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Le conseil général de la Loire s'engage pour la préservation de ses tourbières

Un contrat de restauration et d'entretien des tourbières ligériennes a été signé entre le conseil général de la Loire, le conservatoire Rhône-Alpes des espaces naturels, l'agence de l'eau Loire-Bretagne et l'université Jean-Monnet de Saint-Etienne.

Biodiversité  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Une tourbière est une zone humide qui se crée sur plusieurs siècles sous un climat frais et humide. L'eau retenue dans les dépressions naturelles permet le développement de végétaux dits hydrophiles comme les mousses, les joncs ou les carex. Ces espèces colonisent petit à petit le milieu et forment un tapis végétal dense amplifié par l'accumulation des débris végétaux appelé tourbe.
Les tourbières présentent un grand intérêt écologique. L'eau étant une composante primordiale de leur fonctionnement, elles jouent un rôle majeur dans le fonctionnement de son cycle. Les tourbières sont d'excellents régulateurs naturels qui assurent en été un débit d'eau minimal dans les cours d'eaux de montagne et qui, en hiver absorbent en grande quantité l'eau de la fonte des neiges. Elles contribuent ainsi à limiter les phénomènes de crues dans les rivières.
D'autres part certaines tourbières ont plus de 8000 ans et représentent la mémoire du milieu permettant de retracer l'évolution des paysages, des végétaux, des animaux et de l'homme.

Les tourbières sont actuellement menacées par le reboisement naturel qui provoque leur assèchement et leur disparition. Le département de la Loire compte à lui seul 43 % des tourbières remarquables de Rhône-Alpes, dont certaines d'intérêt européen. Dès le début des années 1990, le conseil général à lancé un projet de préservation des tourbières ligériennes à grande échelle. En 1994, 93 tourbières ont été inventoriées sur la Loire et 35 ont été désignées comme prioritaires.
Le conseil général de la Loire qui possède actuellement un tiers des tourbières prioritaires finance le déboisement de ces milieux pour éviter leur déclin. De par leur consommation excessive en eau, les épicéas et les bouleaux sont les premiers concernés par les coupes, l'extraction et le broyage (un épicéa consomme plus de 20 litres d'eau par jour). Enfin un pâturage bovin est prévu pour limiter le retour de ces arbres.

Le 4 octobre dernier, le conseil général de la Loire a signé avec l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, l'Université Jean-Monnet de Saint-Etienne, et le conservatoire Rhône-Alpes des espaces naturels (CREN) un contrat de restauration et d'entretien des tourbières de Gourgon et de Bazanne. Le coût total de ces opérations s'élève à plus de 591 800 € sur 4 ans. Le conseil général financera 35% de la dépense globale, l'Agence de l'eau Loire-Bretagne accompagne cette procédure à hauteur de 50 % tandis que les autres partenaires CREN et universités assument 10 % d'autofinancement.
Afin de sensibiliser la population un document sera mis à disposition des ligériens et sera appuyé par des manifestations telles que la semaine du développement durable, la journée départementale de l'environnement et les journées nationales des espaces naturels sensibles.

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Glossaire

Hydrophile Tourbière Tourbe

Réactions1 réaction à cet article

 
Un rayon de soleil dans la grisaille

trés belle initiative, espérons qu'elle se fera et que d'autres régions (la Picardie? etc...) suivront ce bel exemple.

ghislain
 
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