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Agriculture : des start-up s'allient pour promouvoir les crédits carbone

Agroécologie  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Une dizaine de start-up lancent l'association Climate Agriculture Alliance. Son objectif est de promouvoir les projets de crédits carbone visant à rémunérer les agriculteurs engagés dans une démarche de stockage du carbone dans les sols.

Les membres fondateurs sont Farmleap, Gaïago, Terraterre, Soil Capital, Carbone farmers, Rize ag, MyEasyFarm et Genesis. La société Sysfarm y participe également.

L'association souhaite favoriser l'adoption de l'agroécologie, en y associant des mécanismes de finance carbone. Elle veut aussi assurer « le renforcement de la confiance dans le marché carbone agricole, notamment en proposant une solution pour éviter le double compte des réductions d'émissions et capture carbone d'agriculteurs participant à plusieurs programmes de rémunération carbone », expliquent les partenaires dans un communiqué.

Réactions3 réactions à cet article

 

Quelle époque formidable : désormais, pour faire de l'agronomie, il faut impérativement des start-up ! Et, sous-entendu, il va certainement aussi falloir allonger les crédits publics pour financer une nouvelle usine à gaz (depuis les méthaniseurs, on dispose dans les campagnes en open-field d'une réelle expertise en la matière !), alors que le modèle de polyculture-élevage extensif fait fort bien le taff pour pas un rond (quelle abominable perte de valeur pour des actionnaires de grands groupes de l'agrochimie !).
Cela en dit long sur la fuite en avant du modèle intensif dominant...

Pégase | 28 avril 2022 à 19h03
 
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J'ai peur de ne pas saisir la remarque de Pégase qui semble insinuer que le modèle extensif de polyculture-élevage serait positionné avantageusement pour collecter les indicateurs d'un bilan carbone prétendu favorable ("fait fort bien le taff !?). En la matière, le risque serait de sous-estimer la capacité du modèle intensif à déployer des moyens considérables pour réduire son empreinte et stocker du carbone. French Small beautiful va se réveiller avec la gueule de bois sans avoir eu le temps de décarboniser...

Aurèle | 29 avril 2022 à 14h40
 
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Le modèle de production agricole intensif a jusqu'à présent largement et massivement contribué aux émissions de GES : engrais de synthèse, pesticides et matières plastiques dépendant totalement des énergies fossiles (pétrole et gaz naturel), alimentation du bétail importée de l'autre bout du monde, pratiques d'élevage fortement émettrices de méthane et ammoniac, suppression des haies, prairies et zones humides, etc. Tandis que le modèle de polyculture-élevage extensif, avec des prairies permanentes, des cultures et des races d'élevage adaptées aux conditions climatiques et édaphiques locales, des éléments fixes paysagers diversifiés, stocke énormément du carbone (entre autres aménités). Les faits sont têtus.
Alors, vos belles mais trompeuses promesses du modèle intensif à la sauce "tout ira mieux demain du moment que je peux continuer pied au plancher", très peu pour moi.

Pégase | 03 mai 2022 à 12h21
 
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