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Actu-Environnement

La batterie thermique optimise l'autoconsommation solaire

La production des panneaux solaires est optimale en milieu de journée alors que la consommation est plus importante en matinée et en soirée. Du coup, le taux d'autoconsommation est assez faible, mais pas avec un système de stockage thermique.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com
Actu-Environnement Le Mensuel N°422 Cet article a été publié dans Actu-Environnement Le Mensuel n°422
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L'autoconsommation solaire individuelle a le vent en poupe, ces cinq dernières années. La barre des 100 000 clients raccordés au réseau Enedis a été atteinte en 2021, sans compter les installations collectives qui, elles aussi, progressent. Selon certaines estimations, le nombre de raccordements devrait atteindre les 200 000, en 2023, et les 4 millions, en 2030, et ainsi représenter 4 % de la consommation électrique nationale.

Toutefois, entre le potentiel d'autoconsommation et ce qui est réellement autoconsommé, la marge est importante. La plupart des installations en autoconsommation sont réalisées sans système de stockage, pour des raisons de coût. Problème, les panneaux produisent de façon optimale en milieu de journée, au moment où les besoins en énergie sont les plus faibles. Certaines entreprises ont donc mis au point des systèmes de domotique censés coordonner l'usage de la production et les besoins, par exemple en programmant le lancement de l'électroménager en journée, appareil après appareil. Grâce à des interfaces numériques, ces systèmes apprennent aux résidents comment mieux utiliser leur production électrique.

Néanmoins, en moyenne, le taux d'autoconsommation sans système de stockage s'échelonne entre 30 et 50 %. Ce qui est très faible au regard de l'investissement. Or, avec un système de stockage bien calibré, cette proportion avoisine les 100 %.

L'alternative prometteuse du stockage thermique

Le chauffage correspond à 70 % de la consommation énergétique des ménages. C'est pourquoi, selon le groupe FHE, il fallait développer un système de stockage thermique et non électrochimique, comme les batteries au lithium, ce qui est habituellement proposé sur le marché du stockage de l'énergie.

Une batterie thermique, qu'est-ce que c'est et comment ça marche ? Et quelle différence de rendement par rapport à une batterie électrochimique de type lithium ? Explications détaillées dans le reportage vidéo.

Malgré la différence importante de rendement entre les deux types de batteries, la batterie thermochimique est vendue au même prix qu'une électrochimique, entre 10 000 et 15 000 euros pour des maisons individuelles de tailles classiques.

Une installation standard avec une batterie thermique permettrait de fournir entre quatre et six heures de chauffage après le coucher du soleil, ce qui est considérable. Encore faut-il disposer d'un système de chauffage hydraulique.

Aussi, la durée de vie d'une batterie thermique est bien supérieure à une batterie électrochimique. « Ce sont des systèmes garantis pendant vingt ans en termes de matériel et de rendement », confirme Jonathan Laloum, directeur commercial du groupe FHE. Ce qui augmente encore la rentabilité de la batterie par rapport aux batteries électrochimiques garanties, en général, une dizaine d'années. Selon le groupe FHE, les batteries seraient amorties en seulement six à sept ans, ce qui est particulièrement court.

Avec ce système de stockage, près de 100 % de la production électrique des panneaux solaires est autoconsommée, ce qui permet d'amortir aussi plus vite l'investissement dans les panneaux. L'autosuffisance devient donc possible à un prix cohérent, d'autant que le prix de l'électricité augmente fortement. Cerise sur le gâteau, la batterie de stockage est amenée à produire aussi du froid, sur le même principe, ce qui va intéresser d'autres acteurs sur le marché, les professionnels notamment, comme l'agroalimentaire.

Réactions3 réactions à cet article

 

Beaucoup d'incohérences et d'imprécisions dans le discours tant du directeur que de son salarié qui montrent un manque de maîtrise de quelques principes physiques. Et à la clé, un discours commercial décorrélé de simples principes physiques : En effet, Laisser entendre que leur système restitue plus d'énergie que ce qu'elle a stocké est un mensonge commercial !

Seb38 | 23 janvier 2022 à 21h33
 
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Très interessant

Quid | 24 janvier 2022 à 09h55
 
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Je ne crois pas avoir lu que le système restituerait plus d'énergie qu'il en produit. D'autre part si l'article cite un directeur commercial, il ne prend pas position sur ses propos même s'il en relaye l'enthousiasme. Bref, malgré l'aspect assez promotionnel de cet article, je me refuse de jeter le bébé avec l'eau du bain. Ne serait-ce que parce que le fait d'optimiser l'autoconsommation et le rendement, réduire les pertes en ligne de la basse tension, et éviter le recours à des batteries consommatrices de terres - de plus en plus - rares est une bonne piste malgré tout. Nous savons tous que l'avenir de l'énergie, sous quelque forme primaire qu'elle soit, est dans son stockage pour autant que celui-ci ne consomme pas plus pour exister que ce qu'il prétend en éviter. Ce n'est pas en perfectionnant la bougie qu'on a inventé l'ampoule à filament.

petite bête | 24 janvier 2022 à 11h17
 
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