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Climat : l'Onu préconise les alternatives aux HFC

Développés pour remplacer les gaz nuisibles à la couche d'ozone, les HFC sont de puissants gaz à effet de serre. Le Pnue préconise de les réduire et de mieux coordonner la lutte contre le changement climatique et la protection de la couche d'ozone.

Gouvernance  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
   
Climat : l'Onu préconise les alternatives aux HFC
   

Si les hydrofluorocarbones (HFC) représentent aujourd'hui moins d'1 % de tous les gaz à effet de serre, leurs niveaux sont en hausse rapide et pourraient atteindre entre 3,5 et 8,8 Gigatonnes d'équivalent C02 d'ici 2050 (3 % des GES), estime le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), dans un rapport publié le 21 novembre, en vue de l'ouverture du sommet de Durban. "Cela annulerait donc tous les efforts et les avantages climatiques que nous avons réalisés grâce à l'élimination progressive des CFC et des HCFC, depuis les années 1980", indique le Pnue qui évalue à 8 Gigatonnes de CO2 la réduction des émissions de gaz à effet de serre liée à l'élimination et la réduction progressive des CFC et des HCFC depuis les années 1980.
Les HFC sont de plus en plus utilisés dans la fabrication des climatiseurs, des réfrigérateurs, des équipements de lutte contre les incendies et des mousses isolantes. Ils ont été développés pour se substituer aux CFC (retirés du marché mondial en 2010) et aux HCFC (en cours d'élimination), nuisibles à la couche d'ozone. Selon le Pnue, il faut désormais s'attaquer aux HFC, "puissants gaz à effet de serre", pour garder la hausse des températures mondiales inférieure à 2 °C tout au long du 21ème siècle. "La bonne nouvelle, estime Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l'Onu et directeur exécutif du Pnue, c'est que ce nouveau rapport prouve qu'il existe des alternatives et des solutions technologiques. Si l'étude précise que l'interdiction de ces produits doit être étudiée plus en profondeur, il y a suffisamment de preuves pour que des mesures soit prises concernant les HFC les plus puissants utilisés actuellement".

Des alternatives existent déjà

Selon le Pnue, des méthodes et procédés de remplacement  peuvent être mis en œuvre dès aujourd'hui pour limiter le recours à ces halogénoalcaves. Cela passe d'abord par une bonne conception des bâtiments afin de réduire ou éviter l'utilisation de climatiseurs et de matériaux d'isolation en mousse.
Pour les autres usages, des substances alternatives existent et sont déjà commercialisées (ammoniac, oxyde de diméthyle…). Enfin, le Pnue souligne que certains HFC "n'affectent pas le climat". Le HFC 1234ze pour les mousses et le HFC-1234yf pour les climatiseurs mettraient quelques mois à disparaître de l'atmosphère contre plusieurs années pour d'autres HFC.
Ainsi, "le rapport souligne que, avec l'aide de nouvelles technologies et des normes cohérentes, en instaurant des incitations à l'investissement et des formations pour les techniciens, les alternatives aux HFC nocifs pour le climat pourraient rapidement être adoptées".
Fin septembre, la Commission européenne ouvrait une consultation publique sur un objectif de réduction des gaz F (HFC, PFC et SF6) de deux tiers d'ici 2030. La Commission envisage notamment la mise en œuvre d'un programme de suppression progressive des HFC et l'interdiction de nouveaux produits et équipements utilisant les gaz F.

Une action coordonnée

Le rapport onusien, qui s'intitule HCF: un lien essentiel dans la protection du climat et de la couche d'ozone, insiste sur la nécessité de coordonner l'action internationale sur le climat et la couche d'ozone, pour éviter les transferts d'impact. Il rappelle que l'utilisation des HFC est contrôlée en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies pour la lutte contre les changements climatiques et du Protocole de Kyoto alors que les mesures destinées à protéger la couche d'ozone sont prises en charge par le Protocole de Montréal. "Une action coordonnée et simultanée entre ces traités peut être la clé d'une action rapide concernant les HFC. Cela permettrait à la fois de maintenir les efforts internationaux de protection de la couche d'ozone, tout en réduisant simultanément les risques d'accélération du changement climatique".

Réactions1 réaction à cet article

 

Votre article ne parle pas des climatiseurs sur véhicules qui représente pourtant une énorme partie et qu'il faut recharger tous les 4 ou 5 ans!

mon avis | 25 novembre 2011 à 10h20
 
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