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Biodiversité : un guide pratique pour accompagner les élus locaux

Bâtiment  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

Accompagner les élus locaux dans leurs projets de territoire en faveur de la biodiversité. Tel est l'objet du guide pratique que la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et les Eco-Maires publient avec le soutien de l'Office français pour la biodiversité (OFB). Ce guide a été présenté à l'occasion des dixièmes assises nationales de la biodiversité qui se tiennent à Massy (Essonne) les 7 et 8 octobre.

« Trop longtemps on a cru que l'État restait le seul à pouvoir protéger les espaces et les espèces. Il n'en est rien. Sans l'implication de ceux qui œuvrent quotidiennement sur le terrain, nous ne gagnerons pas ce combat », explique Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO. Compétences en matière foncière, connaissances du patrimoine naturel local et proximité avec les citoyens font des communes et intercommunalités un échelon essentiel pour agir concrètement sur le terrain, estiment les deux partenaires. « En plus de sa valeur écologique, la biodiversité locale et les services écosystémiques rendus par la nature ont une valeur culturelle et sociale essentielle pour les territoires. Protéger la nature locale est un levier fort pour redonner de l'attractivité au territoire », analyse Maud Lelièvre, déléguée générale des Éco-Maires.

Pour aider les élus locaux à élaborer une stratégie, mobiliser des moyens et développer un plan d'actions, le guide présente des expériences déjà menées par des équipes municipales. Parmi celles-ci la réouverture d'un cours d'eau à Sarcelles (Val-d'Oise), la transformation de jardins particuliers en jardin pour la biodiversité à Pessac (Gironde) ou encore la désimperméabilisation de cours d'école à Strasbourg (Bas-Rhin). Ces exemples illustrent les onze thèmes d'actions retenus par ce guide, parmi lesquels figurent le recours aux solutions fondés sur la nature, le développement de la commune sans artificialisation des sols, la gestion durable des ressources en eau, ou encore la cohabitation avec la faune sauvage.

Réactions7 réactions à cet article

 

Fort heureusement, de nombreuses actions en faveur de la biodiversité ont déjà été entreprises dans des communes bien avant la publication de ce guide, de nombreuses associations locales s'étant depuis longtemps mobilisées sur le sujet (mais sans le battage médiatique dont la LPO sait admirablement faire preuve...).
La gestion de l'eau a aussi son importance et est intimement liée à la biodiversité. Dans ma commune péri-urbaine, avec un centre bourg moyennement dense, des lotissements et pas mal d'espaces ruraux, la municipalité a consciencieusement fait procéder au bitumage de surfaces significatives de trottoirs et de parking jusqu'alors en terre battue. Ça fait propre, ça fait moderne, ça fait grande ville ! Cela sans se poser le moins du monde la question de sa contribution, même modeste, à la gravité des inondations futures (et je ne parle même pas du coût pour le budget communal !)... Alors que dans de nombreuses villes, on cherche de plus en plus à désimperméabiliser des sols et à gérer l'eau pluviale au plus près de là où elle tombe, via notamment des noues paysagères ou de petits bassins d'orage en terre.

Pégase | 08 octobre 2020 à 09h30
 
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Pégase, connaissant un peu la gestion d'une commune, je ne m'étonne pas du "goudronnage" des trottoirs. Les maintenir en terre battue, comme vous le dite, demande un entretien manuel (pas de désherbant) et donc de la main d'oeuvre et un coût bien plus élevé, avec du personnel de plus en plus réticent au travaux manuels. De plus, les habitants ne sont pas disposés à se mouiller les pieds sur des surfaces enherbées, surfaces qui demandent aussi un passage régulier pour maintenir une herbe rase. Rien n'est simple dans une gestion, par contre les élections peuvent permettre à des personnes comme vous de s'impliquer, non?

jmf | 08 octobre 2020 à 11h46
 
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Ben chez-moi on ne peut pas dire que les élus ne s'inquiètent pas pour la diversité, dans l'église gérée par la commune (on n'a plus de curé encore un pb de diversité, lol!) vivent sous le toît une variété rare de chauve-souris environ 70, et on a étés à l'épicentre du combat homèrique pour le pique-prune pour dévier l'autoroute cerise sur le gâteau a (avait: la moîtié a été rasée) financé les haies du village. C'est un village de paysans, mais tant que ça ne gène pas les récoltes, la biodiversité compte énormément.

pemmore | 08 octobre 2020 à 13h05
 
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@ jmf : si les élus accepte de faire l'effort de considérer autrement la gestion des trottoirs, délaissées, parkings communaux, cimetières, stades, etc. et de changer leur regard sur la "mauvaise" herbe, qui n'est jamais qu'une adventice, il leur est alors possible de convaincre leurs employés communaux (pas forcément les plus faciles...) et leur population que quelques herbes spontanées ne sont pas l'annonciation d'un "ensauvagement" incontrôlable de la commune. Beaucoup a déjà été fait sur ce sujet dans bon nombre de communes depuis quelques années et, sauf erreur de ma part, cela n'a pas constitué un thème conflictuel majeur à l'occasion des dernières élections.
Celles-ci sont certes un moyen de s'impliquer dans la vie communale mais il existe aussi d'autres façons de le faire, différemment bien sûr.

Pégase | 09 octobre 2020 à 09h21
 
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Allez donc voir sur le quartier du Plateau à Montréal : il y a des espaces de pleine terre sur les trottoirs qui sont entretenus par les riverains, on y trouve de tout : plantes potagères, fleurs de toutes sortes, des grimpantes, et des herbes folles quand les gens ne veulent pas s'en occuper mais l'ensemble est très joli et donne beaucoup de verdure aux rues. Le plus drôle c'est que tout ça résiste aux froids polaires et repart dès le mois de mars. Alors qu'en France c'est une pratique peu répandue de laisser les habitants planter sur le tour des arbres ou les bords d'immeubles , car l'Etat via la commune veut se mêler de tout.

gaïa94 | 12 octobre 2020 à 19h42
 
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Gaïa
entourer les arbres et tours d'immeubles et voir de gros cochons (enfin leurs chiens) faire dessus leurs besoins, ça calme (vu à Angoulême).
Un truc intéressant j'ai vu installer des plantes rases capables d'empêcher les herbes folles de pousser sur lesquelles on peut marcher sans problème.
De toute façon tous les revêtements naturels ne se tranforment pas en boue, en Pays de la Loire et l'équivalent ailleurs, le tuffeau broyé appelé falun forme une couche dure et poreuse après les gelèes, on peut même rouler en voiture dessus.
C'est ce que j'ai mis dans mon sous-sol, ça vient des cultures de champignons dits de Paris.

pemmore | 13 octobre 2020 à 10h56
 
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Effectivement pemmore: vous avez raison, il existe des plantes rampantes fort nombreuses qui ne se taillent pas et permettent de garder naturels des petits espaces, et qui résistent bien au piétinement occasionnel ( il n'est question que du tour des arbres ou des bords d'immeubles) et le tuffeau peut convenir sur des trottoirs étroits, mais le but c'est quand même de revégétaliser les rues! Et les grosses crottes dont vous parlez sont repoussantes, certes, mais c'est du bon engrais aussi!

gaïa94 | 13 octobre 2020 à 12h38
 
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