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Actu-Environnement

Les entreprises boudent les plans de mobilité

Obligatoires pour les entreprises de plus de 100 salariés depuis le 1er janvier, les plans de mobilité n'ont pas la cote. Selon une étude préparée par Riposte Verte et Ekodev, seules 23% des grandes entreprises concernées l'ont réalisé. 70% des dirigeants et salariés estiment la tâche compliquée.

Infographie  |  Transport  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com

Un plan de mobilité d'entreprise est un ensemble de mesures visant à optimiser les déplacements liés à l'activité d'un établissement (ou groupe d'établissements) en favorisant l'usage des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle. Depuis le 1er janvier 2018, toute entreprise située dans une ville, ayant réalisé un plan de déplacements urbains (PDU) et regroupant plus de 100 travailleurs sur un même site, doit en être doté. Mais la mayonnaise a du mal à prendre semble-t-il.

Selon une étude réalisée par les sociétés de conseil Riposte Verte et Ekodev, auprès d'un panel de grandes entreprises (+250 salariés), seule 1 sur 3 a formalisé sa démarche en nommant un responsable dédié et 1 sur 4 a défini et mis en œuvre un plan de mobilité. "80% des dirigeants et des salariés jugent (à juste titre) indispensable de renforcer la mobilité durable liée au travail, 70% estiment la tâche compliquée", explique Cyril Hergott de Riposte Verte.

De plus, lorsqu'elle se lance dans la démarche, les engagements pris pour limiter les déplacements professionnels sont trop souvent motivés par la maîtrise des budgets dédiés. Les impacts environnementaux ne sont pas la priorité. Pourtant, les bénéfices peuvent être nombreux. C'est le sens du guide que vient de publier l'Ademe, CCI France et le Réseau Action Climat. De quoi mobiliser les plus réfractaires.

Réactions8 réactions à cet article

 

Bonjour,

Merci pour cet article intéressant.

Comment s'organise le contrôle puis éventuellement la prise de sanctions pour les entreprises qui ne se mettent pas en conformité ? Y-a-t-il un délai pour la mise en conformité ?

Je vous remercie d'avance pour votre éclairage sur ce point.

Cordialement

AnneClaire | 19 mars 2018 à 10h02
 
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"De plus, lorsqu'elle se lance dans la démarche, les engagements pris pour limiter les déplacements professionnels sont trop souvent motivés par la maîtrise des budgets dédiés. Les impacts environnementaux ne sont pas la priorité"

On touche là le nerf de la guerre.... quand une entreprise n'est pas là pour faire du social, elle n'est pas là non plus pour faire de l'environnement, seulement du business.

nimb | 20 mars 2018 à 08h35
 
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On s'intéresse comme d'habitude aux moyens de déplacements, mais pas à l'origine du problème : l'éloignement du domicile. Grâce à la commodité de la voiture, habiter à >20-30 km du travail est devenu normal (comme consommer ou jeter inutilement etc).

MR | 20 mars 2018 à 10h43
 
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@ Anne-Claire

Bonjour,

La loi de transition énergétique prévoit que cette obligation soit remplie au 1er janvier 2018. L'entreprise doit transmettre son plan de mobilité à l'autorité organisatrice de la mobilité territorialement compétente ou à l'autorité territorialement compétente pour élaborer le plan de mobilité rurale.

Comme sanction la loi prévoit que l'entreprise qui n'a pas respecté cette obligation dans les temps ne puissent plus bénéficier du soutien technique et financier de l'Ademe pour le faire.

Florence Roussel Florence Roussel
20 mars 2018 à 11h26
 
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@Anne-Claire
Comme le précise Florence Roussel, la non-conformité réglementaire entraîne une impossibilité de bénéficier des subventions de l’ADEME mais il faut également savoir que les sites concernés seront en non-conformité réglementaire s'il recherche une certificication ISO 14 001. De plus, s'ils sont
situés dans le cadre d’un Plan de Protection de l’Atmosphère, l'entreprise risque jusqu’à 15 000 € d’amende forfaitaire et 1500 € par jour de retard pour non rendu du Plan de Mobilité.

RIPOSTE VERTE | 20 mars 2018 à 15h00
 
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@RIPOSTE VERTE,
Pouvez-vous me dire SVP d'où vous tirez l'information sur la sanction supplémentaire relative au PPA?
Merci d'avance

Kamoulox | 21 mars 2018 à 10h21
 
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MR a parfaitement raison d'évoquer l'éloignement (pour moi, c'est 50km A/R avec horaires chaotiques et non-maîtrisés).
Alors, on approfondit (ou pas) le travail sur la demande de mobilité au lieu de culpabiliser et d'emmerder les gens qui se déplacent par nécessité (ex. notion d'offre d'emploi acceptable à l'ANPE). Chiche !
Nous ne sommes pas tous des abonnés au vélib' ou des fonctionnaires de la "mobilité douce mais active" (cf. expression d'une irresponsable commissaire au développement durable).
Un petit "décryptage"???
Merci et excellente journée de printemps.

Albatros | 29 mars 2018 à 14h27
 
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Je trouve que ce genre de thème est rédigé par et pour des urbains, et essentiellement pour des "grandes" entreprises. Ne pas oublier ce qu'il se passe économiquement hors de ces "grands" espaces urbains, la taille des entreprises rurales, les données sociales, les infrastructures de transport quasi-inexistantes.... c'est super théorique de faire un plan de déplacement quand il y a un bus par heure qui circule, et que ton boulot est à 10 kms de ton domicile...

nimb | 30 mars 2018 à 08h38
 
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