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Barrage de Sivens : la mission d'expertise rend son rapport

Aménagement  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

La mission d'expertise a rendu son évaluation du contesté projet de barrage de Sivens dans le Tarn, a annoncé dans un tweet, mardi 21 octobre, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie.

"La réunion de restitution devrait se tenir en préfecture du Tarn dès le début de la semaine prochaine", a-t-elle assuré. Les opposants au projet demandaient notamment que soient rendues publiques ses conclusions, selon l'AFP.

Nommée le 8 septembre par la ministre, la mission devait "vérifier les garanties d'une gestion durable de la ressource en eau" et "favoriser le dialogue".

Le déboisement du site en vue de la construction de la retenue d'eau d'1,5 million de m3 a débuté le premier septembre. La zone humide que défendaient les opposants au projet est quasiment entièrement détruite, selon l'AFP.

"C'est un projet inutile. Un massacre qui est en cours et aussi un passage en force car les recours ont de fortes chances d'aboutir", a déclaré Cécile Duflot (EELV), à l'AFP, lors d'une visite sur le site, lundi 20 octobre. Trois procédures ont été lancées contre le projet par ses opposants, selon l'AFP.

"Nous ne sommes pas ici pour l'anecdote. Ce qui se passe à Sivens est symbolique. C'est la stupidité la plus totale. J'espère que nous aurons ici la même issue qu'à Notre-Dame-des-Landes", a affirmé Noël Mamère, (EELV) qui accompagnait l'ancienne ministre de l'Egalité des territoires et du logement.

Réactions12 réactions à cet article

 

Voilà un billet qui aura permis de faire l'article pour ces chers apparatchiks d'EELV.

« ...a annoncé dans un tweet, mardi 21 octobre, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie » ?

Rien d'autre à f..., Madame le Ministre ? Un « tweet » ? C'est rabaisser la fonction ministérielle au niveau des gamineries.

« ...la mission devait "vérifier les garanties d'une gestion durable de la ressource en eau" » ?

Où est la gestion durable ? Dans laisser couler l'eau vers la mer selon les lois de la gravité et les caprices de la météo ou dans la construction d'un barrage pour la stocker quand elle est en quelque sorte en excès et l'utiliser quand on en a besoin ?

« ... et "favoriser le dialogue"... » ?

Le dialogue est impossible. Ce sera confirmé dans quelques jours...

Wackes Seppi | 22 octobre 2014 à 14h32
 
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Madame Royale s'est trompée de poste: Ministre de la désertification, ça
n'existe pas ?

Maryvonne | 23 octobre 2014 à 09h07
 
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As-t-il jamais existé un Barrage souhaité par la population impactée qui doive déménager? NON.
Existe-t-il un seul grand projet d'aménagement d'infrastructure qui ne rencontre pas d'opposition? NON.
Il ne s'agit pas de prendre parti pour ou contre ce barrage en particulier juste de montrer que l'opposition est prévisible, systématique et que le label écolo est chaque fois employé au nom de la conservation du site. L'écologie de conservation s'oppose par principe a tout changement concernant un site. Si cette vision avait prévalu jadis nous n'aurions jamais pu progresser. En effet les routes, les barrages, les voies de chemin de fer, les ports, les canaux, les zones industrielles modifient toutes les sites. (Je n'évoque pas les lignes électrique ou les antennes relais..
Evidemment à l'heure de la surpopulation la création de réserves ou sanctuaires parait utile.
Les voies de recours judiciaires des opposants a ce projet ont été si mal faites qu'ils ont du payer des amendes pour s'être adressé avec des motifs inadaptés à ces juridictions.

ami9327 | 23 octobre 2014 à 10h18
 
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Vous y allez fort ! Non, Ministre de la désertification, ça n'existe pas. Du reste, si ça existait, ce devrait être un super-ministère et il y aurait beaucoup de candidats pour le poste.

Ce qu'on peut reprocher à Mme Royal dans cette affaire (et dans d'autres) – et ce qu'on peut reprocher à d'autres ministres dans d'autres affaires – c'est à mon sens cette incapacité à faire respecter les principes du vivre ensemble dans une société démocratique. La mission d'expertise est une concession politicienne à des jusqu'au-boutistes, dans une vaine tentative de désamorcer l'opposition.

Moyennant quoi le jusqu'au-boutisme est validé comme stratégie d'opposition. Chargée de la mission de faire respecter les règles de fonctionnement de la République, elle s'en fait (avec d'autres) le fossoyeur.

Remarquez, ce n'était pas mieux avant... Un président de la République qui, par exemple, marchande la paix (qu'il n'a pas eue...) sur le nucléaire contre le sacrifice de l'agriculture dans son « Grenelle de l'environnement »... Une Kosziusko-Morizet qui claque une bise au vandale volontaire José Bové...

Wackes Seppi | 23 octobre 2014 à 10h39
 
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Il est vrai que chaque grand projet d'infrastructure a tendance à voire naître une opposition locale, d'autant plus en période de rigueur budgétaire où les citoyens sont plus exigeants face aux dépenses publiques.
On peut constater aussi que les projets qui soulevaient une opposition faible n'ont finalement plus fait débat quelques années après, tandis que ceux qui ont soulevé une forte opposition se sont finalement révélés de véritables erreurs économiques !
Ex : le tunnel du Somport puisque tout le trafic routier continue de passer de chaque côté des Pyrénées...

