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Boues rouges de Gardanne : Ségolène Royal réaffirme l'autorité de l'Etat

Déchets  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

La ministre de l'Ecologie rappelle dans un communiqué que l'avis rendu lundi 8 septembre par le conseil d'administration du parc national des Calanques ne vaut pas autorisation de rejet.

Cette autorisation "ne peut être délivrée que par le préfet, au nom de la ministre, au terme d'une instruction menée par les services de l'Etat qui n'est pas achevée", précise Ségolène Royal. Lundi, le président du parc, l'adjoint UMP au maire de Marseille Didier Réault, avait indiqué que l'avis du conseil d'administration s'imposait au préfet. Ce qui ne semble pas exact.

Une autorisation déjà acquise ?

L'avis du parc "constitue un socle minimal d'exigences auxquelles l'exploitant devra se conformer", ajoute toutefois Ségolène Royal, laissant entendre, en contradiction avec le début du communiqué, que l'autorisation serait d'ores et déjà acquise. Ces exigences pourraient être renforcées suite à l'enquête publique dont le lancement est prévu pour la fin de l'année, poursuit la ministre, qui a donné instruction au préfet d'"examiner toutes les options techniques et d'améliorer le dossier, afin de garantir des rejets compatibles avec la reconnaissance dont bénéficie ce territoire remarquable".

Lundi, le conseil d'administration du parc avait rendu un avis favorable à la poursuite, après le 31 décembre 2015 mais sous forme liquide uniquement, des rejets en mer de l'usine de production d'alumine de Gardanne, exploitée par la société Alteo. Il l'avait toutefois assorti de conditions portant sur une réduction de la quantité et de la toxicité des rejets, ainsi qu'un meilleur contrôle.

Dans un communiqué, publié ce jeudi 11 septembre, le parc tient à préciser que cet avis "ne constitue pas un blanc-seing pour l'industriel mais une étape intermédiaire importante vers l'arrêt des rejets polluants en cœur marin". Et d'ajouter qu'il s'agit d'un vote responsable dans la mesure où un avis défavorable "aurait entraîné une délocalisation à court terme du rejet" avec des conséquences écologiques potentiellement plus dommageables. Une position que ne partage pas France Nature Environnement (FNE) qui estime que cet avis laisse la porte ouverte à la poursuite de la pollution. "Il est incompréhensible que dans une zone cœur de parc national on demande des mesures dérogatoires au droit commun, surtout venant d'une entreprise qui se targue d'avoir un objectif de « zéro déchet » en 2015 !", s'indigne l'ONG.

Réactions1 réaction à cet article

 

Et même que pour assumer pleinement ses attributions et responsabilités l'Etat va demander à la DREAL de préparer un avis pour l'autorité environnementale, et puis le publiera avec enquête publique ; et na !

Lars Eslapok | 21 octobre 2014 à 11h20
 
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