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Trafics d'espèces protégées : la douane réussit une opération de contrôles internationale

Biodiversité  |    |  Graziella DodeActu-Environnement.com

L'opération "HOPE", réalisée sous l'égide de l'Organisation mondiale des douanes (OMD) du 22 au 31 octobre 2012, est une réussite dans une quarantaine de pays : de nombreuses saisies de viande de brousse et d'espèces protégées ont été réalisées.

En France, plus précisément, près de 813 kg de viandes d'origines diverses, dont 318 kg provenant d'animaux sauvages, ont été saisis par la douane, parmi lesquels ont été trouvées de la viande de crocodile, d'éléphant ou encore de singe. Les poissons, mollusques, légumes et fruits ne sont pas non plus épargnés. La majorité des produits provient d'Afrique de l'Ouest et a été saisie sur des passagers à Roissy. En dépit de la réglementation sanitaire, les voyageurs rapportent de la viande fraîche ou séchée pour leur consommation personnelle ou pour en faire commerce. Quel que soit le motif, les risques sanitaires sont conséquents et justifient une réglementation stricte en la matière : les denrées alimentaires ne sont pas transportées dans des conditions garantissant leur bonne conservation et sont susceptibles d'introduire sur le territoire des maladies graves. L'économie parallèle est ainsi favorisée mais surtout ces trafics participent à l'appauvrissement des écosystèmes, indique la Direction générale des douanes et droits indirects. En effet, une partie des viandes saisies est issue d'espèces protégées par la Convention de Washington.

Une vingtaine d'infractions à la Convention de Washington a d'ailleurs été constatée, en plus de 345 infractions sanitaires. Les douaniers évoquent notamment la saisie d'ivoire brut, de tortues, de cobras, de scorpions, ou encore des cornes de rhinocéros d'une valeur de plus de 300.000 euros au marché noir.

L'opération de la douane française a été réalisée en collaboration avec le Parquet de Bobigny, l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, la Gendarmerie des transports aériens, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, la Direction générale de l'alimentation et la police aux frontières.

D'après la Direction générale des douanes et droits indirects, "le commerce illégal d'espèces animales et végétales menacées d'extinction serait le troisième plus important derrière celui des armes et des stupéfiants".

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