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Actu-Environnement

Les voitures seront étiquetées en fonction de leurs émissions de CO2

Pour sensibiliser les automobilistes et industriels à adopter des comportements plus respectueux de l'environnement, le ministre des transports a annoncé la mise en place d'un étiquetage des voitures en fonction de leurs émissions de gaz carbonique.

Gouvernance  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
Le Gouvernement a décidé de mettre en place un étiquetage des voitures en fonction de leurs émissions de CO2 à la rentrée de septembre 2005. L'objectif n'est pas de contraindre, mais de sensibiliser les acteurs, industriels comme consommateurs, de la réalité de la situation, a indiqué Gilles de ROBIEN, Ministre de l'Equipement, des Transports, de l'Aménagement du Territoire, du Tourisme et de la Mer lors d'une visite, le17 mai dernier, au centre de recherche du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën à Vélizy dans les Yvelines. Cette démarche a déjà prouvé ses résultats dans d'autres domaines tels que les biens électro-ménagers par exemple, a t'il ajouté.
Si la mesure analogue sur l'électroménager s'était avérée positive, le problème de l'automobile reste toutefois bien différent. Sensibiliser les Français sur les émissions moyennes unitaires d'un véhicule est certes positif, mais pas suffisant car dans le même temps, le nombre de véhicules moyens par français continue à croître.

La combustion des carburants dans les moteurs produit des gaz dont le plus important est le gaz carbonique (CO2). Ce gaz intervient aux côtés d'autres dans le phénomène, dit d'effet de serre.
La moyenne des émissions spécifiques de CO2 produites par le parc actuel de véhicules particuliers est estimée à environ 163g/km (test actuel CE) et les émissions provenant des véhicules particuliers représentent environ la moitié de l'ensemble des émissions de CO2 produites dans le secteur des transports, et près de 12% des émissions totales de CO2 de l'Union.

Le Protocole de Kyoto du 10 décembre 1997 renforce les engagements de la Communauté, en fixant une réduction des émissions de six gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone, à 8% par rapport aux niveaux de 1990 pour la période 2008-2012.

La France pour sa part s'est engagée à ne pas émettre, en 2010, plus de gaz à effet de serre qu'elle n'en émettait en 1990, soit 144 millions de tonnes équivalents carbone.

Pour tenir ces objectifs, des actions sont entreprises dans le domaine des transports, qui représentent environ un quart des émissions des gaz à effet de serre, parmi lesquelles l'action qui vise à réduire les consommations et les émissions unitaires des véhicules. À ce titre, un accord volontaire de réduction des émissions du CO2 des véhicules a été conclu entre l'Union européenne et l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA*). L'accord vise à réduire les émissions de 25 % en 2008 par rapport au niveau constaté en 1995 (soit 140 g/km contre 186 g/km en 1995 et 163 g/km actuellement) et prévoit une étape supplémentaire en 2012 avec - 35% (soit 120 g/km).

Selon M. de Robien, l'industrie automobile française est bien placée et devrait normalement respecter l'échéance 2008, que se sont fixés les constructeurs européens pour réduire leurs émissions de gaz à 140 grammes de CO2 par kilomètre.
Il a souhaité que la Commission européenne propose avant la fin de cette année les futures normes EURO 5 permettant à l'horizon 2010 de généraliser les filtres à particules sur l'ensemble des voitures neuves diesel.

Jean-Martin Folz, le président de PSA Peugeot Citroën a plaidé à cette occasion en faveur de deux solutions immédiatement disponibles en matière de véhicules propres : le diesel conjugué au filtre à particule et le biocarburant. À plus long terme, il a évoqué d'autres carburants comme le gaz naturel, ou le moteur hybride et a présenté des programmes en matière d'hybridation des véhicules et de recherche sur les batteries notamment.

Par ailleurs, le ministre a informé qu'une formation à l'éco-conduite serait intégrée prochainement à l'examen théorique et pratique du permis de conduire de manière à engendrer des comportements plus respectueux de l'environnement, notamment sur les déplacements courts.

À cette occasion, le ministre a visité le centre de réalité virtuelle (salle de simulation) de PSA et a testé la conduite de la Citroën C3 Stop & Start.
Il s'agit de la première voiture dotée d'un système permettant l'arrêt et le redémarrage instantanés du moteur dans toutes les situations où la voiture est immobile ''moteur tournant'' (feux rouges, livraisons, trafic congestionné...). Cette innovation du groupe PSA Peugeot Citroën et de l'équipementier Valeo permet l'arrêt et le redémarrage instantanés du moteur dans toutes les situations où la voiture est immobile « moteur tournant » (feux rouges, livraisons, trafic congestionné) et propose ainsi une économise de 10% d'essence en ville et 15% dans les embouteillages. En effet, un véhicule consomme un quart de carburant en plus en cycle urbain, du fait des relances et accélérations du moteur.

En application de la directive européenne n°1999/94/CE et du décret n°2002-1508 du 23 décembre 2002, l'ADEME établit chaque année le palmarès des voitures particulières neuves les plus performantes en termes de rendement énergétique, classées par ordre progressif d'émissions de CO2 pour chaque type de carburant (essence et gazole).

*L'ACEA comprend les marques : Alfa Romeo, Alpina, Aston Martin, Audi, Bayerische Motoren Werke , Bentley, Cadillac, Chevrolet, Chrysler, Citroen, Daimler, Ferrari., Fiat, Ford, General Motors, Jaguar, Jeep, Lamborghini, Lancia-Autobianchi, Land-Rover, Maserati, Matra, Mcc (Smart), Mercedes-Benz, Mini, Opel, Peugeot, Porsche, Renault, Rolls-Royce, Saab, Seat, Skoda, Vauxhall, Volkswagen et Volvo.

Réactions4 réactions à cet article

 
voitures alcool et éléctrique

A quand des voitures fonctionnent à l'alcool et électrique en France

jose-antoine | 26 mai 2005 à 12h52
 
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Et les camions

Beaucoup d'effort sotn fait sur les voitures particulières, filtres particules, Stop & Start, moteur hybrides... Mais quand en-t-il des poids lourds???

Ils emettent bien plus de CO2 et j'ai l'impression que les normes les épargnent!! Je suis prête à faire des efforts, je réfléchis d'ailleurs à l'acaht d'un véhicule hybride mais franchement je crois que mes efforts (et notamment financiers!!) sont peanuts à côté de la pollution émises par les camions et autres 4x4.

C'est toujours pareil, onb demande des efforts aux particuliers en les culpabilisant mais quand il s'agit d'imoser des normes contraignantes aux industriels et notamment des transporteurs qui se plaignent sans cesse, il n'y a plus personne. J'avoue que ça me déprime un peu tant de paroles en l'air!!

Auriez-vous des infos sur les nomres régissant les émissions des camions, un contrôle de pollution existe-t-il comme lors des contrôles techniques des véhicules particuliers??

Cécile | 06 juin 2005 à 19h00
 
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Sans sujet

Pas de message

Anonyme | 18 mai 2006 à 09h14
 
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Voitures "sales" et voitures "propres".

Il est profondément anormal que des voitures émettant de faibles quantités de CO2 se voient concurrencées par des modèles plus polluants, donc moins chers à fabriquer et moins chers à acheter.
Les modèles les plus polluants devront être taxés et en contre-partie, ceux respectueux de la qualité de l'environnement devront bénéficier plus largement qu'aujourd'hui d'un crédit d'impot.

Cela me parait être élémentaire.

MICK64 | 14 janvier 2007 à 12h11
 
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