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L'Agence européenne pour l'environnement alerte sur l'effet cocktail des produits chimiques

Eau  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Si l'action européenne visant à réduire certains des produits chimiques les plus dangereux dans les eaux a été suivie de résultats, de nombreuses substances échappent à la surveillance, en particulier les micropolluants dont les effets cocktail restent mal compris. Tel est le constat effectué par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) dans le rapport sur les produits chimiques dans les eaux européennes qu'elle a publié le 16 janvier.

Parmi les substances prioritaires de la directive cadre sur l'eau (DCE) dont la présence dans les masses d'eau s'est considérablement réduite, l'AEE cite le cadmium, le plomb, le nickel, ainsi que des pesticides comme le chlorfenvinphos ou la simazine. Cependant, le succès dont parle l'Agence est mince puisque dans son rapport sur l'état des eaux en Europe, publié en juillet dernier, elle révélait que seulement 38 % des masses d'eau de surface étaient en bon état chimique. La plupart des défaillances étaient imputables au mercure, aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et aux polybromodiphélylethers (PBDE).

De plus, l'état chimique des eaux n'est évalué qu'à partir d'une liste relativement courte de polluants historiques. L'une des principales préoccupations, pointe l'AEE dans son rapport, est le mélange de substances chimiques à faibles concentrations qui, en se combinant entre elles, présentent un risque pour la santé. Risque qui reste mal compris. "Dans l'environnement, les produits chimiques pénétrant dans les eaux de surface, peuvent se mélanger aux sels minéraux naturels et aux composés organiques, ainsi qu'aux éléments nutritifs provenant des eaux usées, des eaux de ruissellement agricoles et d'autres eaux usées. Les produits chimiques qui se retrouvent dans l'eau à cause des émissions atmosphériques s'ajoutent au mélange", explique l'Agence. Or, selon le rapport, la détection de plusieurs centaines de produits chimiques organiques, à de faibles concentrations dans un seul échantillon d'eau douce, est courante.

Face à ce constat, l'Agence préconise une meilleure communication des données sur les émissions de produits chimiques, ainsi qu'une amélioration de la surveillance, de la modélisation et de la notification des sources de pollutions diffuses.

Réactions2 réactions à cet article

 

Un effet cocktail ? A votre santé, hips !
Et au niveau des préconisations de l'AEE, une réduction drastique des émissions de polluants dans l'environnement, ce n'est pas à l'ordre du jour ?!

Pégase | 21 janvier 2019 à 09h49
 
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eh bé! n'en voila une découverte!
Il ne m'étonnerait pas qu'il y ait déjà dans plusieurs labo ou instituts de recherches des études sur le sujet et de premières conclusions ou propositions.
Pourquoi l'AEE semble t'elle découvrir le problème: manque de moyens, laisser aller, contraintes contrariantes?

le neurone en vadrouille | 21 janvier 2019 à 10h29
 
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