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Actu-Environnement

OGM : une étude révèle la toxicité d'un maïs transgénique sur les rats

Une étude préoccupante réalisée par l'Université de Caen révèle la toxicité d'un maïs génétiquement modifié et du pesticide Roundup sur les rats. De quoi s'interroger sur leurs effets sur la santé humaine.

Risques  |    |  Laurent RadissonActu-Environnement.com

L'équipe du Professeur Séralini de l'Université de Caen publie aujourd'hui dans la revue scientifique américaine Food and Chemical Toxicology une étude qui devrait faire grand bruit. Elle révèle la toxicité sur les rats du maïs transgénique NK 603 tolérant au Roundup, l'herbicide le plus vendu au monde, et le Roundup lui-même, tous deux produits par la société américaine Monsanto.

Résultats alarmants

"Pour la première fois au monde, un OGM et un pesticide ont été évalués pour leurs impacts sur la santé plus longuement et complètement que les agences sanitaires, les gouvernements, les industriels et d'autres chercheurs ne l'ont jamais fait", indique le CRIIGEN, dont le Professeur Séralini préside le conseil scientifique.

Le comité considère que les résultats sont alarmants. Les tests, réalisés sur 200 rats pendant deux ans sur plus de cent paramètres, révèlent "des mortalités plus rapides et plus fortes au cours de la consommation de chacun des deux produits". Les chercheurs précisent que "les femelles développent des tumeurs mammaires importantes et en grand nombre et des perturbations hypophysaires et rénales, et les mâles présentent des atteintes hépato-rénales chroniques sévères".

"Les implications sont gigantesques", s'alarme le CRIIGEN qui indique que l'étude permet "de comprendre le mode d'action toxique d'un OGM", dont le caractère est partagé par plus de 80% des OGM alimentaires, "mais aussi d'un pesticide à des doses extrêmement faibles équivalentes à celles trouvées dans les eaux de surface et les eaux de boisson". L'association d'experts voient aussi dans ces résultats une mise en lumière du "laxisme des agences sanitaires et des industriels dans l'évaluation de ces produits".

La révision des procédures d'évaluation réclamée

Réagissant immédiatement à la publication de l'étude, José Bové demande à la Commission européenne la suspension immédiate des autorisations de mise en culture et d'importation d'OGM. "Nous nous battons depuis 1996 pour la réalisation de véritables études toxicologiques sur la dangerosité des OGM pour l'alimentation humaine et animale, a déclaré le vice-président de la commission de l'agriculture et du développement rural au Parlement européen.
 Cette étude montre enfin que nous avons raison et qu'il est urgent de revoir rapidement tous les processus d'évaluation des OGM".

De la même façon, Greenpeace demande à l'UE de "décréter un moratoire sur tous les OGM résistants aux herbicides en Europe" et au gouvernement Ayrault de concrétiser son opposition aux OGM en poussant la Commission à réviser les procédures d'évaluation des OGM "demandée à l'unanimité par les 27 Etats membres de l'UE en 2008 sous la présidence française" mais restée sans "suite sérieuse".

Générations Futures, via son porte-parole François Veillerette, demande aussi que de "telles études sur rats pendant deux ans soient immédiatement rendues obligatoire au niveau européen, afin d'évaluer le risque de la consommation d'OGM pour l'Homme sur la vie entière, et non pas seulement sur une durée de quelques mois, comme cela est pratiqué actuellement".

Autre son de cloche en revanche chez l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV) qui estime que "l'étude du CRIIGEN n'est pas la première à avoir évaluer les effets à long termes des OGM sur la santé". Pour cette ONG "dont le but est d'informer sur la réalité des biotechnologies végétales", de nombreuses études toxicologiques évaluant également les effets à long terme des organismes transgéniques sur la santé des animaux ont été menées et "n'ont jamais révélé d'effets toxiques des OGM".

Le Gouvernement saisit l'Anses

Quoi qu'il en soit, le Gouvernement a pris au sérieux les résultats de cette étude qui, selon le Nouvel Observateur, aurait été financée en grande partie par la grande distribution soucieuse de ne pas être tenue responsable d'un nouveau scandale sanitaire. Les trois ministres concernés par le dossier ont annoncé une saisine immédiate de l'Anses, une analyse des résultats de l'étude par le Haut Conseil des biotechnologies et leur transmission en urgence à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).

En fonction de l'avis de l'Anses, le Gouvernement demandera aux autorités européennes de prendre toutes les mesures nécessaires en matière de protection de la santé humaine et animale, qui pourront aller jusqu'à "suspendre en urgence l'autorisation d'importation dans l'Union européenne du mais NK 603, dans l'attente d'un réexamen de ce produit sur la base de méthodes d'évaluation renforcées". En tout état de cause, les ministres estiment que cette étude valide la position de précaution prise par le Gouvernement sur le moratoire des cultures OGM, position qu'a réaffirmée Jean-Marc Ayrault lors de la Conférence environnementale.

Selon Euractiv, la Commission européenne a également saisi l'Efsa. Pas sûr toutefois que cette saisine satisfasse toutes les parties, "cet organisme [s'étant] distingué depuis de nombreuses années par la proximité flagrante de ses membres avec les industriels vendant des OGM et son manque d'indépendance", estime Greenpeace.

Réactions62 réactions à cet article

 

Cet extrait d'étude précise que l'on nourrit des rats au maïs transgénique résistant à la pyrale.
Ce maïs a la vocation d'être semé et non consommé par les humains.
Il est important de différencier une semence de l'aliment qu'il soit destiné aux animaux ou aux humains.
La plupart des semences sont traitées pour résister aux ravageurs, il va de soit que leur utilisation à titre alimentaire est déconseillée et même interdite.
L'absence d'une telle précision disqualifie l'extrait de l'étude qui nous est ici soumise.

La polémique sur les OGM est excessive.
On amalgame sous le titre « OGM » des problèmes qui sont de l’ordre de l’économie, par exemple celui du « monopole des semences » ou de la « brevetabilité du vivant ».
Les détracteurs évitent trop souvent de rappeler les progrès médicaux dus aux OGM.
Le plus souvent, ce ne sont pas les OGM en tant que tels qu’il faut incriminer, mais le mauvais usage que l’on en fait.
Condamner globalement les OGM reviendrait dans une logique similaire à devoir condamner tous les pesticides, tous les médicaments, et pourquoi pas le sucre, le sel les matières grasses à l’origine d’un grand nombre de décès de par le monde.
A-t-on répertorié le nombre de décès attribuables aux OGM ?
Comparons par exemple le nombre de victimes dues au nucléaire, au charbon, aux vaccins, à la vitesse, à l’alcool, aux médicaments... aux OGM et même à l’eau !

