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Le Développement Durable : seule voie pérenne pour l'économie mondiale

Avec le PNUE, 12 gestionnaires de fonds rappellent aux investisseurs et entreprises que de bonnes pratiques environnementales, sociales et en matière de gouvernance restent des conditions sine qua non d'un développement économique durable.

Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com
Dans un nouveau rapport en collaboration avec le PNUE, un groupe de 12 gestionnaires de fonds représentant 1,6 billions (1600 milliards) de dollars d'actifs gérés, en appellent aux investisseurs, aux gouvernements et aux dirigeants d'entreprise, leur demandant d'incorporer les bonnes pratiques de protection de l'environnement, dans le domaine social et en matière de gouvernance car ces enjeux menacent la valeur actionnariale sur le long terme, conclut le rapport de synthèse « The Materiality of Social, Environmental and Corporate Governance Issues to Equity Pricing », présenté à New York à l'occasion du Global Compact Leaders Summit des Nations Unies.

S'exprimant dans le cadre de ce sommet, le directeur exécutif du PNUE Klaus Toepfer a déclaré: « Ce nouveau rapport apporte la reconnaissance d'un fait crucial par les grandes institutions financières : à savoir que les composants environnementaux et sociaux du développement durable devraient tout autant que les considérations économiques être au coeur des critères pris en compte par les investisseurs et les marchés de capitaux ».

« D'après les analystes financiers qui ont effectué ces recherches, les questions de durabilité ont un impact à long terme sur la valeur actionnariale. Il est clair que, pour protéger cette dernière, les entreprises qui se préoccupent réellement de notre environnement et qui souhaitent contribuer à la prospérité des communautés partout dans le monde doivent lancer des actions immédiates », affirme Toepfer.

Ce rapport de synthèse repose sur onze rapports sectoriels rédigés par les analystes de maisons de courtage. C'est la première fois que l'impact financier des considérations et des critères environnementaux, sociaux et d'entreprise par rapport à la gestion des portefeuilles des OPCVM, des fonds de pension et autres fonds institutionnels est étudié sous ce jour, selon le PNUE.

Les grandes maisons de courtage qui ont entrepris le travail sont parvenues à la conclusion que les compagnies des secteurs de l'aviation, de l'assurance, du pétrole, du gaz et des services d'intérêt général sont d'ores et déjà confrontées à de graves menaces liées au changement climatique, tandis que certains secteurs sont les témoins de l'apparition de nouvelles opportunités, sous la forme de nouveaux « marchés du carbone ».
Parmi les secteurs industriels couverts par ces études: l'aviation, l'habillement, l'électronique, le secteur pétrolier et gazier, les assurances, l'industrie pharmaceutique et les services d'intérêt général. Les onze rapports finaux, qui couvrent huit secteurs industriels, donnent une idée précise de la façon dont les analystes financiers d'aujourd'hui incorporent désormais un large éventail de menaces et d'opportunités nouvelles et complexes dans leur évaluation des performances d'une entreprise.

Parmi les conclusions les plus importantes :
• Les enjeux relevant de la protection de l'environnement, des questions sociales et de la gouvernance d'entreprise affectent la valeur actionnariale sur le long terme, avec dans certains cas des effets profonds.
• La pauvreté des informations fournies par bon nombre d'entreprises sur ces enjeux et leur communication insuffisante dans les rapports annuels limitent la pertinence des analyses financières.
• Des positions claires des pouvoirs publics sur ces enjeux facilitent grandement les analyses financières. Dans certains cas, les analystes n'ont pu fournir de rapports approfondis du fait de l'incertitude quant aux politiques publiques.

Source : PNUE

Réactions1 réaction à cet article

 
actionnariat = pas dans le sens de la protection

Bonjour,
Je ne suis pas convaincue que ce qui fait depuis des décennies l'arme fondamentale, essentielle et mondiale c'est à dire l'argent, l'actionnariat étant le poumon de notre économie décadente, aille dans le sens du développement durable.

Faut-il penser avoir comme réelles partenaires les entreprises mondiales dont le seul soucis est de maintenir dans le bon sens du poil les actionnaires, principales clients de celles-ci. Je ne pas suis pas convaincue du tout que cela aille dans le même sens.

Cordialement

dubitatif | 06 octobre 2004 à 12h21
 
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