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Climat : le Protocole de Montréal pourrait bientôt bannir les HFC

Gouvernance  |    |  Mickaël Charpentier Actu-Environnement.com

Les 197 parties au Protocole de Montréal, réunies la semaine dernière à Vienne, ont fait des "progrès significatifs" vers un accord visant à bannir les hydrofluorocarbures (HFC), a annoncé l'Agence de l'information sur l'énergie (EIA). La réunion, qui s'est close ce week-end, fait suite à la volonté affichée d'amender le Protocole de Montréal pour éliminer à terme les émissions de HFC.

Les HFC sont des gaz à effet de serre au pouvoir réchauffant 14.000 fois plus élevé que le CO2. Or, ces gaz remplacent les chlorofluorocarbures (CFC) et les hydrochlorofluorocarbures (HCFC) auparavant utilisés comme fluides dans la réfrigération et comme propulseurs dans les aérosols. Mais, destructeurs de la couche d'ozone, ces derniers ont été bannis en application du Protocole de Montréal, signé en 1987. Résultat : les émissions de HFC augmentent de 10% à 15% par an. C'est pour enrayer cette tendance qui pourrait peser 0,5°C supplémentaire sur le climat en 2100, que les parties négocient un amendement.

Les pays les plus riches, dont l'Union européenne, ont ainsi soumis à Vienne une proposition commune visant à un gel du niveau de la consommation de HFC en 2021. D'autres pays les ont rejoints sur cet agenda, alors que l'Inde soutient 2031 comme date butoir. "La plupart des pays en développement, dont la Chine, le Brésil et l'Indonésie, suggèrent une date intermédiaire", a rapporté l'EIA.

C'est dans la capitale du Rwanda qu'interviendra la 28e réunion des parties au Protocole de Montréal, du 10 au 14 octobre prochain. "Les pays avancent dans la bonne direction, mais il reste un immense travail à fournir pour finaliser un amendement ambitieux à Kigali en octobre", estime Clare Perry, de l'EIA.

Selon une étude du Berkeley laboratory, l'élimination des HFC serait l'occasion de remplacer les climatiseurs domestiques actuels par une nouvelle génération à l'efficacité énergétique supérieure (d'environ 30%), avec à la clé une réduction d'émissions cumulée de 98 Gt en 2050.

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