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Amiante : Santé publique France tire le signal d'alarme sur le mésothéliome pleural

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

"L'exposition à l'amiante est et restera encore pendant plusieurs décennies un sujet majeur de santé publique nécessitant le maintien de la surveillance et le renforcement des actions de prévention", alerte Santé publique France. L'Agence nationale de santé publique a publié le 27 juin un rapport qui révèle les résultats de 20 ans de surveillance (1998-2017) des cas de mésothéliome pleural, un cancer de la plèvre survenant principalement après une exposition à l'amiante.

Cette surveillance a été mise en place dans le cadre d'un programme lancé mis en place un an après l'interdiction de l'amiante en 1997. Elle montre que cette pathologie est en augmentation et que cette croissance est plus marquée chez les femmes (doublement en 20 ans). "On estime aujourd'hui que 1.100 nouveaux cas de mésothéliome surviennent annuellement en France", révèle l'Agence nationale de santé. De fortes disparités régionales sont toutefois constatées, avec une incidence plus élevée dans le Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Est de l'Hexagone.

Les sources d'exposition sont en grande majorité professionnelles chez l'homme. L'Assurance Maladie – Risques professionnels révélait d'ailleurs en avril dernier que les pathologies liées à l'amiante (mésothéliomes et cancers du poumon réunis) représentaient 80 % des cancers professionnels sur la période 2013-2017. Le BTP est montré du doigt. "La proportion des personnes atteintes de mésothéliome pleural ayant exercé une activité dans le secteur du BTP est en augmentation constante depuis 1998 pour atteindre 50 % en 2016", révèle Santé publique France. Chez la femme, la part des expositions professionnelles reste en revanche minoritaire (40 %).

Le rapport montre aussi un recours très insuffisant aux mécanismes d'indemnisation, qu'il s'agisse de la reconnaissance des pathologies en maladies professionnelles ou du Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fiva) en vigueur depuis 2002.

"La situation est grave", réagit l'association SOS Amiante, qui réclame un vaste programme de recherche de l'amiante dans les entreprises et dans tous les lieux recevant du public. "Les autorités sanitaires ne jouent pas leur rôle de prévention et ne veulent pas mettre en place une recherche systématique de l'amiante par crainte de devoir réaliser des travaux de désamiantage se chiffrant en milliards d'euros", s'indigne l'association.

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