L’étude qui porte sur une durée de 24 mois précise :
« Les rats nourris aux OGM, traités ou non au Roundup

Palombier | 20 septembre 2012 à 02h31
 
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Le début de la vie d'un rat de laboratoire enfermé dans une cage ou un « aquarium » ne doit pas être marrant, même à supposer qu'il n'a aucune mémoire de la liberté dont jouissaient ses très lointains ascendants dans la nature. Il reste donc possible qu'un stress induit fausse ses réactions face à une agression expérimentale et aggrave les conclusions. Mais pour le moins ce rat est nourri conformément à sa nature.

L'homme, lui, subit d'autres stress et d'autres agressions physiques diverses . Et en plus il ne se nourrit généralement pas conformément à sa nature qui, vu la taille de son estomac en particulier, n'est pas celle d'un omnivore

Alors que valent vraiment des conclusions d’innocuité pour l'humain après un test de médicament ou autre sur des rats ?

Sprikritik | 20 septembre 2012 à 08h21
 
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L’étude qui porte sur une durée de 24 mois précise :
« Les rats nourris aux OGM, traités ou non au Roundup ont eu des tumeurs plus rapidement et de façon plus importante que les témoins »
Il est pourtant très rare que l’on observe l’apparition de tumeurs dans un élevage bien conduit selon les règles de la zootechnie.
Comment expliquer que des tumeurs soient apparues dans l’élevage témoin ?
À titre de comparaison :
Katsusaburo en 1915 testant le goudron à dose très faible sur 137 lapins, dû attendre 1 an pour constater que 7 d’entre eux avaient développé une tumeur.

palombier | 20 septembre 2012 à 09h24
 
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Vous êtes un menteur Palombier Et j'invite tous les lecteurs ou éditeur de commentaire à faire preuve d'un esprit critique à la lecture de ses commentaires.

Le maïs NK603 a bien été autorisé à la mise sur le marché, via les importations, par la Commission, le 19 juillet 2004, après un avis favorable de l'EFSA datant de novembre 2003 (source : http://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/9.htm Il est autorisé pour l'alimentation animale, ainsi que pour la fabrication de produits alimentaires pour l'homme, comme la farine ou la semoule de maïs.

Il est utilisé pour des aliments tels ; les céréales, les biscuits apéritifs, la chapelure, les plats cuisinés, les sauces, les crèmes desserts, les potages ou encore les pâtisseries. Ou encore comme additifs alimentaires, comme l'amidon oxydé (E1404), les phosphates d'amidon (E1410, E1412 à E1414) ou le sorbitol (E420). Mais il est impossible d'être sûr de la présence de ce maïs, dans la mesure où la réglementation européenne n'impose pas un affichage signalant la présence d'OGM pour des produits contenant moins de 0,9 % d'organismes génétiquement modifiés.


Conclusion on nous a empoisonner. C'est l'amiante du BTP.

Hannicare | 20 septembre 2012 à 09h37
 
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Séralini n'a pas une réputation de sérieux chez ses collègues scientifiques. Gérard Pascal a notamment déclaré : "Je n’ai jamais vu ça. Il faut envoyer une commission d’enquête dans le labo où cela a été fait."

Laurent Berthod | 20 septembre 2012 à 09h40
 
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A Palombier
Vive la propagande ...
1. Il est important de différencier une semence de l'aliment qu'il soit destiné aux animaux ou aux humains. vous avez raisons sauf à penser que l'humain mange les animaux eux même nourris avec les dits OGM
L'absence d'une telle précision disqualifie votre réflexion.

2. Il arrive que des humains non nourris aux OGM aient des cancers (ou tumeurs mais appelons les choses par leurs noms) même dans un élevage bien conduit (...) Ici la problématique soulevée est :
Comment expliquer que les rats nourris aux OGM, aient eu des tumeurs plus rapidement et de façon plus importante que les témoins.
Savoir pourquoi les non fumeurs ont des cancers des poumons ne nous apportera pas d'éclairage pour savoir pourquoi les fumeurs en ont plus

Protecurbinco | 20 septembre 2012 à 09h52
 
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Qu'ont donc mangé ces rats?
Les semences traitées (dans ce cas, Palombier aurait raison car elles sont interdites à la consommation, OGM ou pas), ou les épis de maïs produits par les plantes issues de ces semences (dans ce cas, c'est Hannicare qui aurait raison) ?
Une publication sérieuse, avant de hurler à l'empoisonnement du fait d'un complot mondial ourdi par... etc., nous le préciserait.

Albatros | 20 septembre 2012 à 10h42
 
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@Laurent Berthod :
Attaquer la crédibilité du scientifique, c'est d'une bassesse !

Cette équipe a tellement flipper de se prendre le lobby agroalimentaire dans la mouille, qu'ils cryptaient leurs emails et ne traitaient pas de leur étude au téléphone.
Et quand la vérité éclate enfin, on sort les bonne vieille recette de contrôle des masses. On va dire qu'il est décrié ou pratiquer l'omerta, bref, on se moque du fond pour attaquer la forme.

C'est moche, ça me dégoute.

Hannicare | 20 septembre 2012 à 10h45
 
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Grand bruit, grand battage médiatique...voilà encore du grain à moudre pour tous les littéraires, les philosophe et les scientifiques pour quelques mois... bravo, du papier et du boulot en perspective... sans celà on s emmerde et on risque de se faire jetter pour cause d'inutilité... OGM c 'est quoi ??? Probablement une pompe à fric toujours plus juteuse pour en avoir toujours plus, pour consommer toujours plus et polluer toujours plus... Quant on regarde nos sols matraqués par une mécanisation de plus en plus lourde, des rotations presque inexistantes etc...N' y-a plus aucun moyen d'améliorer les rendements de nos cultures sans aller aux OGM ??? en 2011, en grande parcelle, des rendements en maïs on dépassé 150 qx/ha; voilà des génétiques à 180 qx de potentiel...et on en fait en moyenne 80-90...Si j'ai un potentiel à 180 qx , chaque fois que je descends en dessous, c'est qu'il y a un facteur limitant...lequel ??? eau, climat, sols, alimentation etc...rendont les paysans plus intelligents plutot que de les abêtir du "feu de tout bois" qui profite à tous les parasites de l'agriculture... Toutefois, si l'expérimentation sur denrées alimentaires animales issu d' OGM tient à la notion de durée expérimentale, c'est que nous sommes conduits par des loups voleurs et menteurs et non des bergers voulant le bien de tous ??? et de plus , des rigolos qui n'ont aucune notion de l'expérimentation...Que devient le lait et viande depuis 20 ans issu du soja OGM

bertrand | 20 septembre 2012 à 11h15
 
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"Nom de code In Vivo - évoque la très difficile récupération de semences de maïs OGM NK 603 (...) par le truchement d’un lycée agricole canadien.
Puis la récolte et le rapatriement des "gros sacs de jute" sur le port du Havre fin 2007, avant la fabrication de croquettes dans le secret le plus total et la sélection de deux cents rats de laboratoires dits "Sprague Dawley". "

Le maïs a donc été récolté mais on leur aurait fait manger des semences ?!

