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Une équipe de scientifique découvre de nouvelles espèces en Nouvelle-Guinée

Une équipe de naturalistes vient d'annoncer avoir découvert de nouvelles espèces végétales et animales dans une forêt vierge où l'homme n'avait pas mis les pieds depuis plus de 30 ans. Ils ont par la même occasion résolu un mystère ornithologique.

Biodiversité  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
   
Une équipe de scientifique découvre de nouvelles espèces en Nouvelle-Guinée
Oiseau méiphage ©CI Bruce Beehler
   
Une équipe de naturalistes américains, indonésiens et australiens ont découvert de nouvelles espèces animales et végétales dans une forêt qualifiée de « monde perdu » par Bruce Beehler, le responsable de l'expédition.
C'est en décembre dernier que l'équipe s'est aventurée dans les montagnes de Foya en Papouasie. Dès les premiers jours, ils ont pu observer de nouvelles espèces de grenouilles, de papillons, de plantes géantes et de mammifères, notamment un petit marsupial arboricole au pelage doré (Dendrolagus pulcherrimus). L'équipe a également pour la première fois observé un oiseau méliphage ou mangeur de miel caractérisé par une tache orange autour de l'œil.

Soutenue par l'Institut indonésien pour la science (LIPI) et organisée par l'association « Conservation International », cette expédition fut l'occasion d'observer à nouveau des oiseaux rares décrits par les ornithologues du 19ème siècle mais inaperçus depuis. Leur habitat naturel était encore inconnu il y a un mois de cela. C'est le cas notamment de « l'oiseau de paradis » (Parotia berlepshi). Découvert à la fin du 19ème siècle grâce à des spécimens capturés par des chasseurs indigènes mais dans une zone inconnue, il avait fait l'objet de plusieurs recherches qui avaient échoué. Dès le deuxième jour de l'expédition, les scientifiques ont pu observer un spécimen mâle très reconnaissable à sa tête surmontée de six longues plumes, en pleine danse nuptiale, ce qui prouve que les Montagnes de Foja sont bien son lieu de vie.
Les biologistes doivent prochainement soumettre leurs observations à leurs pairs pour vérifier que certaines espèces n'ont jamais été décrites et leur donner un nom.
Cette découverte a été faite dans une zone de 300 000 hectares, à proximité de laquelle vivent des populations Kwerba et Papasena, au sein de la forêt de Foja qui couvre elle-même plus d'un million d'hectares et constitue la plus grande forêt tropicale d'Asie. Les montagnes de Fojas sont une terre promise pour les biologistes à la recherche de l'inconnu, a expliqué Bruce Beehler. La population humaine est si faible et si dispersée que le noyau dur de la forêt est aujourd'hui apparemment exempt d'influence humaine. En deux semaines notre équipe n'a rencontré aucune preuve de la présence de l'Homme passée ou présente. C'est une terre sauvage livrée à la faune, a-t-il ajouté.
Beehler et ses collègues estiment qu'en un mois, ils n'ont fait qu'effleurer la surface de cette réserve naturelle. Ils espèrent bien y retourner fin 2006 pour étudier en détail la faune et la flore.

Timotius Kawena, un chef local de la tribu Papasena et l'organisation Conservation Internationale comptent sur ces découvertes pour sensibiliser à la protection de la nature et faire en sorte que toute la forêt soit mieux protégée pour les générations futures.

Réactions10 réactions à cet article

 
Que cette zone reste naturelle

C'est magnifique qu'il existe encore des grandes zones parfaitement naturelles, non influencées par l'homme. Pourvu qu'elles le restent! J'ai peur qu'après les biologistes on y trouvera des firmes pharmacutiques, puis des "éco-touristes", des "éco-lodges" et des éco-campements", ensuite des villages de vacances moins éco et des hôtels tout à fait classiques, enfin des piscines, des cours de tennis et des golfs, ce qui va amener des populations indigènes et vingt ans plus tard on verra le même désastre qu'au Brésil avec la Forêt Atlantique, dont plus de 90% a disparu en rien de temps.

ewa91 | 10 février 2006 à 21h10
 
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félicitations

salutations à l'équipe qui a découvert de nouvelles espèces en Nouvelle-Guinée.
Que la découverte de ces nouvelles espèces et que les nombreuses extinctions ou menaces d'extinction, servent de leçons pour ceux qui ne visent que le gain et la richesse matérielle. Agissons tous chacun à son niveau, aussi modeste qu'il soit, pour préserver et restaurer l'environnement.

