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22 centrales de production d'énergie par biomasse vont voir le jour en France d'ici 2010

Suite à l'appel d'offres lancé en 2006 par le gouvernement, 22 projets de centrales de production d'électricité et de chaleur par biomasse ont été retenus. La puissance électrique cumulée atteint 300 MW et devrait être mise en service avant 2010.

Energie  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
   
22 centrales de production d'énergie par biomasse vont voir le jour en France d'ici 2010
   
Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, ont annoncé la sélection de 22 projets de centrales de production d'électricité et de chaleur alimentées à partir de biomasse.
Sélectionnés parmi 56 dossiers déposés suite à l'appel d'offres lancé en décembre 2006, ces projets cumulent 300 MW de puissance électrique (MWe) soit le tiers d'un réacteur nucléaire. Ils sont répartis dans 11 régions dont 3 en Aquitaine, 1 en Bourgogne, 4 en Champagne-Ardenne, 3 en Franche-Comté, 1 en Haute-Normandie, 2 en Languedoc-Roussillon, 1 en Lorraine, 1 en Picardie, 2 en Poitou-Charentes, 2 en Provence-Alpes-Côte d'Azur et 2 en Rhône-Alpes.
La plupart sont situés sur des sites industriels : distillerie, laiterie, papetiers, usines de biocarburants, industriel du bois, etc. La biomasse utilisée sera donc variée : marc de raisin (60.000 t/an), sous-produits et résidus de l'industrie papetière (710.000 t/an), cultures énergétiques (50.000 t/an) ou encore biogaz (21 millions de m3/an). Mais le bois reste la principale ressource puisque 11 sites sur les 22 l'utiliseront à hauteur d'1 million de tonne par an. Cet appel d'offres va permettre de réaliser des projets ambitieux, créateurs d'emplois dans les centrales elles-mêmes et dans les filières d'approvisionnement, estime le MEEDDAT dans son communiqué.

Ces nouveaux projets ainsi que les centrales mises en service dans le cadre du premier appel d'offres représenteront une puissance de production électrique de plus de 400 MW. Compte tenu des installations préexistantes, la capacité de production électrique à partir de la biomasse sera de l'ordre de 700 MWe en 2010 en France. Il s'agit d'une application concrète et de grande ampleur du Grenelle Environnement, qui fixe comme objectif de porter à au moins 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie à l'horizon 2020, explique le MEEDDAT.

Cet objectif de 20% d'EnR signifie que la France doit augmenter sa production d'énergie renouvelable de 20 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) d'ici 2020. Selon le comité opérationnel « énergies renouvelables » du Grenelle de l'environnement, une valorisation accrue de la biomasse pourrait déjà fournir 7,5 Mtep que ce soit en chaleur ou en électricité. Par biomasse, on entend le bois et ses dérivés, les produits agricoles et forestiers mais aussi certains déchets d'élevage, de l'industrie et des collectivités. La mobilisation de la ressource bois fait l'objet de nombreuses études car elle représente le plus gros potentiel. Une étude du CEMAGREF réalisée en 2007 évalue la ressource supplémentaire mobilisable à 21 millions de m3 à l'horizon 2020. Mais cette mobilisation va nécessiter le déploiement de filière d'approvisionnement sur tout le territoire. Dans ce contexte, l'une des propositions du comité opérationnel « forêt » du Grenelle de l'environnement est de créer un fonds pour la mobilisation de la biomasse (aides à la création de dessertes forestières, plans de formation, aides à la mécanisation de l'exploitation forestière, etc).

La vigilance doit également être de mise concernant les risques de conflit d'usage. D'ailleurs compte tenu de la mobilisation importante des ressources en biomasse forestière pour ces projets, un suivi de l'approvisionnement de ces centrales sera mis en place au niveau local.

Les autorisations d'exploiter devraient être prochainement délivrées par le MEEDAT et un nouvel appel d'offres devrait être lancé dans les prochaines semaines. Le cahier des intègrera cette fois des critères d'aménagement du territoire, de sorte à favoriser la construction de telles centrales sur l'ensemble du territoire national.

