environnement.com

L'ADEME publie un court guide de 6 pages pour expliquer au grand public le lien qui existe entre la qualité de l'air et le chauffage au bois. En effet, l'agence rappelle que le chauffage au bois, utilisé dans de mauvaises conditions, peut être source de pollutions car il émet alors des particules fines qui pénètrent dans les poumons. Les particuliers détenteurs de poêles à bois, inserts et autres cheminées trouveront dans ce guide des conseils pour limiter leurs émissions de substances potentiellement toxiques dans l'atmosphère.

Réactions4 réactions à cet article

 

Quand je pense à toutes ces générations qui nous ont précédés et qui se sont exposées à cette activité particulièrement nocive et dangereuse appelée "veillée au coin de la cheminée", je frémis.
En attendant d'être tous équipés d'un poêle catalytique pour éviter d'asphyxier nos enfants et nos voisins (on réclamera des circonstances atténuantes uniquement s'ils sont fumeurs), il vaudrait mieux soumettre à déclaration ou autorisation ICPE toutes ces dangereuses installations domestiques. On pourrait même envisager un classement Sevezo autour des cuisinières à bois de nos grand-mères qui seraient encore en activité.
Parce qu'en lisant ce guide, je n'ai qu'une envie: acheter un poêle à charbon (dont je brancherai l'évacuation directement dans la salle de bain de mon voisin Lefuneste).
Et d'ailleurs puisqu'on en parle, où sont les guides sur les chaudières à fioul, à gaz ou à charbon ?
En attendant, évitez d'allumer votre cheminée si vous habitez à proximité d'une autoroute ou d'une centrale thermique, c'est très très dangereux, même si vous laissez sécher votre bois 10 ans (c'est un minimum, deux ans quelle rigolade).

Tout ceci sans remettre en cause l'intérêt des appareils performants, c'est évident.

Capmargaret | 18 juin 2013 à 10h13
 
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Comme l’indique le guide, il ne suffit pas de s’équiper d’un appareil performant pour minimiser les émissions, il faut encore l’utiliser d’une manière optimale, « dans les règles de l’art » selon l’expression employée par l’office fédéral suisse de l’environnement (OFEV). Ceci concerne notamment les chauffages au bois bûche.

http://www.bafu.admin.ch/luft/11017/11021/11032/index.html?lang=fr

Les appareils automatisés, notamment les appareils à granulés, sont les plus fiables, mais ils émettent tout de même des quantités notables de particules fines d’origine minérale (les minéraux contenus initialement dans le bois). Si ces particules sont moins nocives que la suie, elles ne sont pas totalement inoffensives.

Le guide évoque aussi le dimensionnement de l’appareil, qui est très important. Un appareil surdimensionné (trop puissant pour le logement) fonctionnera le plus souvent au ralenti et polluera beaucoup.
Enfin, il insiste aussi sur la nécessité du ramonage du conduit de fumée tous les ans.

En Allemagne, les limites d’émissions de particules totales (TSP) des chauffages au bois mis sur le marché de puissance nominale supérieure ou égale à 4 kW est actuellement de 60 mg/m3 pour les granulés et les briquettes (norme DIN plus signalée par le guide) et 100 mg/m3 pour les autres combustible bois.

Suite…

vivarais | 27 juin 2013 à 14h48
 
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À partir du 1er janvier 2015, l’Allemagne va encore abaisser les limites d’émissions de particules totales TSP à 20 mg/m3 pour TOUS les combustibles bois.

Selon le dossier « Chauffage au bois labellisé Flamme Verte » (2011), les émissions des appareils Flamme verte 5 étoiles (les meilleurs) sont comprises entre 40 et 80 mg/m3.
http://www.flammeverte.org/fichs/10399.pdf

Du point de vue de nos voisins germaniques, ces appareils seront considérés encore trop polluants.

De fait, l’utilisation d’un appareil de chauffage au bois « dans les règles de l’art », n’est pas suffisante, il faudrait aussi l’équiper d’un filtre à particules (de tels filtres ont été développés à l’origine par nos voisins suisses), mais le coût d’un tel filtre est loin d’être négligeable.

En zone d’habitat rapproché (même en milieu rural), la solution passe par le développement des chaufferies collectives. Les chaufferies collectives au bois modernes, surveillées et entretenues, équipées de filtres à particules performants, sont à privilégier dans l'avenir, car elles offrent de nombreux avantages écologiques et économiques par rapport au chauffage individuel. Sans oublier les réseaux de chaleur.

vivarais | 27 juin 2013 à 14h51
 
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Bonjour à tous,

je voulais savoir si les poeles a gaz était aussi nocif en relachant dans l'air des particules ou autres. Je projette d'en acheter un, mais avec ce qui se passe autour du poele a bois je me demande.

Guillaume | 11 février 2014 à 10h17
 
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