Cher Albatros, un empoisonnement est avéré quand un lien de causalité est avéré entre l'administration d'une substance et un risque de mort chez une personne. C'est bien le cas, non ? A moins que le cancer ne tue plus...

Le produit est sur le marché depuis 2003 en Europe. Combien d'études on été menées par des copaings scientifiques de la multi-nationale ? Peut-on affirmer l'inoccuité d'un produit alors que seul 2 ans d'observation suffisent à établir le doublement de tumeurs cancéreuses chez le rat femelle par exemple ?
Je ne comprends pas comment après ça, on me taxe, moi, de commentaires "complotistes".

Hannicare | 20 septembre 2012 à 11h54
 
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Même si je ne suis pas d'accord avec eux sur de nombreux sujets, que le dernier commentaire est assez incompréhensible pour les non-agronomes (la banalisation objective, c'est tout un art), Albatros et Bertrand abordent des questions prés-requises importantes :
--> L'article manque un peu trop de précision sur le protocole de l'étude en elle-même : y avait t'il un groupe de rats témoin (alimentés uniquement au maïs bien sur...?), un groupe de rats testeur du maïs transgénique et un groupe de rats testeur d'une (ou plusieurs ?) concentration spécifique en roundup (attention en toxicologie, tout est affaire de dose) sur leur grains de maïs (et/ou dans leur eau ?) ? Ou bien n'y avait-il que le groupe témoin et le groupe testeur (maïs+roundup) ? Pour ceux qui se posent les questions des tumeurs : de réputation, c'est une des principales (ou la principales ) causes de mortalité des souris et rats. Parce que le roundup c'est vraiment une des pires saloperies imaginables en terme de toxicité et j'ai bien peur que les militants anti-ogm par principe ne crient victoire légèrement trop tôt (mais peut-être l'étude est-elle bien plus précise là-dessus ?) : j'avoue que ça ne m'étonnerais pas que ce soit une forte concentration en roundup qui leur ait causé de telles tumeurs.

- Comment se fait-il alors qu'on ai pas remarqué d'impact du aux multiples produits dérivés des OGM aux USA ? C'est là aussi peut-être une question de dose plus diffuse...?

Lionel | 20 septembre 2012 à 12h13
 
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Il y a aussi une autre question pour le moins intrigante : comment se fait-il que la Commission Européenne n'ai pas révisé les procédures d'évaluation des OGM "demandée à l'unanimité par les 27 Etats membres de l'UE en 2008" ? Aurait-elle été influencée par une pression plus importante à ses yeux que celle de ses 27 états membres ? (oui, je sais ! ça fait énormément "complot mondial" mais c'est juste une remarque pour avoir votre avis à tous sur la question ainsi que les autres du sujet).

Lionel | 20 septembre 2012 à 12h16
 
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ou tout simplement, c'est vrai......

Robert | 20 septembre 2012 à 12h32
 
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lol, j'ai pas dis l'inverse Robert, je m'interroge juste sur 2 aspects prés-requis pour être sur que c'est vrai si c'est le cas.

Lionel | 20 septembre 2012 à 13h52
 
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Cher Albatros
La réponse à Qu'ont donc mangé ces rats? cherchez sur internet quelques photos bien sympa pour Lionel qui nous vend que de réputation, les tumeurs sont une des principales (ou la principales ) causes de mortalité des souris et rats.
moi des comme ça j'en avait jamais vu

Protecurbinco | 20 septembre 2012 à 13h56
 
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Avant de se faire une opinion il faudrait peut être lire l'étude publiée dans la revue scientifique ( considérée comme trés sérieuse par les PRO OGM quand elle avait publié une étude contreversée sur la soit disant inoquité des OGM, étude portant sur des faibles cohortes et trés limité dans le temps). Car si les test sont fait sur des animaux vivant plus de 10 ans, sur quelques mois il y a peu de chance de montrer les posibles impacts. La, les test sont fait sur une vie entière, cela est un peu plus probant. Il ne nous reste plus qu'à attendre encore 60 ans pour savoir qui à raison. Avis aux cobayes.

Duport Claude | 20 septembre 2012 à 14h26
 
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@ Hannicare.

Quand toutes les précédentes études de Séralini sur les OGM ont été invalidées par la communauté scientifique, vous avez été dégoûté ?

Laurent Berthod | 20 septembre 2012 à 14h27
 
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cherchez la vidéo sur l’étude du Criigen sur le maïs transgénique NK603

cram | 20 septembre 2012 à 14h38
 
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@Laurent Berthod :
Au plaisir de lire vos sources.

Hannicare | 20 septembre 2012 à 15h00
 
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@ Lionel :
Je partage en partie ton analyse sur qui est l'agent nocif : l'OGM ou le Round Up ?
Sauf que le but (entre autre) de ces OGM est de rendre la plante résistante au Round Up, ce qui fait que dans l'agriculture industrielle, quand on utilise ces semences, on met un bon coup de round up quand les mauvaises herbes sortents, plutôt que de passer la bineuse ou autre outil.
L'idée de faire l'expérimentation avec un grain OGM + Round Up me parait donc assez légitime et intelligente. Maintenant reste la question des doses ?

Et concernant le sérieux de l'étude, n'ayant pas de qualification en la matière (pas plus que la plupart ici et sinon il faut aussi une bonne dose de partialité, difficile !!!)
En tout cas je considère (peut-être à tort) que l'impact factor de la revue dans laquelle l'étude est publiée est encore ce qu'il y a de plus simple pour en juger. Avec un score à 2,99, en comparaison avec une grande partie des revues, c'est un bon score (même très bon). Pour ma part je considère que la crédibilité n'est pas à remettre en cause (sauf éléments nouveaux bien sûr), mais que tant que les conditions d'expérimentation ne seront pas précisées, cela ne (me) permet pas d'en tirer de réelles conclusions.

Si ce n'est que le round up est nocif et que les OGM dont le but est d'en généraliser l'usage est dangeureux, mais ça je le pensais déjà avant.

Tombour | 20 septembre 2012 à 15h11
 
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Je suis tout à fait d'accord avec Hannicare.

LES OGM (et autres saletés) on en veut pas !

