Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Les changements climatiques pourraient perturber les cycles du carbone forestier

Biodiversité  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com

Quelle quantité de carbone émet le bois mort dans les forêts à l'échelle mondiale et quels sont les facteurs qui influencent le phénomène ? Pour répondre à ces questions, des groupes de recherche répartis dans différentes régions du monde se sont penchés sur les données de 55 sites forestiers pour 140 espèces d'arbres.

Les résultats publiés dans Nature, le 1er septembre, montrent qu'environ 10,9 gigatonnes de carbone sont émises par le bois mort chaque année. « Cela équivaut à 115 % de ce qu'émettent aujourd'hui les activités humaines liées aux combustibles fossiles, compare Werner Rammer, chercheur à la Technische Universität München (TUM). Cependant, le carbone émis par le bois mort n'est pas entièrement libéré dans l'atmosphère, car une bonne partie est piégée dans les sols. »

Plus de 90 % de ces émissions proviennent du bois mort des forêts tropicales. Le premier facteur qui joue dans cette décomposition est le climat, les micro-organismes et les insectes contribuant, quant à eux, aux variations des taux de décomposition. D'une manière générale, la décomposition augmente avec la température. Lors de fortes chaleurs, les précipitations accentuent le phénomène. À l'inverse, à de fraîches températures, elles affectent négativement la décomposition.

De la même manière, dans les forêts tropicales, les insectes accélèrent la décomposition. Alors que dans les forêts tempérées et boréales, leur contribution est faible.

Au final, à l'échelle mondiale, les insectes sont à l'origine de 29 % du flux de carbone issu de la décomposition du bois. « Nos résultats suggèrent que les changements climatiques associés à la disparition des insectes pourraient altérer la décomposition du bois mort et ainsi perturber les cycles du carbone forestier à l'échelle mondiale », alerte Sebastian Seibold, chercheur à la Technische Universität München (TUM) et premier auteur de l'article.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Dorothée Laperche

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager

BIOROTOR : nouvelle solution d'assainissement semi-collectif Pollutec 2021