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L'Europe consulte le public sur les actions à mener en faveur de la biodiversité

La Commission européenne a lancé hier une consultation par internet d'une durée de 8 semaines sur les mesures que l'Union européenne pourrait adopter pour enrayer la réduction de la biodiversité d'ici 2010 et la restaurer à plus long terme.

Biodiversité  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
   
L'Europe consulte le public sur les actions à mener en faveur de la biodiversité
   
Comme démontré lors de la conférence sur la biodiversité qui s'est tenue en début d'année à l'UNESCO à Paris, la situation concernant la biodiversité planétaire est alarmante. Selon l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de ses ressources (UICN), 15.589 espèces sont menacées d'extinction : un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit et un amphibien sur trois. ?Certains évoquent même le fait que la planète traverse la sixième grande crise d'extinction des espèces depuis le début de la vie sur terre il y a 3,8 milliards d'année. Toutefois, à la différence des cinq crises précédentes et notamment de la dernière qui a entraîné la disparition des dinosaures, il ne s'agit plus de sélection naturelle portant sur la capacité d'adaptation mais bien de la pression de l'activité humaine sur les espèces. ?

L'Europe n'est pas épargnée et depuis les années 1950, elle a par exemple perdu plus de la moitié de ses zones humides et la plus grande partie de ses terres agricoles jadis riches en espèces. Plus de 800 espèces florales et 335 espèces de vertébrés sont actuellement menacées d'extinction dont les mammifères marins et plus de 40 % des oiseaux.
L'Union européenne a donc adopté une stratégie en matière de biodiversité en 1998, et des plans d'action en sa faveur en 2001. Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se sont engagés à arrêter le déclin de la biodiversité dans l'Union européenne d'ici 2010. Des efforts ont été menés en faveur de la nature (telles que la création de zones protégées) et l'intégration de la biodiversité dans les politiques intérieures et extérieures. Malheureusement cela n'a pas suffit et face à la poursuite du déclin de la biodiversité, les dirigeants de l'Union européenne ont demandé une accélération des actions. Un large examen de la politique communautaire en faveur de la biodiversité en 2003-2004 a donc été mené et s'est traduit par une importante conférence organisée par la présidence irlandaise à Malahide, en mai 2004. Cette conférence a permi d'arriver à un large consensus sur des priorités en vue d'exécuter les engagements pris pour 2010.
En réponse au « message de Malahide », la Commission prépare actuellement une communication intitulée « Enrayer la diminution de la biodiversité d'ici 2010, et au-delà ». C'est pourquoi, depuis hier, le grand public et les experts sont invités à donner leur avis sur la politique communautaire relative à la biodiversité en répondant à un questionnaire. Les résultats de cette consultation seront pris en compte dans la communication.

Cette consultation évoque un certain nombre de grands défis et de mesures à prendre d'ici 2010 et au-delà pour honorer l'engagement d'enrayer la réduction de la biodiversité. Il s'agit, par exemple, de protéger les sites et espèces prioritaires, de concilier développement territorial et biodiversité, de réduire les effets des espèces allogènes envahissantes, d'intégrer les préoccupations en matière de biodiversité dans l'élaboration des politiques…

Le questionnaire aborde également les relations de l'Union européenne avec d'autres pays et propose notamment de renforcer le soutien à la biodiversité par une coopération économique et dans le domaine du développement, de traiter les effets des échanges internationaux sur la biodiversité ou encore de renforcer la gouvernance internationale en matière de biodiversité.

En matière d'organisation, le questionnaire propose de créer un cadre institutionnel pour l'organisation, de sensibiliser le public et le faire participer, de créer des partenariats et de réaliser des évaluations, des contrôles et de la recherche.

Ainsi, pour chaque thème, le questionnaire demande dans quelle mesure on peut être d'accord avec ces évolutions, et si des actions importantes ont été omises. La consultation est ouverte jusqu'au 6 février 2006.