A "palombier" :

Quand vous dites : "Il est pourtant très rare que l’on observe l’apparition de tumeurs dans un élevage bien conduit selon les règles de la zootechnie", je pense que vous affirmez n'importe quoi (comme le précise "lionel" :"Pour ceux qui se posent les questions des tumeurs : de réputation, c'est une des principales (ou la principales ) causes de mortalité des souris et rats".

On peut donc en déduire que si, dans des conditions d’élevage similaire, des rats nourris aux ogm développent plus rapidement et en plus grand nombre des cancers que des rats nourris sans ogm, la cause de la survenue du mal, plus précoce et touchant plus de sujets, semble bien venir de l’alimentation.

A « Laurent Berthod » :

Ce n’est pas parce que certains scientifiques disent n’avoir « jamais vu ça » que l’on va les croire sur parole. Je me méfie des personnes qui se permettent de porter des jugements infondés.

Agathe | 20 septembre 2012 à 15h13
 
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Mon cher Hanicare,

Si vous consacrez une toute petite part du temps que vous passez à lire les trucs des anti-OGM qui tournent en boucle sur Internet, vous les trouverez facilement. Dans la vie Il faut apprendre à travailler, si on veut arriver à se faire une opinion raisonnable par soi-même.

Laurent Berthod | 20 septembre 2012 à 15h24
 
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Quand on est grands-parents et que l' on prend conscience de tout cela,on ne sait quoi dire à nos petits pour qu' ils grandissent sereinement car il est évident que les puissants s' arrangent pour être à la fois juge et partie,
il leur faudra beaucoup d' imagination pour créer un avenir enviable.

Evejean | 20 septembre 2012 à 15h26
 
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Gérard Pascal est un éminent toxicologue, une référence européenne voire mondiale dans sa spécialité

Laurent Berthod | 20 septembre 2012 à 15h29
 
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@ Agathe,

Parce que votre avis, le vôtre, pas celui de Gérard Pascal, sur quoi est-il fondé ? Vous comprenez quoi que ce soit à la recherche scientifique ?

Laurent Berthod | 20 septembre 2012 à 15h37
 
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ne devrions nous pas nous demander pourquoi il a fallu attendre si longtemps pour que des études serieuses soient misent en place?
Les industriels jouent avec nos vie pour s'enrichirent avant de connaitre les risques.

Ensuite, avant de pouvoir argumenter cette étude je pense que le journaliste devrait fournir les chiffres exact ou pourcentage de rats ayant développé des tumeurs parmi les témoins et les autres!!

Quel est la conclusion de l'étude sur le goudron???

Sprikritik, vous dites que ce maïs est destiné à un alimentation animal donc nous ne devons pas nous alarmer. Mais nous mangeons ces animaux! donc si ils ne sont pas sain, nous ne le seront pas non plus? ou il y a t-il quelque chose que je n'ai pas compris?

Palombier, oui nous devrions condamner tous les pesticides, sucre et le sel non naturel et beaucoup d'huile. Ils ne sont pas nécessaire, mauvais pour notre santé et nuisent à l'environment. L'utilisation des médicaments reste discutable.

dovirgo | 20 septembre 2012 à 15h45
 
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A "Laurent Berthod" :

Je ne parlais pas de l'avis de Monsieur Gérard Pascal, que je ne connais pas d'ailleurs, mais du votre Monsieur Berthod qui vous permettez de critiquer à tort et à travers tous ceux qui pensent différemment de vous sans vouloir citer vos sources.

Et puis, même une grande éminence reste un être humain capable de se fourvoyer. De même, pourquoi un scientifique qui se fourvoie plusieurs fois ne pourrait-il pas taper juste une autre fois ? Vous arrive-t'-il de vous remettre en question ?

Agathe | 20 septembre 2012 à 16h13
 
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Mon très cher Laurent,

Autant que faire ce peut, j'aime à m'appuyer sur des raisonnements construits, articulés, argumentés. C'est le cas de cette étude qui fait preuve de la rigueur scientifique (hypothèses, méthodo, stats, résultats, limites) et une parution à la clée (reconnaissance du boulot).

Là, le monsieur Gérard Pascal brasse (encore une fois) du vent. Qu'est ce qu'il dit ? Il dit ; "c'est honteux".
Oui, mais pourquoi ? ; "Parce que c'est honteux pardis !!! J'ai plein de diplômes, de titres bien pompeux, et je vous dit, c'est pas du travail correc"... (fin de citation ;).

Mais hélas, comme je vous l'ai dit, je souhaite des arguments, pas des titres à faire valoir.
Alors qu'il était membre de la Commission du génie biomoléculaire (CGB), c'est le MON 863 qui a fait l'objet du même type d'étude. Et devniez un peu qui est venu remettre en cause le travail scientifique en faisant peser ses titres sans aucun argument scientifique ???... roulement de tambours.... and the winner izzzzz : Gérard Pascal !

Alors mettez en cause Mr Séralini parce qu'il a fait une étude à charge, passe encore ; oui, ça peut être un biais dans les hypothèses. Mais s'appuyer sur un Mr Pascal, qui est l'exact pendant de Mr Séralini - mais côté Monsanto - ça tient du "faites ce que je dis mais pas ce que je fais". L'argumentation scientifique en moins, je le répète, parce qu'il y a quand même 2ans de boulot difficilement contestable.

Hannicare | 20 septembre 2012 à 16h34
 
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A M. Laurent Berthod, à qui je reconnais le mérite de signer par son nom. Si vous reprenez la liste des derniers scandales sanitaires vous verez que les premiers lanceurs d'alertes étaient d'abord traités de farfelus, ne respectant pas la déontologie scientifiques et qu'il y avait toujours des "éminents scientifiques" (bien payés et aux ordres) pour démontrer le contraire, maintenant qui oserait prétendre que le tabac n'est pas un poison, que l'amiante ne provoque pas des cancers....Donc un peu de retenu dans votre soutient inconditionel, et dans le cas présent il faudrait connaitre les réactions au USA ou cette étude à été publiée, peut être que des voies autre que celles de ceux que vous appelez les ANTI vont se faire entendre.

Duport Claude | 20 septembre 2012 à 16h34
 
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Tout d'abord, pour pouvoir correctement juger de cette étude, je vous invite à aller à la source, l'article scientifique lui-même (on évite ainsi bon nombre de biais dans le traitement de l'information réalisé par les journalistes).

Quelques remarques :

il n'y a que 10 rats par groupe ! C'est très peu pour rendre des conclusions statistiquement significatives ! (lancez dix fois une pièce, vous n'obtiendrez pas forcément 5 pile/5face)
Je vous conseille de regarder avec attention la figure 2 qui montre le taux de mortalité au cours du temps. La ligne pointillée correspond au témoin sans OGM, les autres, aux rats nourris avec OGM. Y voyez-vous une grande différence ? Les courbes se confondent, non ?
Les rats mâles nourris sans OGM présentent souvent une mortalité supérieure aux rats ayant ingurgité 33 % de maïs OGM : étonnant, non ?
Cela est simplement dû au hasard lié à la date de la mort d'un seul individu au sein d'un échantillon.
D'où la nécessité de réaliser des tests statistiques de significativité bien connus des scientifiques, étrangement absents dans cette étude !

