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Les deux naufrages au large de l'île de Sein questionnent sur le démantèlement des navires en fin de vie

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Les deux naufrages au large de l'île de Sein questionnent sur le démantèlement des navires en fin de vie

Dans la nuit du 21 au 22 décembre 2016, deux navires danois en fin de vie ont coulé au large de l'île de Sein (Finistère). Le Maersk Searcher et le Maersk Shipper appartiennent à la compagnie pétrolière Maersk. Ils étaient tous les deux destinés à un chantier de démolition turc. "Une étude approfondie de la liste des produits dangereux présents dans les soutes des deux coques a mis en évidence la présence de produits polluants (une centaine de mètres cube de résidus d'hydrocarbures en moyenne par coque) pouvant présenter à terme un risque pour l'environnement", confirme la préfecture maritime de l'Atlantique. Au vue de ces éléments, et en application de la convention internationale sur l'enlèvement des épaves, le préfet maritime de l'Atlantique a mis en demeure la compagnie Maersk de procéder avant le 1er février 2017 à une investigation approfondie des deux épaves afin de déterminer précisément la nature des dommages subis et leur état. La compagnie Maersk devra présenter dans un rapport à la préfecture maritime les résultats de ces investigations et, le cas échéant, les actions nécessaires pour écarter tout danger potentiel grave pour l'environnement.

Ces naufrages questionnent à nouveau sur le démantèlement des navires en fin de vie. Pour l'association Robin des Bois, cet accident et la pollution maritime qu'il engendre aurait pu être évités : "Il est regrettable que la Préfecture Maritime de l'Atlantique ait autorisé en plein hiver la circulation de ce convoi d'éclopés dans la Zone Economique Exclusive française. Encore une fois, la 1ère compagnie mondiale maritime a préféré pour des raisons de profits envoyer des navires en fin de vie à la démolition dans un chantier hors Union Européenne. Il aurait été beaucoup plus sûr pour la sécurité maritime et la protection de l'environnement marin d'envoyer ces navires dans les chantiers de démolition de Grenaa et Esbjerg au Danemark ou de Gand en Belgique parfaitement équipés pour traiter des navires de cette taille et de cette catégorie."

Selon l'association, juste après le naufrage, le remorqueur Maersk Battler a signalé qu'il n'y avait pas de risque de pollution et qu'il poursuivait sa route vers la Turquie. Robin des Bois considère que la conduite du Maersk Battler, qui au moment des faits était en concertation avec la cellule de crise de Maersk, s'apparente à un délit de fuite. Robin des Bois porte plainte auprès du Tribunal de grande instance de Brest pour pollution des eaux et abandon de déchets.

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