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L'Ineris évalue les risques liés aux batteries au lithium-soufre

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

La commercialisation de masse des batteries au lithium-soufre (Li-S) est attendue à horizon 2030, indique l'Institut de l'environnement industriel et des risques (Ineris). C'est la raison pour laquelle l'établissement public a étudié les risques liés à cette technologie amenée à remplacer les batteries lithum-ion (Li-ion) pour les applications nécessitant une haute densité énergétique. Cette évaluation des risques, essentiellement bibliographique, a donné lieu à un rapport daté du 7 février 2019.

Les auteurs identifient "des risques de fuites d'électrolytes liquides corrosives et toxiques et/ou un dégagement de fumées avec ou sans inflammation comportant des gaz toxiques et corrosifs". Ces risques sont toutefois similaires à ceux liés aux batteries Li-ion en cas d'utilisation inhabituelle ou inappropriée des batteries. L'Ineris pointe en revanche des risques spécifiques aux batteries Li-S. L'anode en lithium métal présente dans ces batteries "favorise la formation et la croissance de dendrites avec un risque de court-circuit interne qui, s'il est massif, peut mener à des échauffements internes importants et provoquer un feu". L'utilisation d'une cathode à bas de soufre, quant à elle, "peut entraîner la formation potentielle des gaz toxiques spécifiques H2S (également inflammable) et SO2 dans certaines conditions (emballement thermique, par exemple)", rapportent les auteurs.

Ces derniers identifient plusieurs pistes de réflexion pour assurer la mise en sécurité de ces batteries. Elles portent sur le choix des matériaux, sur le développement d'un Battery Management System fiable et robuste, et sur le choix d'une stratégie d'intervention adaptée en cas d'incendie.

"Les marchés visés par la technologie Li-S sont, dans un premier temps, l'aéronautique et le spatial. A plus long terme, la technologie pourrait également équiper des véhicules électriques lourds (camions, bus)", indiquent les auteurs du rapport. Mais le marché des voitures électriques devrait rester à l'écart de cette technologie "à moins que des avancées permettant un gain majeur en densité volumique soient réalisées".

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