"In my opinion, the methods, stats and reporting of results are all well below the standard I would expect in a rigorous study – to be honest I am surprised it was accepted for publication." - Prof David Spiegelhalter, Winton Professor of the Public Understanding Of Risk, University of Cambridge

Romain | 20 septembre 2012 à 18h02
 
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@Protecurbinco : je n'essaie pas du tout "de vous vendre" des choses mais juste de proposer une réponse car il me semble que dans les souris et rats domestiques, les causes de mortalité en fin de vie sont souvent liées à une ou plusieurs tumeurs (mais je n'ai bien sur jamais fait d'étude épidémiologique sur la population des rats français xD) ; j'ai déjà eu deux souris domestiques dont je suspectes qu'elles avaient une à deux tumeurs plutôt sur le dos quand elles sont mortes mais proportionnellement, cela n'avait bien sur rien à voir avec les immenses boules développées par les rats de l'expérience. ... cela amène à se demander, sur leurs rats, maintenant qu'on a noté que les tumeurs apparaissaient proportionnellement plus sur les nourris aux OGM, y a t'il une différence de taille des tumeurs entre les nourris aux OGM et les témoins ?

Enfin je trouve que l'argument explicatif potentiel de la durée du test par rapport à la durée de vie de l'animal semble très pertinent : si c'est bien un fait, on devrait voir apparaître des vrais impacts graves sur les humains (en recherchant les personnes qui consomment le plus de produits dérivés des OGM aux USA ou dans une région économiquement pauvre qui aurait cédée au "les OGM vous sauveront de la famine...") que dans au moins encore 40-60 ans si les tumeurs se développent plutôt plus dans le dernier tiers de la vie (aussi le cas pour les rats ou les ont-il développé petit à petit depuis leur jeunesse ?), les OGM datant de 95-2000.

Lionel | 20 septembre 2012 à 18h03
 
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Une conclusion possible de l'étude est « le maïs NK603 présente probablement une toxicité acrue » qui est tout différente de « tous les OGM sont des poisons ».

Car le danger ne provient pas de la technique de modification génétique en tant que telle, mais bien du transgène (ce qui a été ajouté au génome de la plante pour la rendre résistante au round up) lui-même.

"Like most of the GM debate, this work has very little to do with GM. The authors of the paper do not suggest that the effects are caused by genetic modification" - Prof Ottoline Leyser, Associate Director of the Sainsbury Laboratory, University of Cambridge

Je ne suis pas spécialiste, j'ai simplement reporté des avis que j'ai trouvés

Il est dommage que dès lors que le sujet des OGM est évoqué, une approche calme et rationnelle devient impossible, trop vite remplacée par le passionnel (et les certitudes sans fondements?).

Monsanto ne publiera jamais une étude qui démontre la dangerosité de ces produits. De même, pour une étude financée par des anti-OGM, on peut douter que des résultats démontrant leur innocuité soient publiés.

Cela démontre la nécessité et l'urgence de conduire une recherche publique sur le sujet (avec un grand nombre d'individus par échantillon, une durée d'étude suffisamment longue, une analyse statistique des données rigoureuse, une absence de conflit d'intérêt).

Romain | 20 septembre 2012 à 18h04
 
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A Monsieur Duport à qui je reconnais sa reconnaissance et qui argumente.

Mais cette argumentation, que je pense sans aucune arrière-pensée et de toute bonne foi, s'apparente néanmoins à ce qu'on appel l'amalgame, c'est-à-dire transposer à un cas particulier ce qui a été constaté dans un autre cas particulier.

Alors, amalgame pour amalgame, je vais en commettre un autre, à fin purement heuristique, ce qui devrait permettre de me le pardonner.

La vache folle. Que n'a-t-on pas entendu à l'époque sur les experts vendus à l'agroalimentaire ! Qui, finalement, a eu raison, ceux qui prédisaient l'apocalypse ou ceux qui prônaient la modération et la raison ?

NB J'ai vécu professionnellement la crise de la vache folle, pas du côté des fabricants d'aliments du bétail, mais côté d'une certaine catégorie de victimes, les éleveurs.

Laurent Berthod | 20 septembre 2012 à 21h44
 
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Mon cher Hannicare,

Vous écrivez : "C'est le cas de cette étude qui fait preuve de la rigueur scientifique (hypothèses, méthodo, stats, résultats, limites) et une parution à la clée (reconnaissance du boulot)."

Permettez-moi de vous demander ce que vous connaissez à la recherche scientifique, ses méthodes, sa rigueur ?

Monsieur Gérard Pascal a plus de publications à son actif que Monsieur Séralini, lesquelles, en outre, ne sont pas contestées par l'ensemble de ses collègues dans sa spécialité.

Laurent Berthod | 20 septembre 2012 à 21h50
 
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Pour résumer, dans ce cas d'étude comme dans beaucoup (voir toutes les autres), à quand un organisme réellement indépendant et compétent?
Il s'agirait de revoir le concept même de l'organigramme scientifique actuel mais comment sortir du système ou comment donner plus de légitimité aux études universitaires par ailleurs en manque de moyens?
Mes interrogations allant plus loin que le simple débat de ce cas même si elle nous montre la voie vers une remise en cause des grandes industrie....

Robert | 20 septembre 2012 à 22h52
 
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À propos de l’apparition de tumeurs.
Si l’on veut tirer des conclusions sur l’importance des OGM quant à l’apparition de tumeurs, il faut comparer les effets observés par rapport à un groupe témoin.
Le témoin est un modèle de référence en l’occurrence non prédisposé à contracter des tumeurs.
Or la souche de rats utilisée "Sprague-Dawley", est prédisposée aux cancers mammaires, dont l'incidence peut atteindre 45 %, en l'absence de toute intervention.
Il va de soit que les résultats attribuables aux OGM sont alors contestables.

L’alimentation des rats au maïs présente une particularité propice à la prolifération de tumeurs provoquées par les mycotoxines de la céréale : aflatoxine, ochratoxine. Elles ont des effets délétères justement sur les glandes mentionnées dans l’étude : reins, foie, mamelles.

