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La Caisse des Dépôts à la rescousse des investissements dans les éco-industries

La Caisse des Dépôts s'est engagée mardi à investir 30 millions d'euros dans des plateformes de recherche associant le secteur public et privé et 150 millions d'euros de fonds propres dans des entreprises de production d'énergies renouvelables.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
   
La Caisse des Dépôts à la rescousse des investissements dans les éco-industries
© LUNAMARINA
   
Le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Augustin de Romanet, a signé mardi 31 mars une convention avec le ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire, Jean-Louis Borloo et la Secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno pour favoriser le développement des éco-industries et des énergies renouvelables en France. L'innovation dans les éco-industries et les énergies renouvelables est une clé du développement durable, a souligné à cette occasion, Augustin de Romanet. La crise actuelle est l'occasion de poser les bases de la « croissance verte ». C'est notre devoir d'accélérer cette évolution et de saisir de nouvelles opportunités économiques et industrielles pour la France, a fait valoir Jean-Louis Borloo.

30 millions d'euros dans des plateformes de recherche

La Caisse des Dépôts investira 30 M€ dans des plates-formes partenariales conçues par des établissements publics de recherche pour développer les synergies entre acteurs publics et privés de recherche et d'innovation sur les défis énergétiques. Elle le fera sous forme d'études de montage des projets et comme investisseur dans l'immobilier ou les sociétés d'exploitation de ces plates-formes, a expliqué le directeur général de la CDC, lors de la signature.

Quatre projets de plates-formes ont d'ores et déjà été présélectionnés et présentés par Olivier Appert, président de l'Institut Français du Pétrole (IFP), et Bernard Bogot, administrateur général du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA). Ils portent sur les essais intégrés des véhicules décarbonés innovants (Mov'eo-DEDGE), les capteurs environnementaux pour les bâtiments (HELIOS), la mesure des performances des systèmes photovoltaïques (PROMOSOL) et la caractérisation des performances des batteries (STEEVE).

L'ambition du projet Mov'eo-DEGE, labellisé par le pôle de compétitivité Mov'eo, est de créer sur le plateau de Satory (Yvelines) un centre d'excellence regroupant les moyens et compétences au service de toute la filière automobile (constructeurs, équipementiers, sociétés d'ingénierie, PME, laboratoires) et permettant, par un effet cluster, d'accélérer les développements et la validation de véhicules décarbonés, sur la base de systèmes hybride et électrique innovants, a précisé Olivier Appert. Ce projet rassemble les principaux acteurs industriels (Renault, PSA et Valeo) et publics (IFP, CETIM, INRETS et Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines) du secteur.
La plate-forme HELIOS, labellisée par les pôles Minalogic et Tenerrdis, a pour sa part vocation à mettre en place les outils nécessaires au déploiement de capteurs dans des bâtiments expérimentaux permettant d'acquérir un retour d'expérience sur les performances énergétiques mais également sur la qualité de l'air.
Labellisé quant à lui par Tenerrdis et Cap Energies, l'enjeu de PROMOSOL est de répondre aux questions liées à la performance et à la durée de vie des systèmes photovoltaïques.
Enfin, la Plateforme STEEVE (Tenerrdis) vise enfin à développer une synergie de compétences et de moyens qui portent notamment sur le prototypage de batteries, l'évaluation des performances électriques et du niveau de sécurité des batteries, l'optimisation de la durée de vie des batteries et l'analyse du cycle de vie et la certification des différentes technologies de batteries envisagées, a détaillé Bernard Bogot.

150 millions pour financer la production d'énergie renouvelable

La Caisse des dépôts investira également 150 millions € entre 2008 et 2010 dans la production d'énergie renouvelable, avec l'objectif de financer 5% de la capacité nationale en 2010 et 10% en 2020. Après les prises de participation dans des PME des énergies renouvelables, le développement des marchés du carbone, l'aide à la rénovation thermique des logements sociaux et le soutien aux éco-quartiers, la CDC devient de ce fait le 1er opérateur financier de la mise en œuvre du Grenelle, a commenté le ministre.
L'investisseur public prévoit en outre de renforcer son soutien aux PME innovantes dans le domaine des éco-industries au travers du programme France Investissement, géré par sa filiale CDC Entreprises.

À l'occasion de la signature de la convention, deux chefs d'entreprises, soutenus par ce fond, ont livré le témoignage de leur action : Thierry Brisar, directeur général de Neosens (surveillance de l'eau et des liquides industriels), et Eric Delacourt, président de Fertigaz. Géologue de formation et ayant travaillé dans des entreprises pétrolières, j'ai constaté que les ressources naturelles étaient limitées, a précisé Eric Delacourt. J'ai donc décidé de quitter le monde pétrolier et de créer mon entreprise dans le domaine de la méthanisation.

Ces investissements entrent dans le cadre des conclusions du Grenelle de l'environnement qui avait mis en avant la nécessité de relever par la recherche et l'innovation les défis énergétiques liés à la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Des priorités d'action ont notamment été proposées dans le rapport du comité opérationnel « recherche » présidé par Marion Guillou, Présidente de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), dans le domaine des technologies solaires, du stockage de l'énergie, de la motorisation électrique et hybrides, des bâtiments à énergie positive, du captage et stockage du CO2, en recommandant de mettre l'accent sur les plates-formes partenariales et des démonstrateurs de recherche, a rappelé Chantal Jouanno.

Réactions2 réactions à cet article

 
Méthanisation ou Pyrolyse de déchets organiques ?

On sait que la pyrolyse consiste à chauffer sans air et en présence d'eau des matériaux organo végétaux de toutes sortes. De ce fait, les molécules se dissocient avec ruptures sans pollution des liaisons C-C et C-H pour faire du gaz CH4 et CO avec la décomposition de H2O ( eau ...) en 2xH. et 1x0. par la chaleur. Des millions d'€ sont consacrés à ce procédé depuis 20 ans avec une série d'échecs retentissants connus de l'ADEME. Un plus gros échec encore est celui de la méthanolyse qui ne résoud pas grand chose et génère plus de nuisances que de solutions, en allant jusqu'à dégrader de la nourriture en gaz.

enaliop | 02 avril 2009 à 06h56
 
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Re:Méthanisation ou Pyrolyse de déchets organiques

A propos de la "méthanolyse" (méthanisation ?), c'est tout simplement un procédé qui consiste à récupérer, utiliser et valoriser les gaz provenant de la dégradation des déchets organiques : c'est donc un phénomène on ne peut plus naturel qui se passe, avec ou SANS l'intervention humaine. Cela ne résoud rien ? Cela permet de ne pas laisser ces gaz se dissiper dans l'atmosphère, cela permet de produire de l'énergie (chaleur et/ou électricité), de transformer les résidus solides de cette décomposition en composts utilisables comme amendement agricole. Je ne vois pas en quoi cela "génère plus de nuisances que de solutions"... En substance, je trouve vos affirmations péremptoires et, pour le moins, peu argumentées.

Markho | 02 avril 2009 à 13h04
 
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