En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Climat : Jean-Louis Borloo annonce son Plan au grand dam de Bercy

Lors d'une conférence préparatoire des ministres de l'environnement à Copenhague, le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo a présenté une proposition qui plaide en faveur de la justice climatique. Détails.

Gouvernance  |    |  Agnès SinaïActu-Environnement.com
   
Climat : Jean-Louis Borloo annonce son Plan au grand dam de Bercy
© Persefone
   
Dans un texte qui circule en « off » intitulé « Copenhague, une vision pour le monde », le ministre de l'écologie a lancé une initiative ambitieuse, qui tient lieu ces jours-ci de position française sans avoir reçu encore l'arbitrage de Bercy et de l'Elysée. Qu'importe, Jean-Louis Borloo va de l'avant et cherche à rallier à sa vision les pays les plus vulnérables. C'est au fil de ses voyages que le ministre a conçu le « Plan Justice Climat », volet principal de cette « vision pour le monde ».

Ce Plan vise tout particulièrement trois aires géographiques : l'Afrique, dont le texte propose de la transformer en premier continent fonctionnant à 100% aux énergies renouvelables d'ici à 2020 et de la doter d'un fonds de protection de ses forêts anciennes, doté de 7 milliards de dollars par an ; des actions en faveur de la conservation de l'eau et de lutte contre l'érosion des côtes sont également prévues ; le texte souligne que « les pays africains ont d'ores et déjà identifié des stratégies et des programmes en vue de réaliser ces attentes. Le résultat de leur travail montre un besoin de financement de l'ordre de 250 milliards de dollars pour l'énergie, 5 milliards pour la conservation des forêts et la reforestation, 50 milliards pour l'eau et l'érosion des côtes et des rivières, soit, au total, un peu plus de 300 milliards.» Deuxième aire géographique visée, les Etats insulaires vulnérables. Le Plan estime à 30 milliards de dollars le montant de la solidarité internationale nécessaire à la protection de ces populations. Troisième catégorie de pays : Afghanistan, Bangladesh, Bhutan, Birmanie, Cambodge, Laos, Maldives, Népal, Yemen. Ces neuf pays, dits «les moins avancés » (PMA), sont périodiquement affectés par des inondations, des cyclones violents et des sécheresses. Le plan met l'accent sur la protection des forêts de ces pays et sur l'amélioration de leur système énergétique. Le Fonds Justice Climat, pour ces pays, se monterait à quelque 75 milliards de dollars. Pour ces trois aires géographiques, le Plan Justice Climat mobiliserait un financement de 410 milliards de dollars répartis sur 20 ans, composés majoritairement de fonds publics internationaux, supervisés par les donneurs et les receveurs et additionnels à l'aide publique au développement.

Mobiliser des sources de financement innovantes

Des sources de financement innovantes seraient mobilisées, comme une taxe internationale sur les transactions financières, sur les échanges de devises, sur les actions et obligations : selon le Plan, avec un taux de 0,01%, cette dernière pourrait dégager quelque 20 milliards de dollars par an. Le Plan plaide aussi en faveur de la proposition mexicaine, qui soutient une contribution financière universelle, versée par tous les pays, en proportion de leurs émissions passées et présentes et en fonction de leur part de PIB. D'autres pistes sont envisagées, comme une taxe maritime, qui pourrait procurer jusqu'à 20 milliards de dollars par an, ou la taxe carbone universelle, soutenue par la Suisse, qui apporterait plus de 18 milliards de dollars par an. Quant à la taxe sur le baril de pétrole, elle pourrait générer plus de 20 milliards de dollars par an sur une base d'un dollar par baril (soit 0,3 cents le litre).

La justice climatique passe aussi par une évaluation des émissions per capita. Les pays dont les émissions individuelles ne dépassent pas deux tonnes doivent faire l'objet d'un soutien international qui les aide à accéder aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique, à hauteur de 80 milliards de dollars.

Quant aux pays « émergents », dont le niveau d'émissions par individu a dépassé les deux tonnes, leurs plans nationaux d'action et de mesures pour le climat (NAMAs) devront viser à un découplage à court terme entre croissance et émissions de carbone, en vue d'un pic en 2030 et seront pour partie financés par des ressources nationales et par les marchés carbone, selon le Plan Borloo. Les pays industrialisés, eux, devront accepter des objectifs contraignants, dans le prolongement de Kyoto, et ceux qui ne l'ont pas encore ratifié, les Etats-Unis pour ne pas les nommer, devront faire de même.

