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Actu-Environnement

Biodiversité en ville : renaissance et renaturation de la Bièvre en région parisienne

Depuis fin 2019, un chantier de renaturation vise à déterrer la Bièvre sur 600 mètres entre Gentilly et Arcueil dans le Val-de-Marne. Une manière de remettre de la nature en ville qui nécessite de gros moyens pour rouvrir la rivière en zone urbaine.

Reportage vidéo  |  Biodiversité  |    |  Romain Pernot  |  Actu-Environnement.com

Retrouver de la nature en ville. Telle est l'ambition du projet de restauration de la Bièvre, un affluent de la Seine qui serpente, à l'abri des regards, sous le bitume du Val-du-Marne. Historiquement fermée sur pétition publique parce qu'elle était polluée par les ateliers de tanneries et de teinture installés sur ses rives, la Bièvre a été mise en canalisation et redirigée vers le tout à l'égout parisien au cours du 20e siècle.

« C'était un égout à ciel ouvert. Donc à l'époque le progrès était de condamner la rivière. Aujourd'hui le progrès c'est la reconquête du milieu naturel », souligne Benoit Kayser, chef de projet Bièvre au département du Val-de-Marne.

Mais entre la mort du cours d'eau et sa renaissance, la ville s'est densifiée. Des travaux lourds sont donc nécessaires pour rendre son lit à la rivière et lui frayer un chemin entre la route, les immeubles, un stade et les autres équipements urbains. Des murs de soutènement et des colonnes de béton ont notamment été plantés à 15 mètres de profondeur sous l'argile du sol pour assurer le bon maintien des rives. Coût total des investissements : 10 millions d'euros pour les 600 mètres de rivière déterrés.

« Il y a beaucoup de maçonnerie, c'était essentiel pour retenir l'existant. Mais on récrée des berges naturelles en mettant de la terre végétale et des plantes dites hélophytes, qui peuvent avoir les pieds dans l'eau et qui résistent à des grandes périodes de sécheresse » précise Maya Abdel Aziz, chargée d'operations au conseil général du Val-de-Marne.

La réouverture de la Bièvre s'inscrit dans une logique de trame verte et bleue en lien avec la coulée verte Bièvre-Lilas qui forme une continuité écologique de 10 km avec trois parcs départementaux entre Arcueil, Gentilly et Vitry sur Seine.

La livraison du chantier est prévue pour la fin de l'année. À Paris, des projets de réouverture sont à l'étude dans le 13e et le 5e arrondissement mais aucune mise en chantier n'est prévue pour le moment.

Réactions2 réactions à cet article

 

vous devriez faire un article sur les bassins de rétention de la Bièvre pour éviter les inondations, c'est une référence en la matière !

laurent | 17 mai 2021 à 08h57
 
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Ouais c'est bien mais ça n'évite pas l'urbanisation galopante des villes du sud de Paris , une véritable catastrophe : Bagneux, Bourg la Reine, Arcueil, Vitry sur Seine, Fresnes, Le Plessis Robinson, Cachan, et maintenant L'Haÿ les Roses, qui avait jusqu'à présent réussi à garder son petit cachet provincial, mais c'est fini! Ces maires bâtisseurs font des affaires immobilières et cherchent à compenser avec cette réouverture , mais bof , ça ne trompe personne. Qu'est ce que ça représente 600 m de berges par rapport à des milliers d'hectares surdensifiés ? Une publicité qui n'a de vert que le nom.

gaïa94 | 18 mai 2021 à 18h18
 
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Qualification OPQIBI : AMO pour la restauration de la continuité écologique OPQIBI