Réactions10 réactions à cet article

 
quel gâchis

parmi les 56 candidatures, il y avait une qui aurait ouvert la porte (par la technologie de gazeification) pour installer en France une usine de biocarburants de deuxième génération (en tant que seconde étape aprés la cogénération)d'ici cinq ans. N'ayant pas retenu ce projet auvergnat, la France ce prive d'une formidable opportunité. Dommage !

Le Munichois | 13 juin 2008 à 17h43
 
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Re:quel gâchis

Ne t'inquiète pas , il y en aura beaucoup d'autre appels d'offres dans le futur et certains seront basés sur des critères d'aménagement du territoire.

Foulque | 13 juin 2008 à 22h27
 
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Plus d'informations

Bonjour,

Quelqu'un sait-il où il est possible de trouver plus d'informations concernant ces projets, notamment ceux de Laneuville et de Corbenay dans l'est de la France (près de chez moi).

En vous remerciant.
Cordialement.

Thomas

Thomas | 19 juin 2008 à 10h33
 
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Re:quel gâchis

un projet de gazéification est actuellement en cours en Rhone-Alpes ou en PACA je ne sais plus.
Il a peut-être été choisi de ne pas faire de doublon pour une technologie encore un peu en phase de R&D.

Tombour | 19 juin 2008 à 11h38
 
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La sémantique biomasse

La sémantique biomasse peut poser problème. Trop vague, elle définit des choses trop différentes. Parlons de biogaz, par exemple. C'est plus clair. Ou de bois.
Il faut faire aussi attention à ces centrales et à la provenance des combustibles. S'il s'agit de déchets de toutes sortes (agricoles, industriels ou de la fabrication des biocarburants), a priori pas de problème. Encore que c'est aussi a priori du compost en moins.
Mais s'il s'agit de se mettre à couper la forêt française pour finalement brûler du bois, participer au réchauffement climatique et polluer l'air, il y a problème.
Enfin a-t-on vraiment besoin de ce second réacteur nucléaire quand on développe ici un programme de 300 MW ? Et que tout le monde est censé faire des économies d'énergies depuis que l'ADEME a été créée ?

René-Pierre | 19 juin 2008 à 13h46
 
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Re:La sémantique biomasse

Valoriser la biomasse est évidemment un objectif important et nous en gaspillons beaucoup trop.
La France est déjà le pays d'Europe qui valorise le plus de bois en chauffage; il y a donc lieu de s'inquiéter de projets médiatico-politiques allant prélever la même ressource pour des projets plus visibles.
Quant aux autres ressources, pailles, sciures, branchages, déchets verts etc.ils participent actuellement à l'entretien des sols cultivés en matière organique par le biais de composts, fumiers etc. Nos sols français s'appauvrissent très dangereusement avec à la clé toute une série de perturbations sur les cultures et sur le cycle de l'eau.
Il reste toutefois quelques gisements dont le traitement nécessite des équipements lourds et en particulier les bois traités (traverses, poteaux, palettes etc.). Pour ces cas particuliers des investissements lourds peuvent etre envisagés; il est permis de douter que ce sont ces gisements qui intéressent les projets en cours.

VD 69 | 19 juin 2008 à 17h32
 
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Et les unités?

Encore une fois, il y a confusion entre puissance et production d'énergie. 300 MWe est une puissance et il n'est nullement fait mention dans l'article des heures de fonctionnement annuelles !
Autre détail : "300 MW soit le tiers d'un réacteur nucléaire" OK si l'on fait référence à 1980 mais aujourd'hui,un EPR c'est 1650 MW donc 5,5 fois et non 3 !!

André | 19 juin 2008 à 19h33
 
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recuperation en dechets de bois

si je suis épaulé par un professionel je connai un potentiel énorme et renouvelable chaque année en matiere de debris de bois

gavanonj | 01 octobre 2008 à 20h07
 
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Re:quel gâchis

bonjour

pouvez vous me donner, les coordonner du concepteur du projet auvergnat, qui na pas été retenu.

merci

salutation.

Anonyme | 27 janvier 2009 à 14h00
 
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Re:Re:quel gâchis

bonjour:
la société MSW Energies SARL
gérant: Monsieur Henri MONOD
21, rue Monsieur - 75007 Paris

Anonyme | 27 janvier 2009 à 14h22
 
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