Avec Sivens, on est clairement dans le 2ème cas, avec un barrage qui se rajoute à des dizaines d'autres construits année après année pour le maïs, alors que le Tarn se retrouve à des niveaux d'étiage sans précédent qui menace la qualité de l'eau ! Avec le réchauffement climatique, la retenue, calculée au plus juste sur les bases actuelles, risque fort d'être vite insuffisante.

Pendant ce temps-là, on a perdu plus de la moitié des zones humides en France en quelques dizaines d'années et on continue de les remblayer. Alors que ce sont les zones humides qui justement réalimentent les fleuves à l'étiage (sans que l'eau s'évapore rapidement à perte comme dans un barrage...).

Gaet | 27 octobre 2014 à 20h31
 
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M./Mme Gaet,

Bon départ de commentaire. Mais il y a quatre cas de figure, l'opposition pouvant être locale ou, disons, moins locale et, d'autre part, faible ou forte.

Il est difficile de classer l'opposition à Sivens dans la catégorie « locale » et il apparaît de plus en plus clairement que la force de l'opposition n'a plus rien à voir avec les enjeux. Y avait-il du reste un lien ?... Cette opposition a toutes les caractéristiques d'une opposition systématique, de nature politique et idéologique.

À en croire le rapport d'expertise commandé par Mme Royal, ce barrage n'est pas une erreur économique. Les auteurs du rapport émettent certes des critiques, mais elles n'emportent pas la conviction, même pas la leur.

« ...le Tarn se retrouve à des niveaux d'étiage... » ? Le barrage a aussi vocation à soutenir l'étiage du Tescou et d'assurer un « débit de salubrité ».

Vous faites aussi erreur sur le volume du barrage. Selon le rapport, il y a un « risque de ne pas remplir la retenue avant fin mai si elle est presque vide au 1er novembre de l'année précédente et si l’hiver et le printemps sont secs. »

Maintenant, si vous pensez que « [a]vec le réchauffement climatique, la retenue, calculée au plus juste sur les bases actuelles, risque fort d'être vite insuffisante », vous admettez l'utilité du barrage.

Wackes Seppi | 28 octobre 2014 à 10h26
 
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Maintenant que le rapport a été rendu et que ses conclusions vont dans le sens des opposants, il est amusant de constater le silence de celles et ceux qui criaient à la faiblesse des hommes politiques et au jusqu'au-boutisme des opposants au projet.

Sans Justice ni contre-pouvoir, il n'y a pas de démocratie.

Taiseux | 28 octobre 2014 à 10h47
 
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L'avez-vous lu ce rapport ? Où sont ces « ses conclusions [qui] vont dans le sens des opposants » ?

Où est-il écrit que les travaux doivent cesser et le projet abandonné – car c'est bien l'objectif affiché des opposants (l'objectif réel étant pour beaucoup d'eux de semer le bor...) ?

Wackes Seppi | 28 octobre 2014 à 12h36
 
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D'habitude je ne m'adresse pas aux trolls mais là je fais une exception pour aujourd'hui.

Si c'est pour juste exprimer des vagues premières impressions, pas la peine de disserter autant.

Les forums ce n'est pas pour servir de passe-temps principal. Autrement c'est assez pathétique.

Dieu | 28 octobre 2014 à 17h56
 
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On a le même débat qu'avec Notre-Dame-des-Landes ou tout autre combat, on cherche à diminuer leur portée alors que l'opposition est avant tout locale, citoyenne, même si elle prend maintenant une tournure politique. Vous y seriez aller, vous le sauriez. Avoir un avis sur tout okay, encore faut-il qu'il soit pertinent.

Ce barrage est un barrage « de confort », absolument pas une nécessité économique. Il se rajoute à des dizaines d'autres barrages dans la région destinées à permettre l'irrigation du maïs. Or la chambre d'agriculture du Tarn se base sur des données obsolètes de plus de 15 ans (1997 précisément). Depuis, la surface en maïs a diminué. Les agriculteurs ont déjà entamé leur reconversion puisque le Sud-Ouest va être la région en France la plus impactée par le réchauffement climatique, avec des étiages de plus en plus sévères.
Quant à sa vocation de soutien d'étiage, il faut préciser que c'est pour répondre à la situation de crise crée par les multiples autres barrages ! En gros, on essaye d'étouffer un incendie en balançant du bois...

Gaet | 28 octobre 2014 à 18h37
 
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Au Testet, aucun béton n'a encore été coulé, malgré l'empressement du Conseil Général qui souhaitait imposer la politique du fait accompli.
On comprend mal donc la surprenante conclusion du rapport Sivens : ce rapport pointe le barrage comme un projet d'un autre âge, digne d'une époque révolue, et pourtant il faudrait que l'argent publique le finance au motif qu'il est trop tard !
De même, au Carnet, on nous a dit qu'il était trop tard, trop d'investissements avaient été fait, la zone humide avait déjà commencé à être remblayé et pourtant la centrale nucléaire n'a jamais vu le jour. Au final, l'EPR a été construit ailleurs...

Gaet | 28 octobre 2014 à 18h47
 
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Je ne connais pas le site du Carnet mais quand je lis ++De même, au Carnet, on nous a dit qu'il était trop tard, trop d'investissements avaient été fait, la zone humide avait déjà commencé à être remblayé et pourtant la centrale nucléaire n'a jamais vu le jour. Au final, l'EPR A ETE CONSTRUIT AILLEURS...++ Voila UNE BELLE VICTOIRE écologique...

ami9327 | 04 novembre 2014 à 00h47
 
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