Palombier | 21 septembre 2012 à 00h04
 
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Se sera comme d’habitude. Seralini fait sont beuz ,les media suivent avec leurs groupes de fan(atique) qui feront du bruit et puis après les gents sérieux vont démontré que cet escroc à encore fait tout sauf de nous trouver des preuves sérieuses d’un quelconque problème avec les OGM.
Mais là ,personne n’en parlera plus voir le fait que cette études soit encore à la limite de la pure escroquerie sera même nier pendant longtemps.
Même José bove a toutes ses interventions dans les média ( RTL ,LCI..) à chaque fois en « bon politique » qu’il devient précise quand même qu’il faut attendre les contres expertises(il n ose même plus ce mouiller avec Seralini) toute en maitenant le principe de précaution biensur..

yanquirigole | 21 septembre 2012 à 00h09
 
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A Laurent Berthod, une certaine franche de la communauté scientifique sera à vos trousses et mettra en cause la scientificité de vos travaux pour de bonnes raisons qui malheureusement ne seront jamais avouées (suivez mon regard). Souvenez-vous que les premières personnes qui ont critiquées les OGM ont été traitées de tous les noms d’oiseaux lugubres, José BOVE et les autres. Aujourd’hui encore, vos travaux ne leur donnent-ils pas raisons ? Mais seulement avant toute chose, je vais lire ladite étude. Oh ! Que dire pour les pays africains où très bientôt ces produits vont se retrouver sur les marchés au mépris des Accords SPS…

Gaston | 21 septembre 2012 à 07h24
 
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L'échantillon est bien de 200 rats (100 mâles, 100 femelles), ce qui fait qu'il est représentatif. On n'a jamais demandé un échantillon représentatif par hypothèse !!!

Ok, ils sont répartis par lot de 10.
- Donc 120 (60x2 - mâles/femelles)d'entre eux on mangé du maïs transgénique à 3 niveaux différents, avec ou sans round-up.
- 60 ont été exposés au round-up mélangé à l'eau à 3 niveaux différents.
- Et 20 sont restés dans un contexte normal en tant que témoin. Donc on satisfait bien les groupes de 50 recommandés par les cancérogènes.

La conclusion est que les rats ayant consommé du maïs NK603 seul / maïs NK603 traité au Roundup / Roundup seul sont morts plus tôt. Il faut quoi de plus ? Et si ce type de rat est à risque niveau cancer, je rappelle que 15% des femmes françaises développeront un cancer du sein et ce facteur augmente chaque année.

Bon et petite nouvelle du jour, l'EFSA (Sécurité Alimentaire Européenne) va bien conduire une expertise de l'étude mais en gardant les mêmes experts qui avaient donné leur feu vert à ce maïs NK 603 (en 2003/2004) et sur une période de 90 jours, pas sur les 2ans de l'étude. Notre premier ministre a même du dire qu'il s'appuierait sur notre Anses nationale et pas l'EFSA.
Que de bonne foi !!!!

Pour finir, Laurent B., comme vous mettez en doute ma faculté d'interpréter l'étude et que je dois me justifier; sachez que dans le cadre universitaire français ou étranger, j'ai été amené à pratiquer la recherche scientifique.

Hannicare | 21 septembre 2012 à 10h33
 
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Bien d'accord avec toi Romain (et malheureusement les OGM créés ont bien souvent des potentiels de nuisance importants sur la biodiversité via le caractère invasif de l'OGM puisque plus compétitif - sauf si le grain obtenu n'est pas fertile - mais aussi à sa globalisation dans le choix de l'espèce cultivée et à l'utilisation très fortement recommandée voire contractuellement obligatoire de pesticides puissant qui massacrent les écosystèmes du champs et de ses abords proches, sauf si c'est pulvérisé dans ce cas aussi le champ d'à côté ; quand aux impacts sur la santé ils font l'objet de l'actualité mais les études devraient en effet être bien plus sérieusement menées en terme d'indépendance (donc publique et avec prévention du moindre conflit d'intérêt...ce qui ne parait pas facile de nos jour...).

Lionel | 21 septembre 2012 à 10h54
 
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Mon cher Hannicare,

Votre commentaire sur l'expé et notamment votre expression : "Il faut quoi de plus ?" indique que vous semblez tout ignorer de ce qu'est un test statistique.

Laurent Berthod | 21 septembre 2012 à 10h57
 
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@Palombier : tu a déjà oublié ce que tu as lu dans l'article ou tu n'as même pas lu l'article ?--> "Les tests, réalisés sur 200 rats pendant deux ans sur plus de cent paramètres, révèlent "des mortalités plus rapides et plus fortes au cours de la consommation de chacun des deux produits"" Peu importe donc s'il y a prédisposition : ici, ce qu'on remarque c'est que ceux qui sont aux OGM font plus de tumeur/plus grosses mais en tout cas vivent moins longtemps. Quand aux mycotoxines dont tu parles, c'est peu marrant car ridicule mais surtout énervant que les mycotoxines soient sorties à toutes les sauces dés qu'on parle d'industrie agro-alimentaire :
1) les deux mycotoxines que tu as cité ne sont pas spécifiques au maïs (il semble qu'elles peuvent toucher une large variété d'espèces végétales ou de graminée) ;
2)le roundup est tellement mortel pour tout qu'il doit aussi l'être pour les champignons à l'origine de ces mycotoxines (et c'est bien la moindre des choses pour un prix écologique si aberrant à payer !) et ton argument est encore plus factice puisque s'il avait été fondé ce serrait les rats mangeant le maïs pas OGM et sans roundup qui auraient du développer le plus de tumeur et mourir plus tôt.
3) Un chercheur qui étudie l'impact sur la santé des OGM se saborderait s'il induisant des anomalies aussi importantes dans son raisonnement expérimental.

Donc comme déjà dit : stop un peu la propagande à vouloir faire croire n'importe quoi, merci.

Lionel | 21 septembre 2012 à 11h03
 
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Enfin, juste une remarque pour dire que c'est fatigant à la longue les arguments du type :
- "vous n'avez pas de sources" (il suffit de demander aux gens de les citer parfois) ;
- "vous ne comprenez rien à la recherche scientifique" ;
- "vous êtes un profane et dites n'importe quoi" ;
- etc.

--> ça ne sert à rien à part faire "un effet de scène" ou autrement dit "à casser" l'autre. Citez vos sources si vous en avez précisément en tête ! Argumentez et développez vos idées, sinon c'est juste la loi de celui qui a le dernier mot et c'est juste puéril.

Lionel | 21 septembre 2012 à 11h13
 
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Laurent,
Présentez moi quelque chose de construit, une base sur laquelle nous pourrons échanger et je me ferai un plaisir de continuer cette discussion.
Bien à vous.

Hannicare | 21 septembre 2012 à 12h12
 
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Des références ? En voici quelques unes. Bonne lecture et bon courage (surtout aux paresseux !)

