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Poussières sans effet spécifique : l'Anses propose d'abaisser les VLEP

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Par un avis daté du 19 novembre, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) recommande d'abaisser les valeurs limites d'exposition professionnelle (VLEP) pour les poussières dites « sans effet spécifique » (PSES). C'est-à-dire les poussières qui ne sont pas en mesure de provoquer seules d'autres effets qu'un effet de surcharge sur les poumons ou sur d'autres organes. L'Agence propose d'abaisser les VLEP sur huit heures (VLEP-8h) de 10 à 4 mg/m3 pour la fraction inhalable, et de 5 à 0,9 mg/m3 pour la fraction alvéolaire.

L'Anses avait été saisie en novembre 2015 par la direction générale du travail afin de mener les travaux d'expertise nécessaires à la révision des VLEP de ces poussières. Cette demande faisait suite à un avis rendu en novembre 2015 relatif à la pollution chimique de l'air des enceintes de transports ferroviaires souterrains (RER, métro).

Les poussières sont considérées comme des PSES « à défaut d'avoir pu démontrer qu'elles ont un effet spécifique », rappelle l'Anses. Ce qui signifie que ce classement peut être revu si des effets spécifiques sont démontrés. Dans le rapport d'expertise collective sur lequel est basé cet avis, l'Anses cite les exemples de poussières suivants : « aluminium, hydroxyde d'aluminium, oxyde d'aluminium (sans fibres, à l'exception de la fumée d'oxyde d'aluminium), sulfate de baryum, graphite, poussière de charbon (à très bas taux de quartz, HAPs et de métaux), poussière de plastique (ex. polychlorure de vinyle, bakélite, PET), oxyde de magnésium (autres que les fumées d'oxyde de magnésium), carbure de silicium (sans fibres), talc, tantale, dioxyde de titane ».

L'accumulation de poussières inhalables dans les poumons est susceptible d'entraîner des « désordres progressifs dont la bronchopneumopathie chronique obstructive », indique l'avis. Les aérosols dits « alvéolaires » peuvent provoquer des « maladies chroniques avec la formation de tissu conjonctif ». Quant au risque cancérogène, la plupart des groupes d'experts considèrent que s'il « n'a pas été démontré chez l'Homme, il ne peut être rejeté en tant que conséquence possible d'une inflammation chronique ».

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