Réactions9 réactions à cet article

 
Site pour le questionnaire

Bonjour,
et sur quel site internet trouve-t-on ce questionnaire (s'il est en ligne)?
Merci. Cordialement

Gilbert | 15 décembre 2005 à 15h34
 
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Lien internet

http://europa.eu.int/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=BIODIVERSITY

c'est en anglais !

sebgir | 15 décembre 2005 à 16h02
 
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Consultation de quel public ?

L'initiative des actions à mener en faveur de la biodiversité est-elle réservée aux seuls anglophones ? Et la diversité des langues, alors ?

Chris | 15 décembre 2005 à 21h29
 
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Re:Site pour le questionnaire

voilà l'adresse :
http://europa.eu.int/comm/environment/consultations_en.htm

val | 15 décembre 2005 à 23h30
 
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Re:Site pour le questionnaire

bonjour,
à quelle adresse internet trouve-t-on la version française du questionnaire ?
merci

JQ | 17 décembre 2005 à 12h51
 
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Re:Site pour le questionnaire

Apparemment, c'est pas encore dispo...

Cdlt

Daaaaaaaavid

Daaaavid | 19 décembre 2005 à 10h54
 
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Re:Site pour le questionnaire

D'après ce qu'ils disent au début du questionnaire, il n'y aura malheureusement pas de version française. C'est bien dommage
d'ailleurs qu'ils ne proposent pas de version traduite dans chaque
langue européenne ; ce qui aurait prouvé une réelle volonté d'impliquer
la population...
En tout cas un bon exercice en perspective, que j'ai pris le temps de
faire, et qui en vaut le coup tout de même à mon avis, quoiqu'on puisse en attendre réellement.

Gilbert | 19 décembre 2005 à 15h57
 
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SVP, faites passer !

Je partage vos réactions.

Même si telle n'était pas leur intention, le procédé est un déni de démocratie. A tout le moins, une erreur monumentale:

exceptés les lecteurs de cette newsletter, combien de gens en Europe auront-ils connaissance de cette consultation et seront-ils en mesure d'y répondre ?

Comme plusieurs d'entre vous, je me suis efforcée de répondre et d'attirer l'attention de ceux qui la diffusent sur ce problème.

Je vous invite à faire passer massivement l'information sur l'existence de cette consultation à ceux que vous connaissez - particuliers, associations, relais et leaders d'opinion (presse écrite, radio, tv, internet, élus, responsables publics et privés, etc) - qu'ils se sentent ou pas impliqués dans la préservation de l'environnement et du cadre de vie.

Car si, de fait, l'enjeu de l'environnement nous concerne tous, celui de pouvoir être entendus et pris en compte comme citoyens (européens) aussi !

Quitte à ce que ceux qui ne parlent pas anglais puissent se faire aider pour disposer d'une "traduction" amateur de ce qui est ennoncé et ce que les gens le souhaitant puissent répondre.

Et que tous puissent ainsi exprimer à leur tour ce que vous avez vous-mêmes constaté: à savoir que la relative "confidentialité" de cette consultation, ainsi que la version anglaise unique est antinomique avec l'idée de démocratie et de citoyenneté européenne.

Trop exceptionnelles sont les occasions que nous, citoyens européens, avons de nous exprimer avant que des choses soient décidées pour nous et ne nous en soient en définitive imposées.

Et nous le voyons ici, quand c'est le cas, les conditions d'information, d'accès et de réponses sont telles, que la quasi totalité des citoyens n'auront en fait rien pu exprimer !

Alors, comme il est dit dans ce questionnaire au sujet de l'environnement (propos comparables tenus ailleurs sur d'autres sujets de société d'ailleurs) les gens manqueraient-ils véritablement de motivation et d'engagement, d'implication... ou se garde-t-on de leur donner la possibilité d'agir comme tel ?

On ne peut prétendre "responsabiliser" les gens sur quelque sujet que ce soit sans leur donner une opportunité réelle d'agir en personnes responsables ! Non en leur demandant d'appliquer sans comprendre ce qui aura été décidé "ailleurs" pour eux, mais en leur permettant d'exercer leur droit autant que leur devoir d'être une force de proposition et d'action.

C'est un fait avéré: la démocratie ne s'use que quand on ne s'en sert pas !

frederique | 19 décembre 2005 à 18h29
 
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