1° Agence Science Presse
L'étude anti-OGM ou le syndrome de la recherche unique

2° Association française pour l’information scientifique
OGM : la science prétexte à show politico-médiatique

3° Science et avenir
OGM : « Je n’ai jamais vu ça. Il faut envoyer une commission d’enquête dans le labo où cela a été fait ! »

4° Slate
Maïs OGM Monsanto, l'étrange affolement du gouvernement français

5° Le Figaro
Critiques internationales contre l'étude sur les OGM

6° Le Figaro
L'étude sur les OGM fortement contestée

7° Le Figaro
Les OGM à nouveau sur le banc des accusés
(Marc Menessier est un des deus ou trois meilleurs journalistes scientifiques de nos jours)


8° Slate
Le militantisme anti-OGM est-il compati

Laurent Berthod | 21 septembre 2012 à 13h41
 
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Voilà, vous comprendrez pourquoi je ne mets pas de références. Quand j'en donne, le modérateur sucre les adresses Internet que j'ai indiquées, ce qui rend leur recherche difficile à mes lecteurs.

Merci néanmoins à Actu-environnement de m'avoir donné l'occasion de faire cette mise au point.

Laurent Berthod | 21 septembre 2012 à 15h32
 
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Hannicare says : "quelque chose de construit"

Désolé Laurent mais je ne vois pas en quoi ton poste est construit : il n'y a que des sources, aucunes idées ni arguments : imagine ce que ce serait si chaque personne qui poste ne laissait pas d'autres choix aux gens que d'aller écumer toutes leurs pages de blogs préférées plus ou moins sérieux et articles médiatiques récents : les sources sont faites pour soutenir les affirmations et suppositions qui sont la base de ton raisonnement et ton argumentation. Courage ! ; ) lol

Lionel | 21 septembre 2012 à 16h02
 
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Merci pour la franche rigolade. Heureusement que je n'ai pas attendu ce fil rigolo pour apprendre ce qu'ils ont bouffé, ces pauvres rats. Et personne pour s'indigner du traitement fait à ces pauvres petites bêtes. Une honte, quoi...

Albatros | 22 septembre 2012 à 07h56
 
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A Laurent et aux autres pro: il ne faut pas confondre le génie génétique et les semences OGM. Si personne ne s'oppose à la recherche en laboratoire et millieux confinés ni à la production de médicamments par des applications de génie génétique, il en va de autrement quand il s'agit des OGM agricoles. Car il faudra m'expliquer les avantages de ces OGM. A part des bénéfices faramineux pour Monsanto et consorts dus à la main mises sur les semences et aux gains de productivités à court termes pour les "industriels de l'agricultures" je ne voit aucun bénéfice pour l'humanité, bien au contraire des risques immenses. Destruction de la bio-diversité agricole par l'utilisation de souches réduites, résistances et adaptation des cibles (des résistances au Rondup et des résistances de la pyrale sont décrites), propogation des modifications à d'autres cultures ou milieux naturel (cas au Canada ou un producteur conventionel à vu ses champs de colza polués par l'OGM Monsanto et procés à la clé, cas d'espéces sauvages devenant résistantes au Rondup), la liste est longue et en échange on nous promets la fin de la faim dans le monde...

Duport Claude | 22 septembre 2012 à 09h41
 
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Lionel
Le problème des mycotoxines est un problème sanitaire sur l’alimentation malheureusement sérieux connu depuis longtemps et mis en avant depuis quelques années avec de nouvelles études qui date de début 2000.
Ces mycotoxines proviennent de stress des champignons fusarien (fusariose que l’on trouve surtout sur blé et maïs) .
Le problème est que l’on peu avoir une petite attaque de fusa et (suite à un gros stress climatique) avoir une grosse production de myco et à l’inverse avoir une grosse attaque de fusa et une petite production (voir pas du tout) de myco.
Ces mycotoxines sont hautement cancérigène .
Si nos cellule (stockage) de blé ou mais dépasse les norme de sécurité attribuée aux myco ,elle sont déclassé et ne peuvent partir que en « cartonnerie » meme pas en alimentation animal (ce qui est normal)
Seul moyen de se protéger contre ses myco : lutte contre les fusarioses avec des fongicides (au fait comment font les blés BIO ….à oui ont ne les recherche pas ou seulement les années ou il n’y à pas eu de fusarioses pour « bien » communiquer)

yanquirigole | 22 septembre 2012 à 12h49
 
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Aux un et aux autres : il s'agit d'un forum permettant le débat d'idées.
Le choix d'une souche témoin est fondamentale pour la réalisation d'une expérience afin d'éviter les biais d'interprétation.

Réflexion : Les OGM diminuent les risques de cancer.
La souche de rat utilisée «Sprague-Dawley» a la particularité de développer spontanément des cancers, ce qui présente un avantage pour mesurer l’incidence d’un traitement antitumoral. Il arrive que 90 % des rats peuvent succomber spontanément en l’espace d’une seule génération.
Il en ressort que les résultats observés par M. séralini n’aboutissent pas à un taux de mortalité aussi élevé.
Peut-on en déduire que les OGM ont un effet favorable à la protection contre les tumeurs ?

Arch Toxicol. 1992;66(7):496-502.
Spontaneous neoplasms in aged Sprague-Dawley rats.
Chandra M, Riley MG, Johnson DE.

palombier | 23 septembre 2012 à 03h58
 
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@Palombier : Là ce sont les rats qui ont été nourris d'OGM et de roundup qui meurent plus par cancers que les témoins ; pas l'inverse...

@Yannkirigole :
- "Le problème des mycotoxines est un problème sanitaire sur l’alimentation malheureusement sérieux connu depuis longtemps et mis en avant depuis quelques années avec de nouvelles études qui date de début 2000" ---> le taux de cancers a t'il baissé chez les humains et les animaux nourris aux céréales non-bio depuis les années 2000 ? Le lien de cause-à-effet a t'il été scientifiquement (et indépendamment) prouvé sur certaines populations spécifiques ?

- Entre manger à coup sûr des résidus de roundup et manger de temps en temps un peu de mycotoxines, je préfère le second (même si ça risque d'augmenter si on en croit "Si elles proviennent du stress du champignon" avec l'intensification des aléas climatiques.

- En regardant rapidement sur l'article wiki de la fusariose, je peux voir de nombreux effets bien peu souhaitables, à fortes et très fortes doses, sur les cochons (ne lui fait-on la lutte en fait que pour la linéarité industrielle des élevages porcins nourris au maïs ?) et je vois également que seules certaines mycotoxines de la fusariose sont toxiques (à quelle dose ? C'est une question préliminaire à l'action réglementaire ; et pourquoi pas sur le bio ? --> si les risques de santé publique sont réels, oui bien sûr mais j'ai un doute).

