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Les voitures d'entreprise de plus en plus vertes

Selon GE Capital, les émissions de CO 2 des voitures d'entreprises ont diminué de 7,2 % en trois ans. Les politiques nationales et européennes ainsi que la hausse du prix des carburants seraient les principaux facteurs de cette baisse.

Transport  |    |  Clément Cygler  |  Actu-Environnement.com
   
Les voitures d'entreprise de plus en plus vertes
   

La branche Service Transport de General Electric (GE) Capital a publié un rapport intitulé "Key solution CO2 assessment" qui évalue la quantité d'émissions produites par le parc automobile des entreprises européennes. D'après cette enquête, les nouvelles flottes de véhicules d'entreprise ont baissé de 7,2 % leurs émissions de CO2 entre 2008 et 2010 sur les principaux marchés européens.

1,28 millions de tonnes de CO2 économisées en 2010

L'analyse qui s'appuie sur la flotte européenne gérée par GE, soit environ 250.000 véhicules, révèle que les émissions ont diminué de 11 g de CO2 par kilomètre et par voiture en trois années. Désormais, les véhicules présentent un taux moyen d'émissions de 141 g de CO2/km au lieu de 152 g de CO2/km en 2008.

En extrapolant ce résultat à toutes les flottes européennes d'entreprise, les émissions auraient ainsi baissé de plus de 1,28 millions de tonnes de CO2 en 2010 par rapport en 2008. Cette quantité d'émissions évitée est l'équivalent de la consommation énergétique de 354.000 appartements de trois chambres en une seule année.

Sur les 1,28 millions de tonnes de CO2 épargnées à l'environnement, plus de un million proviennent de quatre pays européens. L'Allemagne participe à hauteur de 37 % à cette diminution, suivie de l'Angleterre (22 %), l'Italie (12 %) et la France (11 %). Ces résultats sont logiques dans la mesure où ces Etats possèdent les plus grands marchés des flottes d'entreprise en Europe. Ainsi, en France, près de 650.000 nouveaux véhicules d'entreprises sont mis chaque année en circulation.

Outre la réduction des émissions de CO2, la mise en place de nouvelles voitures profiterait également aux entreprises d'un point de vue financier. En effet, en diminuant la consommation de carburant, le rapport estime qu'en moyenne et en comparaison avec un modèle de 2008, un véhicule de 2010 offrirait une économie de 162 euros pendant sa première année d'utilisation. Rapporté à une flotte de 300 automobiles, le gain potentiel serait de plus de 160.000 euros sur trois ans, et en tenant compte des prix actuels des carburants.

Quelques facteurs pour expliquer cette baisse

Résultante de la réduction des émissions, cette baisse de la consommation de carburant est un argument de poids pour inciter les entreprises à renouveler régulièrement leurs parcs routiers.

"Nos conclusions confirment que lorsqu'il est question de gestion de flotte automobile, les entreprises peuvent adopter une politique qui sera à la fois bénéfique d'un point de vue environnemental et budgétaire. (…)À lui seul, le carburant représente 21 % du coût total de possession des véhicules d'entreprise. Nous prévoyons qu'il progressera rapidement jusqu'à 25 %, renforçant donc l'intérêt financier d'une politique de gestion plus verte de la flotte automobile", a déclaré Pascal Vanbeversluys, Directeur de marché, GE Capital Fleet Services France.

Dans ce rapport, GE Capital revient également sur les facteurs qui ont favorisé la diminution des émissions de CO2 pour les voitures d'entreprise. Outre l'augmentation continue des prix des carburants, les objectifs ambitieux de l'Union européenne ont un impact direct sur l'industrie du transport et de l'automobile. Les voitures commercialisées en 2015 ne devront pas excéder 130 g de CO2/km, et d'ici 2020, chaque véhicule immatriculé sera dans l'obligation de respecter la limite fixée à 95 g de CO2/km.

Pour atteindre les objectifs fixés, la plupart des pays européens ont mis en place des mesures, notamment la corrélation du montant des taxes en fonction du niveau d'émissions. En Angleterre, par exemple, les taxes sur les voitures de fonctions varient de 5 % pour la voiture basse émission (moins de 75 gCO2/km) à 35 % pour les modèles les plus polluants.

Réactions1 réaction à cet article

 

Résultats bien timides...

Ces mesurettes ont un impact certes, mais bien lent. En effet les taxes sur les véhicules carbonées devraient être suffisantes pour financer les véhicules 0 émission.

A ce rythme en 2500 nous aurons 100% de véhicules 0 émission, pas avant.
Quand on voit que seulement en 2020 les véhicules ne devront pas dépasser les 95g, il y aura certainement dérogation et ce sera pour 2025. Alors qu'il faudrait en 2020, 50g et pas plus. En 2030 0g CO2/km

arthur duchemin | 28 septembre 2011 à 09h47
 
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