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Metabio : et si l'agriculture biologique devenait le mode de production majoritaire

Agroécologie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Annoncé fin 2019, le métaprogramme de recherche de l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae) Metabio se structure. Son objectif : analyser les enjeux d'un changement d'échelle de l'agriculture biologique, en se fondant sur l'hypothèse qu'elle devient majoritaire dans les modes de cultures et d'élevages.

Cette évolution engendrerait des transformations de l'ensemble des filières, amont et aval, et une modification du régime alimentaire. D'autres enjeux sont moins évidents à cerner. Par exemple la disponibilité des terres et des ressources, ou encore la résistance aux bioagresseurs d'une agriculture majoritairement bio.

En mobilisant près de 300 chercheurs pluridisciplinaires de l'Inrae et de nombreux partenaires, le métaprogramme va explorer les conditions pour une transition à grande échelle de l'agriculture biologique, les ressources à mobiliser pour produire suffisamment et durablement en bio, la transformation, la conservation et les qualités des produits bio ainsi que la coexistence des systèmes et modèles de production bio avec les autres agricultures.

Cinq consortia et neuf projets exploratoires ont été retenus après un appel à projets de recherche. Ils vont démarrer, d'ici la fin de l'année pour 18 à 24 mois.

Les consortia vont explorer le potentiel des légumineuses vis-à-vis des ressources en azote (Agribioleg), la contribution aux systèmes bio des élevages de porcs (Origami), la combinaison de leviers pour une gestion intégrée de la santé des végétaux, des animaux et des sols (PlAnHealth), les étapes de transformation (Trans-Bio-Connect) ou encore la multifonctionnalité des agrosystèmes en bio (Multifunk).

Les projets exploratoires vont se pencher sur l'amont (la santé dans les élevages, les services écosystémiques interspécifiques, les cépages résistants, le numérique au service de la conception de fermes bio...) mais aussi l'aval (les cantines bio, la transformation fromagère, les systèmes agricoles et alimentaires territoriaux...).

 

Réactions10 réactions à cet article

 

"et si l'agriculture biologique devenait le mode de production majoritaire" ? Mais oui, c'est une très bonne idée ça et un projet agricole porteur d'espoirs pour le plus grand nombre ! Il est plus que temps d'investir massivement sur le sujet en matière de recherche appliquée et, surtout, de déboucher au plus tôt sur un véritable plan national de développement de l'AB et de soutien pérenne, structuré et équitable.
Il faut juste tenir à distance de ce programme la FNSEA et certains services du ministère de l'agriculture (chambre d'enregistrement des diktats de la première) afin d'éviter qu'ils ne le dénaturent et le torpillent...

Pégase | 19 novembre 2020 à 11h37
 
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Il n'y aura pas d'agriculture Bio sans eau, les sols sont vivants et les sécheresses de plus en plus longues tuent les sols !
couper l'eau dans les champs pour alimenter des villes qui ne recyclent pas l'eau , ce n'est pas de la résilience mais un suicide collectif !
Il faut imposer de toute urgence la permaculture, culture permanente avec en priorité un couvert végétal vivant l'été !
Sol Nu Sol Foutu !

laurent | 20 novembre 2020 à 10h34
 
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Pour rappel : 40% des légumes et 60% des fruits labellisés AB qui sont consommés en France sont importés (source : rapport sénatorial mis en ligne récemment sur ce site). Est-ce qu'une banane ou un ananas bio importés sont si vertueux que çà, au niveau global, pour nous français? Ne faudrait-il pas commencer à changer de modèle de consommation pour se concentrer surtout sur des produits réellement produits ici (France ou Europe au max)?
En tout cas, la photo de cet article est réussie et donne "envie".

nimb | 20 novembre 2020 à 15h40
 
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Si le bio est inoffensif aujoud'hui c'est qu'il est à petite échelle. Etalez-le sur la même surface que le conventionnel et on va se retrouver avec du soufre et cuivre dans les nappes et cours d'eau à la place du glyphosate.
Or contrairement au glyphosate, le cuivre ne se dégrade pas et est en plus un enjeu important en tant que matière première pour l'électricité et l'électronique.
Je ne dis pas que le bio est à jeter mais il est nécessaire de s'assurer que ce modèle n'ajoute pas des problèmes au dessus de ceux qu'il résout. Après tout le cahier des charges est certes plus strictes mais la philosophie de production industrielle est la même.
Ce métaprogramme semble laisser de côté cette problématique, c'est gênant.