L'enjeu de ce pacte est de restaurer la confiance, d'où, selon le Plan Justice Climat, le caractère vital de mécanismes collectifs « et de l'établissement d'un système commun de mesure, de reporting et de vérification (MRV) ». Ce système de MRV est la clé de voûte de la crédibilité du processus. Tous les pays devront accepter de se soumettre tous les cinq ans à une révision des objectifs d'émission en fonction des évolutions de la science, et faire un état des lieux afin de valider l'efficacité des mesures engagées et de réévaluer les objectifs fixés. La première de ces révisions et évaluations aura lieu en 2016, soit au plus tard deux ans après la publication du rapport du GIEC de 2014. Tous les pays devront par ailleurs accepter de se soumettre à des inventaires de leurs émissions sous l'égide de la Convention Climat, et, à plus long terme, suggère le Plan justice Climat, sous le régime d'une future Organisation mondiale de l'environnement.

Comme les procédures seront harmonisées au niveau international, le syndrome du passager clandestin sera rendu impossible, et la confiance restaurée. Il y va de la justice climatique : un système transparent et équitable, qui annule la suspicion et la défiance.

Le Plan Borloo remet ainsi sur la sellette le projet d'Organisation mondiale de l'environnement (OME), qui serait l'aboutissement élargi d'un comité d'évaluation et de suivi des engagements ayant vocation à fonctionner dès 2010. Au-delà de ce premier comité, l'OME rassemblerait toutes les institutions existantes, assurerait la mise en œuvre du futur accord international, et prendrait part aux organes de gouvernance internationale, y compris financiers et commerciaux, OMC inclus.

Au total, le Plan Justice Climat se monterait à 490 milliards de dollars, et pourrait être abondé par diverses sources financières innovantes.

Du côté de Bercy, on s'émeut de l'audace du ministre de l'écologie et on ne croit pas à une taxe sur les transactions financières, qui, selon un expert du ministère des finances, « serait inefficace, car une taxe affectée ne coïncide pas avec son montant ». Mais la solution ne semble pas être non plus du côté de la main invisible des marchés carbone. Les arbitrages trancheront.

Réactions17 réactions à cet article

 
réduction de CO2 purement comptable?

Quant à l’indispensable inventaire des émissions de CO2 il serait utile d’investir dans un système de mesurage adéquat. Nous nous trouvons actuellement dans une logique « comptable » où on admet, par exemple, que les émissions d’une turbine à gaz en cycle combiné (TGCC) sont de 456kgCO2eq/MWh et qu’un MWh éolien économise précisément ce même montant. La réalité est toute différente. Une récente étude anglaise (K. Hawkins) montre que l’inefficience des turbines à gaz impliquées dans la régulation thermique de l’intermittence éolienne(« heat rate penalty ») provoque une surconsommation de combustible et une diminution du pouvoir de réduction de 34%. Pour des éoliennes à taux de charge de 20%(moyenne européenne), même régulées rien que par des TGCC, la réduction de CO2 est quasi nulle. Pour une régulation moins performante (turbines à gaz à cycle ouvert, centrale au charbon ) la réduction est significativement négative et de l’ordre de 1KtCO2/MWéolien. Ce qui veut dire que 15000MW onshore, au lieu d’économiser 12MtCO2, émettent 30Mt en plus. Comment mesurer la contribution effective de l’éolien dans les différents pays européens autrement que par des opérations comptables ?

guido | 23 novembre 2009 à 13h11
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Le plan Borloo n'est pas sérieux !

Pourquoi JETER de l'argent aux pays d'Afrique? On sait parfaitement ce qui lui arrivera... et pourquoi refuser d'aborder LE problème "Seule la surpopulation de la planète est aujourd'hui catastrophique. Tout le reste passe au second plan." Disait Cousteau... en 1990! Un peu de réalisme, Monsieur le Ministre qui veut se faire remarquer à bon compte.

Mia Vossen | 24 novembre 2009 à 08h01
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

C'est ben vrai çà !
Taxes internationales :UTOPIE
MRV : UTOPIE
TRANSPARENCE et EQUITE dans un monde opaque et concurrentiel:
UTOPIE et POUDRE AUX YEUX
Le vrai problème c'est bien la surpopulation (des pays pauvres), il faut oser le dire !

troval | 25 novembre 2009 à 10h04
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

Désolée de vous contredire, mais la surpopulation n'est plus le problème n°1 de la planète. Le taux de fécondité se casse la figure partout, même en Inde et en Afrique (où ledit taux de fécondité est allègrement contrebalancé par une foule de facteurs de mortalité très efficaces : guerres civiles, SIDA, famines...). Le vrai problème, c'est le mode de vie des pays dits riches (donc nous, Européens et Américains du Nord), qui surconsomment, gaspillent et produisent une quantité impressionnante de choses inutiles, qui pompent les ressources des pays pauvres et polluent sans vouloir faire grand-chose pour rectifier le tir.
Le taux de gaspillage, on le diminue quand ?

