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Actu-Environnement

La Ville de Paris recueille l'avis des Parisiens dans un livre blanc pour élaborer son Plan Climat

Pour construire son plan de lutte contre le dérèglement climatique destiné à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, la Ville de Paris fait appel aux Parisiens. Les contributions recueillies seront rassemblées dans un Livre blanc.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
La France s'est engagée, avec les autres pays européens, à atteindre des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixés dans le cadre du protocole de Kyoto. Pour la France c'est le maintien, en 2010, de ses émissions à leur niveau de 1990, soit 565 de millions de tonnes équivalent CO2 (MteCO2).
Afin d'honorer ses engagements, l'état s'est engagé dans la mise en œuvre du Plan Climat National, dont la validation a été effective en juillet 2004 et qui fixe des mesures en vue d'économiser 54 millions de tonnes de CO2 par an jusqu'en 2010, soit environ une tonne par habitant et par an. Ce Plan préconise également la réalisation de Plans Climat Territoriaux (PCT) à tous les échelons de l'action locale : région, département, commune et intercommunalité. Ils doivent permettre aux collectivités d'identifier, sur leur territoire, les principales activités responsables d'émissions de gaz à effet de serre de façon à déployer des plans d'action en termes de réduction d'émission. C'est dans ce contexte que la mise en place d'un Plan Climat Territorial a été proposée en juin 2005 au Conseil de Paris par la Ville de Paris.

C'est dans ce cadre que la Mairie de Paris fait appel aux Parisiens : citoyens, acteurs sociaux et économiques. La participation citoyenne peut se faire sous différentes formes. De septembre à décembre, des conférences-débats publiques* animées par Pierre Radanne, expert sur le thème du changement climatique, négociateur du protocole de Kyoto pour la France et ancien président de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), seront organisées dans des mairies d'arrondissements. Elles permettent de s'informer, d'échanger et de débattre sur le dérèglement climatique et ses implications pour Paris, indique la Mairie de Paris dans un communiqué. Trois d'entre elles se tiennent à l'Hôtel de Ville les 14 et 27 septembre ainsi que le 23 octobre. Chacun peut, par ailleurs, proposer des idées de lutte pour Paris contre le changement climatique**. Les associations et les Conseils de Quartiers ont un espace dédié, consultables par tous pour déposer leurs contributions.

Enfin, pendant le dernier trimestre 2006, les citoyens volontaires peuvent s'impliquer au sein d'ateliers* qui réunissent des représentants des citoyens, des acteurs clés du territoire, du Conseil de Paris et de l'Administration parisienne pour approfondir huit sujets ayant des conséquences directes sur le changement climatique : le bâtiment, les activités économiques, les transports de personnes, les transports de marchandises, les achats responsables, la consommation et les déchets, la coopération, l'éducation, la sensibilisation et la formation, l'adaptation du territoire à l'évolution du climat.

L'ensemble des contributions et des travaux issus de la concertation sera compilé dans un Livre blanc, qui sera soumis au maire de Paris, Bertrand Delanoë, début 2007. Un programme d'actions, soumis à l'approbation du Conseil de Paris à l'été 2007, sera ensuite établi et présentera de façon hiérarchisée, les mesures concrètes que la Ville mettra en œuvre pour lutter contre le dérèglement climatique. Il pourra s'appuyer sur les conclusions du Livre Blanc, indique le communiqué de la Mairie de Paris.


*paris.fr
**Sur le site www.paris.fr. ou par téléphone au 39 75(prix d'un appel local depuis un poste fixe).
***Pour participer aux ateliers : les Parisiens peuvent s'inscrire avant le 30 septembre sur paris.fr, en appelant le 3975

Réactions2 réactions à cet article

 
Pour la gratuité des transports en commun

A la réunion qu'il a animé (cesoir) en mairie du XVIIIe, Yves Contassot ne paraissait pas favorable à l'idée.
C'est sans doute plus difficile à envisager en Ile de France que partout ailleurs, mais Figeac, dans le Lot a une ligne gratuite de transport en commun, Châteauroux, 70 000 habitants, dans l’Indre a été la première ville, en 2001, à instaurer la gratuité des transports en commun. Et Gap, préfecture des Hautes-Alpes, 40 000 habitants sur une surface égale à celle de Paris, est passé à la gratuité depuis novembre dernier. Toutes s’en félicitent. le vandalisme dans les bus a diminué, car ils sont plus souvent pleins ; et cela réduit les coûts. En Ile de France, on économiserait les millions d'euros consacrés à installer et entretenir les portillons, les machines à vendre des billets. Les controleurs deviendraient des agents d'accueil. D'autre part, le paiement des transports collectifs par les contribuables est le seul moyen d'inciter les propriétaires de voiture à la laisser au garage. Tous paient les routes, les couloirs de bus. Pourquoi suels les usagers devraient-ils se payer le métro ?

Anonyme
 
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pourquoi que les Parisiens

C'est domage que cette initiative ne concerne que les Parisiens, et ne s'étende pas à d'autres grandes villes

Laets | 21 septembre 2006 à 11h07
 
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