bIBU | 20 novembre 2020 à 15h52
 
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Pégase- Oui en effet, tenir à l'écart les organisations agricoles représentative est assurément le meilleur moyen!!!!
C'est se foutre de tous les professionnels et démonter que cette volonté de changement que préconise Pégase, est bien le fait d'opposants non constructifs!
Les agriculteurs ne sont pas majoritairement opposés à un changement, mais il est indispensable de le faire avec eux et pas contre eux comme préconisé par certains.

jmf | 21 novembre 2020 à 10h19
 
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O.K. avec Pégase. De plus il me semble constater que l'emprise de la FNSEA sur le ministère de l'environnement se fait de plus en plus manifeste.

le neurone en vadrouille | 22 novembre 2020 à 18h46
 
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Bonjour,
à quelle échéance peut-on espérer avoir un premier bilan? Est-ce que dans 5 ans on aura des résultats significatifs (sans être définitifs me semble-t-il)? Comment est prévu le suivi de métabio?
Par avance merci

DPIPE | 22 novembre 2020 à 22h16
 
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30 raisons de ne pas manger "bio", en deux parties (1:1 à 16 ; 2:16 à 30)
AB :
1 usurpe le préfixe « bio » et le terme « biologique »
2 utilise des pesticides dont de synthèse chimique
3 a dans sa charte une obligation de moyens mais pas de résultats
4 conduit à des produits de qualité sanitaire moindre
5 favorise le travail des enfants notamment en Afrique
6 a des rdts moindres et ne favorise pas la biodiversité
7 se sert d’engrais organiques.Il faut donc tenir compte des surfaces nécessaires pour les produire pour le calcul du rendement.
8 ne peut se passer de l’élevage (engrais organiques)
9 utilise des tactiques de lobbying contraire à l’éthique
10 utilise des pesticides « naturels » toxiques
11 pas eu à « subir » d’évaluation comparables aux pesticides de synthèse
12 n’a pas compris, assimilé un concept majeur de la biologie :
Tout est pesticide, rien n’est pesticide, c’est la dose qui fait le pesticide
13 Les pesticides naturels ou pas sont toxiques pour les humains (B. Ames, 1990)
14 La recherche (plusieurs méta-analyses de 2003 à 2016) ne montre aucune différence de goût ni d’avantages nutritionnels et de santé des produits issus de l’AB.
15 Le travail du sol libère davantage de CO2. Les Plantes Génétiquement Modifiées (PGM) ont un meilleur quotient d’impact environnemental QIE) que celles cultivées selon le mode AB
16 Les mouvances anti-OGM et anti-pesticides se base sur des arguments non scientifique traduisant une méconnaissance profonde des problèmes

gattaca | 25 novembre 2020 à 17h48
 
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partie 2 17 à 30
17 1 an de résidus de pesticides dans l’alimentation représente une quantité inférieure à celle des seuls pesticides naturels d’1 seule tasse de café (B. Ames, 1990). 25 millions de pommes représente l’équivalent d’un produit cancérigène d’un seul verre de vin (l’alcoo)
18 Les PGM font mieux que l’AB pour l’environnement, la nutrition, la sûreté et la sécurité alimentaire
19 des perturbateurs endocriniens sont utilisés par l’AB
20 génère davantage de polluants dans les eaux souterraines (engrais organiques)
21 conduit à de graves accidents et décès (accident 2011). Retraits de produits AB plus fréquents que ceux provenant de l’AC
22 Risque de contamination bactérien multiplié par 5 avec l’AB
23 produits AB augmentent la susceptibilité au cancer (conservation moindre, mycotoxines)
24 Les animaux souffrent par refus de traitements (antibiotiques notamment)
25 La réduction des rendements agricoles est générateur, à terme, d’insécurité alimentaire
26 accentue l’exclusion sociale. Tout le monde ne peut pas se payer du « bio »
27 Exporter des idéologies anti-technologies notamment pour les PeD est totalement immoral.
28 Les campagnes en faveur de l’AB dénigrent les agriculteurs conventionnels (agribashing)
29 a des comportements totalitaires en voulant imposer des conceptions relevant de croyances.
30 Il vaut mieux manger avec (des traces de) pesticides que les pestes avec leur cortège de toxines

gattaca | 26 novembre 2020 à 10h39
 
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Sacré "gattaca"!....,vraiment tout et n'importe quoi !
Venez me voir et vous pourrez découvrir de vos propres yeux ce qu'a donné ( et donnent) 53 ans ( !) de pratique bio ( au niveau économique, environnemental et surtout sociétal et humain) dans un pays magnifique mais ,hélas, tres difficile pour pratiquer l'agriculture....et je ne suis pas un "superman" ! .

Bionature | 30 novembre 2020 à 12h48
 
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