Anonyme | 25 novembre 2009 à 14h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

Voyons un peu; les riches sont 20% et consomment 80% de la richesse. Si les pauvres deviennent des riches, la richesse devra être de 5 x 80% soit 400% (4 terres). Or nous n'avons qu'une terre
Donc la richesse n'étant que 100%, les hommes tous égaux ne seront pas des riches mais des "à peine moins pauvres"
Et si en plus (en 2050)la population a augmenté de 50%, nous serons tous pauvres (la terre n'ayant pas changé).
CONCLUSION : Le gâteau est ce qu'il est. Plus il y a de convives et plus les parts sont petites

troval | 25 novembre 2009 à 21h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Pas de "justice climat" sans transparence.

Le plan Borloo va dans la bonne direction en introduisant le concept de "justice climat" au niveau international.
Mais cet objectif ne sera autre chose qu'une posture ou un effet d'annonce (attitudes familières de ce gouvernement) qui si un effort sérieux est fait pour introduire un minimum de transparence au niveau des transactions internationales (taxe 0,01%, etc.).
Pour cela il faudrait s'attaquer SERIEUSEMENT aux paradis fiscaux! Et surtout ne pas leurrer l'opinion en prétendant, comme l'a fait le Chef de l'Etat, que "les paradis fiscaux n'existent plus!"
C'est ce moquer du monde!
La lutte contre les paradis fiscaux est une priorité qui consditionne l'effectivité de tous les accords internationaux, y compris ceux qui émaneront de Copenhague.

Mike14 | 26 novembre 2009 à 08h45
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

Tut tut tut...il n'y a pas trop d'hommes sur terre, il y a trop d'automobilistes...

Pierrot | 26 novembre 2009 à 11h38
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

je suis d'accord!
commençons par supprimer les politiques d'encouragement de la fécondité (je vous rappelle que des familles françaises font encore des enfants pour toucher davantage d'aides sociales).
Donc on supprime les aides pour famille nombreuses.
La population va donc se réduire dans nos pays occidentaux et à ce moment-là nous aurons les capacités d'accueillir les enfants pauvres de la planète.
quelqu'un a une autre idée?
de toute façon, on n'empechera pas les enfants pauvres de la planète de venir chez nous, autant que nous nous y préparions.
par ailleurs le niveau des océans va monter et nous allons donc avoir moins de place sur notre territoire.
un argument de plus qui me fait dire que nous devons absolument empecher l'augmentation de notre population.

fabien1983 | 26 novembre 2009 à 14h31
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

tut tut tut....il y a trop de CON-sommation!

Kent | 26 novembre 2009 à 14h37
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

Encore une fois le pbm n'est pas forcément la surpopulation mais bien notre mode de vie et surtout notre CON-sommation.
En fait si nous avons moins de confort à vivre à plusieurs: nous ferons aussi moins d'enfants logiquement.
Est-ce que vous vous imaginez pédaler sur un vélo pendant 1h par jour pour avoir un peu d'électricité nécessaire? Et bien moi oui, je commence à y penser.

Kent | 26 novembre 2009 à 14h42
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

nous tournons en rond.
il y a trop d'automobiliste car il y a trop de gens qui se déplacent.
on ne pourra jamais empecher les gens de se déplacer, c'est impossible.
par contre sans aller trop loin, on peut aussi mettre en place davantage de transport en commun.
des autoroutes ferroviaires!
ou alors des voitures propres? mais là j'y crois moins. la production de milliers de voitures polluera toujours plus que celle de quelques wagons de train...
ou alors attaquons nous au nerf de la guerre: de plus en plus j'entends autour de moi les gens dire que si le prix de l'essence était plus cher, les gens rouleraient moins.
j'en suis persuadé également.
multiplions donc par 10 le prix du litre d'essence dans ce cas!
les gens se remettront à aller chercher leur pain à pied, aller au travail en vélo etc...
mais forcément les trajets seront moins rapides (et encore...) mais il est également temps de ralentir le rythme, lever le pied.
laissons le temps à l'environnement d'absorber toute l'énergie que nous consommons et rejetons sous forme de pollution.
nous allons trop vite. nous dépensons beaucoup trop d'énergie pour aller trop vite.
levons le pied et nous vivrons tous mieux.
pourquoi personne ne comprend ça?
comment faire passer le message à nos voisins?