Lionel | 24 septembre 2012 à 16h59
 
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(suite)
Enfin, il est bien précisé que seule la diversification des cultures d'espèces résistantes obtenues par croisements permet de se prémunir durablement. Le roundup et les semences OGM actuelles sont donc totalement aux antipodes du bon sens.

Lionel | 24 septembre 2012 à 17h02
 
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La souche de rat utilisée par Séralini a été sélectionnée pour développer fréquemment et rapidement des cancers.

Elle est utilisée par les scientifiques sérieux pour tester les médicaments susceptibles de ralentir les cancers et non pour tester si un produit est cancérigène !

Laurent Berthod | 24 septembre 2012 à 17h36
 
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Et en quoi est-ce incompatible Laurent ?
Si on avait jamais innové dans les "conditions expérimentales", on serait toujours à l'âge de pierre. L'ouverture d'esprit est pré-requis à la science.

Lionel | 24 septembre 2012 à 17h42
 
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Tout simplement parce que l'apparition spontanée de nombreux cancers rend très difficile de distinguer dans les écarts entre les groupes ce qui revient au facteur "causal" étudié et ce qui relève du hasard lié à la spontanéité.

Séralini le sait très bien. Il la choisi cette souche de rat dont les cancers évoluent ultra rapidement pour pouvoir exhiber des photos effrayantes.

ça s'appelle du trucage de résultats et de la manipulation de l'opinion.

Votre commentaire sur l'innovation en expérimentation montre que vous ignorez tout de ce qu'est la recherche scientifique.

Laurent Berthod | 25 septembre 2012 à 09h38
 
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A « Laurent Berthod » :

Il me semble que le résultat de l’expérience indique que, pour des groupes de rats de même souche et élevés dans des conditions similaires, le groupe de rats ayant consommé du maïs ogm développe plus souvent et plus rapidement des cancers que celui nourrit sans ogm. Et l’étude a semble t’il porté sur plusieurs années, contrairement à ce qui avait été fait jusqu’à présent, soit 3 mois.

Donc je ne vois pas en quoi il y aurait trucage des résultats. Rien n’empêche les scientifiques que vous dites « sérieux » de reproduire la même expérience avec des rats d’une autre souche et dans les mêmes conditions sur une durée identique. De cette façon il pourrait y avoir comparaison des résultats des 2 expériences.

Par ailleurs si l’expérimentation a été effectuée sur une souche de rats plus vulnérables aux cancers, je pense qu’il faut plutôt saluer cette initiative du fait que même chez l’homme, certains sont plus vulnérables que d’autres au développement d’une tumeur. Donc autoriser les ogm dans l’alimentation humaine pourrait avoir des conséquences non négligeables sur des personnes plus sensibles.

Je ne suis pas scientifique, alors inutile d’utiliser encore une fois votre seul argument qui, par ailleurs, ne démontre rien. A preuve du contraire.

Agathe | 25 septembre 2012 à 13h04
 
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Parce qu'il ne suffit pas qu'il y ait un écart, encore faut-il qu'un test statistique approprié montre que cet écart est significatif, autrement dit qu'il y a une forte probabilité qu'il ne soit pas dû au hasard. Il est d'autant plus difficile d'obtenir un résultat significatif pour un produit dont on recherche s'il est cancérigène que les rats de la souche utilisée développent fréquemment les cancers. Vous n'avez qu'à faire un raisonnement à la limite : s'ils développent tous un cancer dans un certain délai vous ne trouverez pas d'écarts entre les lots. Inversement, ces souches de rats faciliteront la détection de l'action anticancéreuse d'un produits.

Laurent Berthod | 25 septembre 2012 à 15h35
 
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Laurent : "Votre commentaire sur l'innovation en expérimentation montre que vous ignorez tout de ce qu'est la recherche scientifique."

@Laurent ---> Stop à cette phrase qui signifie en somme : "vous ne savez rien ! donc vous ne servez à rien et dites obligatoirement n'importe quoi !" ---> Au lieu de grincher (comme le personnage du Grinch : j'ai inventé un nouveau mot rien que pour vous), développez votre propos en pouvant par a+b pourquoi "ignorez tout de ce qu'est la recherche scientifique".
Pour moi la Science, c'est le développement tout azimut de la logique, grâce au questionnement ; et dans ce cas là, si le développement des tumeurs n'est pas anarchique sur la totalité de la population, je trouve logique d'utiliser une souche de rats sur laquelle on voit mieux les effets tant que les résultats sont lisibles (il ne faut pas de résultat trop mitigé si on veut soutenir une thèse ou une autre) ; c'est comme d'utiliser un catalyseur de réaction chimique ou un indicateur coloré pour visualiser le résultats d'un dosage plus précisément en chimie. Mais, en effet (par extrapolation avec notre exemple), si on concentre trop l’indicateur coloré ou le catalyseur, cela peut par exemple influencer le pH et fausser le résultat : les bonnes questions doivent être posées.

À force de votre manque flagrant d'arguments concrets, on en vient à se demander si vous n'êtes pas sur ce forum que pour vous défouler ou vendre du doute infondé, comme d'autres...

Lionel | 25 septembre 2012 à 15h57
 
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Sur le plan de la méthode scientifique les métaphores de Lionel ont-elles un sens ? Réponse dans mon mon post précédent.

Est-ce que j'ai le droit d'en avoir un peu assez d'ignorants qui pérorent tous azimuts pour essayer de s'autojustifier leurs croyances ?

C'est mieux comme ça avec des points d'interrogation ?

Laurent Berthod | 25 septembre 2012 à 16h29
 
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@ Laurent : votre précédent poste n'étaitpas encore validé quand j'ai posté et, pour ce qui est de l'étude statistique, ok, cela peut être important pour démontrer que le résultat est réellement significatif, aucun soucis là-dessus et nous verront bien ce qu'en penseront les diverses contre-études (pas toutes financées par lobbys ou syndicats industriels ou industriels/labo privés, etc. eux-même --> cela empêcherait de savoir qui a tord et qui a raison).

Lionel | 25 septembre 2012 à 16h57
 
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Lionel, pour une fois je suis d'accord avec vous. J'ajouterai seulement que l'étude de Séralini a été financée par Carrefour, qui deux jours après l’article du Nouvel obs a fait une page de pub dans de nombreux quotidiens pour vanter sa ligne de produits sans OGM. Par ailleurs ce n'est pas parce qu'une étude est financée par une firme que le labo qui la conduit est malhonnête. C'est même rarement le cas. Moi je pense que Séralini est un truqueur non pas pour faire plaisir à Carrefour mais parce que c'est un militant qui cherche à justifier ses préjugés militants.

Laurent Berthod | 25 septembre 2012 à 18h34
 
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