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L'UE et les USA signent un accord pour le commerce de produits bio

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

A compter du 1er juin 2012, les produits issus de l'agriculture biologique en provenance d'Europe et des USA pourront être vendus dans ces deux régions du globe sans avoir besoin d'un certificat de conformité. Les deux entités économiques ont en effet reconnu que leur processus de certification des produits bio étaient identiques. Tous les produits qui remplissent les conditions fixées dans le partenariat pourront être commercialisés et étiquetés comme produit agricole, viande, céréale ou vin certifié biologique.

'Les agriculteurs et les producteurs d'aliments biologiques accéderont plus facilement (...) à la fois aux marchés américains et européens, ce qui renforcera la concurrence dans ce secteur", a déclaré M. Cioloş, membre de la Commission européenne chargé de l'agriculture et du développement rural. Au total, aux États-Unis et dans l'Union européenne, le marché du bio représente environ 40 milliards d'euros, un chiffre qui augmente chaque année.

Il existe toutefois de petites différences entre les normes relatives à la production biologique aux États-Unis et dans l'Union européenne, notamment en ce qui concerne l'interdiction d'utiliser des antibiotiques. Aux USA, il est interdit d'utiliser des antibiotiques sauf pour lutter contre les infections bactériennes invasives (feu bactérien) dans les vergers de pommiers et de poiriers biologiques. L'Union européenne, quant à elle, n'autorise les antibiotiques que pour traiter des animaux malades. Pour tous les produits commercialisés dans le cadre de ce partenariat, des agents certificateurs vérifiront par conséquent qu'aucun antibiotique n'a été utilisé pour quelque raison que ce soit.

Si cet accord simplifie l'accès à de nouveaux marchés pour les producteurs bio, on peut toutefois s'interroger sur le bien fondé d'un commerce international de ces produits. Produits qui, rappellons-le, ont vocation à limiter les impacts environnementaux ce qui semble difficilement compatible avec un commerce à grande échelle.

Réactions4 réactions à cet article

 

Tout à fait d'accord avec votre conclusion. Ce le fameux paradoxe du "kiwi bio de Nouvelle-Zélande". Le problème est qu'en se démocratisant les produits bio sont consommés par des personnes qui ont d'autres motivations : meilleure qualité gustative supposée, volonté de se protéger de produits jugés toxiques ou encore réelle aspiration écologique mais pas assez réfléchie...

fab56 | 16 février 2012 à 17h41
 
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Abération et non sens totale !

Sachant que l'un des fondements de l'agriculture biologique est de relocaliser la production agricole pour encourager la renaissance d'une paysannerie autonome et locale dans chaque pays, et certainement pas de copier le modéle d'une agriculture agressive et guerrière qui chercherait à entrer en concurrence économique avec d'autres paysans dans le monde, afin d' obtenir un monopole mondiale sur la production de denrées alimentaires !

"Concurrence" et "Compétition" entre paysans, sont à l'opposé des valeurs défendu par l'Agriculture biologique ! Il n'y a que le bureau politique des "commissaires du peuples" non élus de Bruxelles, pour définir un tel non sens !

antoine | 17 février 2012 à 11h43
 
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Oui, revenons à une « paysannerie autonome et locale ». Cessons d'exporter nos produits. Notre balance commerciale souffreteuse sera franchement agonisante, mais cela fait tellement de bien du côté de l'idéologie pseudo-écolo. Nous fermerons également nos usines qui travaillent pour l'exportation. Cela fera des chômeurs en plus, à moins que nous les employions à désherber les champs « bio » à la main.

Bien sûr, nous arrêterons de produire des céréales, de la viande, etc. pour l'exportation. Nos voisins du sud comme l'Algérie et l'Égypte s'approvisionneront donc chez les États-uniens. Et tant qu'à faire, aussi pour les produits industriels. Désindustrialisons aussi...

Les Français seront alors trimeurs agricoles, chômeurs ou, pour les plus chanceux, fonctionnaires.

Vive l'autarcie !

Wackes Seppi | 17 février 2012 à 16h30
 
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@ Wackes Seppi

Et oui, c'est un choix de société mon vieux... qui même s'il implique de ne plus entrer en guerre contre d'autres peuples, n'exclue pourtant pas la solidarité et l'entraide sur une base non mercantile.

Apprend également que dans la vie ont obtient rien de bon, sans faire de sacrifices ni d'efforts.

A toi de te poser les bonnes questions et notamment de savoir si tu est prêt à sacrifier l'environnement dans lequel vivront les générations futures sur l'autel de ton idéologie mercantile et usurière totalement immorale et egoiste.

Pour ma part je suis Chrétien catholique pratiquant, et je n'ai absolument aucun contact avec les gauchistes écolos.

à bon entendeur.

salut

antoine | 17 février 2012 à 18h39
 
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