fabien1983 | 26 novembre 2009 à 14h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

Affolant d'entendre de la bouche des francais que le problème du réchauffement climatique est la surpopulation!!
Non parce que dans ce sens, on a qu'à balancer des bombes atomiques en afrique, en inde et en chine et on règle le problème non? De toute façon, les pauvres, c'est comme les vieux, faudrait les tuer à la naissance!
Heuresement quand meme que la prise de conscience qui s'amorce va plutôt dans le sens de dire qu'il faut changer notre mode de consommation, car c'est effectivement bien la tout le problème!! A votre avis, il faut combien d'africains pour parvenir au niveau de production de gaz à effet de serre (pour ne parler que de cela!)d'un francais moyen??

lioubove | 27 novembre 2009 à 16h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Le plan Borloo n'est pas sérieux !

Ce petit calcul est irréprochable, hélas quel est l'élu qui osera l'exprimer ? à moins qu'il ne souhaite absolument pas être réélu.
Il est tellement plus politiquement correct de parler de "croissance verte"... De nouveaux emplois par millions et la planète parfaitement protégée : une rêve, mais le rêve se heurte toujours à la réalité...

michou | 28 novembre 2009 à 12h51
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Re:Re:Le plan Borloo n'est pas sérieu.

MINUTE! Il y a des gens qui confondent : il n'est pas question d'"assassiner" les enfants d'Afrique... il est simplement question - POUR NOUS TOUS - de cesser de mettre au monde des enfants pour qui la planète ne sera pas vivable. Notre planète peut offrir une vie "riche" à ... 2 ou 3 milliards de personnes! Vivons moins riche, oui, mais pas dans un désert.

Mia Vossen | 28 novembre 2009 à 14h12
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Le plan Borloo EST sérieux !

Je reprend ton raisonnement en le corrigeant Troval.

Voyons un peu; les riches sont 20% et consomment 80% de la richesse.
Si nous adaptons notre mode de sur-consommation à un mode de consommation simple ( on jette -> on répare ; on gaspille l'énergie et l'eau -> on économise l'énergie et l'eau; on garde un confort indécent (il me le FAUT le nouvel I-phone, il me le faut!!) -> on a un confort raisonnable et suffisant; efficacité énergétique faible -> efficacité énergétique élevée (logements par exemple)), on obtient que 20% population consomme 30% des richesses (utopique et naïf? Pas tant que ça.).
Si les pauvres deviennent des riches, la richesse devra être de 5 x 30% soit 150% (1,5 terres). Or nous n'avons qu'une terre
Donc la richesse n'étant que 100%, les hommes tous égaux ne seront pas des riches mais pas des pauvres non plus.
Et si en plus (en 2050)la population a augmenté de 50%, nous serons tous à un niveau de confort moindre par rapport à aujourd'hui mais toujours raisonnable.

CONCLUSION : Le gâteau est ce qu'il est. Moins on est gourmand, et plus on peut le partager avec les autres.


PS: Proverbe arabe "Qui veut faire quelque chose trouve un moyen, Qui ne veut rien faire trouve une excuse"

Nanorion | 29 novembre 2009 à 15h55
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Bilan carbone éolien

Bonsoir,
J'ai déjà lu plusieurs fois que "l'éolien émettait du CO2" en raison des centrales thermiques qu'il faut démarrer quand il n'y a pas de vent, et j'ai toujours trouvé ça stupide.
Il est exact que des centrales thermiques doivent compenser le déficit de production éolienne quand il n'y a pas de vent.
Cependant, le bilan doit se poser selon moi dans les termes suivants :
Sans la présence des éoliennes, la production d'électricité correspondante aurait été assurée par des moyens thermiques émetteurs de CO2. Donc le bilan carbone de l'éolien est positif !
Calculer le bilan carbone des éoliennes en fonction des moments où elles ne tournent pas me semble absurde.
Pourriez-vous m'expliquer votre approche ? Ou les références (lien ?) de l'étude anglaise Hawkins ?
Merci,
Thomas

thomas | 30 novembre 2009 à 11h05
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Le plan Borloo EST sérieux !

Bête question : QUI, parmi les "Le plan Borloo est sérieux" accepte de vivre VRAIMENT avec la moitié, simplement, sobrement? En partageant avec un tas de gens qui ne sont pas nés, qui ne demandent pas à naître et qui vivront de toute façon dans un pays difficile à vivre? QUI? Mia VOSSEN

Mia Vossen | 09 décembre 2009 à 18h52
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Agnès Sinaï

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…