Derdabi Mustapha | 10 février 2006 à 21h54
 
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fuyons

partons vite de ce lieu, ne l'abimons pas et tant pis si nous devons ne jamais connaître ses mystères. A quoi bon nous savons qu'en les découvrant et en les étudiant nous en modifieront le fonctionnement.

sol | 16 février 2006 à 12h06
 
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BONNE NOUVELLE

mes voeux à ajouter à ceux déjà formulés.
Enfin , des informations positives à mettre dans ma rubrique SVT pour les élèves.
............Prenons des gants de soie pour conserver ce patrimoine .Ayons l'oeil !

Bonne journée à tous .
Sengamoon

sengamoon | 16 février 2006 à 13h41
 
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Re:Que cette zone reste naturelle

Je suis tout à fait du même avis. d"voiler au grand jour qu'une zone dépourvu de toute présence humaine pourrait susciter l'intérêt d'un bon nombre de personnes, ayant de mauvaises intentions. Certes il serait intéress

am | 18 février 2006 à 11h33
 
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Re:Que cette zone reste naturelle

Je suis tout à fait du même avis. Dévoiler au grand jour qu'une zone dépourvue de toute présence humaine pourrait susciter l'intérêt d'un bon nombre de personnes, ayant de mauvaises intentions. Certes il serait intéressant de retourner dans cette zone pour y découvrir de nouvelles espèces. Mais peut-être que la seule solution de conserver intacte cette région serait d'y interdire toute expédition.
Aujourd'hui notre objectif premier est de préserver la nature, notre propre source de vie. Pourquoi ne pas commencer par laisser les espèces animales et végétales se développer de leur plein gré sans intervention extérieure.
Pour un naturaliste, il dure de se faire à l'idée qu'il existe de nouvelles espèces dans une région connue et où il lui serait interdit d'aller.
Malheureusement abandonner l'idée de découvrir cette zone serait peut-être la meilleure solution à l'heure actuelle pour préserver cette réserve.

am | 18 février 2006 à 11h43
 
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sans nature, pas de futur

Laissons le mystère de la nature suivre le cours des choses...

Halte a la connerie humaine

Terrien, t'es rien...

Anonyme | 18 février 2006 à 12h53
 
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Re:Que cette zone reste naturelle

identique a votre idéalogie

maintenant le plus important je pense, c'est qu'il faut faire comprendre a l'espèce humaine que sans nature... pas de futur...

Anonyme | 18 février 2006 à 13h02
 
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foret tropicale

le monde a vecu sans savoir que cette foret existait, donc nous pouvons vivre sans.
alors preservez cette faune' cette flore et les peuples qui vivent autour
que les scientifiques explorent ce coin nous montrent les merveilles qu'ils y decouvrirons et qu'on s'en tienne là
andree

andreeo3 | 20 février 2006 à 14h59
 
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Que cette zone reste naturelle

Tout a fait d'accord, mais comment faire prendre conscience de cela aux gens? Il s'agit quand meme d'une découverte exceptionnelle et pourtant on n'en a que tres tres peu entendu parler non? Personellement j'ai apris ca par un proche et ma premiere réaction a été de ne pas le croire! Mais ca n'interresse que tres peu de monde... L'etre humain moyen prefère se bercer de pseudo politique, de panique agro alimentaire ou de violence détournée alors comment une minorité d'individus réalisant l'enjeu d'une telle irrésponsabilité collective généralisée peut elle peser dans la balance?
Je suis a l'écoute... n'hésitez pas a me contacter!

boris.lgb | 09 mars 2006 à 20h47
 
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