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La pollution permanente plus nocive que les pics ponctuels

L' étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut national de veille sanitaire, confirme que la pollution atmosphérique reste en 2004 un facteur de risque pour la santé publique en France.

Risques  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
L' étude* publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH n° 19/2005) de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), confirme que la pollution atmosphérique reste en 2004 un facteur de risque pour la santé publique en France dont il convient de surveiller les effets.

Les évaluations de l'impact sanitaire à court terme ont permis de constater le rôle limité des « pics » de pollution [au regard de la pollution quotidienne] et de recommander des actions visant plutôt à réduire globalement les émissions de façon quotidienne, souligne, l'auteur de cette étude, Myriam D'Helf-Blanchard.

Entre 1999 et 2002, un taux de dix à seize décès annuels pour 100.000 habitants a été attribué à la pollution dans sept villes (Albi, Angoulème, Caen, Montpellier, Niort, Poitiers et Tarbes), contre une trentaine à Toulon (31) et Valenciennes (29).

Par ailleurs, ces études, réalisées localement au cas par cas, montrent qu'une réduction de 25 % des niveaux journaliers de l'indicateur de pollution sur l'ensemble de la période d'étude permettrait un gain sanitaire d'environ 43 % de la mortalité attribuable. Ce gain est beaucoup plus faible (10 %) si l'on supprime uniquement les pics de pollution, précise l'étude. En effet, si les jours de forte pollution sont ceux pour lesquels l'impact journalier est le plus élevé, leur faible fréquence limite leur impact sur une année entière.

Parmi les différents indicateurs disponibles, l'ozone est le plus souvent celui qui a l'impact le plus élevé sur la mortalité et les admissions hospitalières pour pathologies respiratoires, déterminant ainsi le nombre de cas attribuables. Concernant la morbidité cardio-vasculaire et parfois la mortalité c'est le dioxyde d'azote qui montre l'impact le plus élevé. Les concentrations en dioxyde de soufre, souvent très faibles et non homogènes, ont rarement été prises en compte. Peu de villes mesuraient les fumées noires car cet indicateur a été remplacé progressivement par la mesure des PM10.

Concernant l'impact à long terme, le calcul des années de vie perdues permettra sans doute une estimation plus compréhensible des résultats pour les décideurs, ajoute en conclusion Myriam D'Helf-Blanchard.
Pour elle, malgré les incertitudes évoquées dans l'étude, la démarche d'évaluation de l'impact sanitaire reste un outil utile de sensibilisation des acteurs locaux et régionaux relativement rapide et peu coûteux. En effet, elle permet de comparer, en terme de bénéfice sanitaire collectif, différentes approches de réduction de la pollution atmosphérique à l'échelle d'une agglomération, et donc d'éclairer les décisions au niveau local.

Les résultats de l'étude sont téléchargeables sur le site de l'INVS

* Synthèse des évaluations d'impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine, France, 1995-2002 Myriam D'Helf-Blanchard, Institut de veille sanitaire, Rouen

Réactions3 réactions à cet article

 
Pollution : remède

En attendant des modes de déplacement propres freinés par des lobbys planétaires demandons à nos élus
la GRATUITE
des TRANSPORTS en COMMUN

Enée | 13 mai 2005 à 11h19
 
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Re:Pollution : remède

C'est une idée qu'il peut être effectivement intéressant de creuser.

Il faut juste faire attention au terme "gratuité" sachant que faire fonctionner les transports publics ça coûte des sous. Qui paye ? :
- la commune -> la "gratuité" serait alors certainement sponsorisée par le citoyen via les impots locaux...
- l'état -> argent viendrait au final du contribuable...
- autre ?

Mais quoiqu'il en soit cette gratuité permettrait effectivement de promouvoir notablement les transports en commun et donner de l'air à nos agglomérations !

Mat | 18 mai 2005 à 16h11
 
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Re:Pollution : remède

A l'heure actuelle qui paye ?
- les entreprises taxe du SMTC
- les collectivités locales
- l'état (demoins en moins)
- les usagers

ce qui revient à dire que les usagers payent deux fois (surtout les travailleurs qui sont le plus taxés)

Quels est le coût réel des controleurs, du système informatique des valideurs et de leur maintenance.
effectivement à grenoble la montée à l'avant a contribué à quasiment éliminer la fraude (moins de 10%) et à améliorer la qualité du service.
mais ne prennent les transports en commun que ceux qui sont obligés
Si on veux limiter la pollution et amener les gens à moins utiliser leur voiture il ne faut pas que le ticket d'entrée soit dissuasif
pour certains payer 2,20€ pour un aller retour est un frein psychologique, ils préferent prendre leur voiture et aller en périphérie d'où le ras le bol des commercants du centre ville.
A l'heure actuelle le coùt du ticket à l'unité est fait pour inciter les clients à prendre un abonnement mensuel, c'est un choix effectivement valable à court terme puisque l'augmentation de la clientèle est constante d'année en année mais la pollution aussi ...

Enée | 19 mai 2005 à 13h16
 
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