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Etang de Berre : les collectivités déposent une plainte auprès de la Commission européenne

Eau  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Le Groupement d'intérêt public pour la réhabilitation de l'étang de Berre (Gipreb) a annoncé le 3 juillet qu'il portait plainte contre l'Etat auprès de la Commission européenne pour insuffisance des mesures prises pour atteindre le bon état écologique des eaux de cet étang situé dans les Bouches-du-Rhône. Ce syndicat mixte, qui regroupe la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le département, la chambre d'agriculture, la chambre de commerce et dix communes riveraines de l'étang, a également demandé au Tribunal administratif de Marseille d'établir un constat sur la situation écologique de l'étang.

"Après des années d'études, prouvant toutes les unes après les autres, la nécessité et la possibilité de réduire les rejets d'eau douce de la centrale hydroélectrique [EDF de Saint-Chamas] et de renforcer les échanges avec la mer par le tunnel du Rove, aucune décision ne semble vouloir être prise aujourd'hui par l'État", dénonce le syndicat mixte défendu par Corinne Lepage, avocat et ancienne ministre de l'Environnement. Le Gipreb précise que la situation a été catastrophique en 2018 : les niveaux d'eutrophisation constatés ont été les plus élevés depuis 2005 et les concentrations de chlorophylle les plus fortes observées depuis 1998. De nouvelles mortalités du poisson ont été constatées en 2019 "alors même que le réchauffement climatique est une réalité rendant plus urgente encore l'amélioration des écosystèmes aquatiques".

La centrale hydroélectrique de Saint-Chamas déverse des eaux douces et des limons issus de la Durance et du Verdon dans les lagunes de l'étang de Berre. Ce qui perturbe l'équilibre écologique du plan d'eau. En 2004, la Cour de justice de l'Union européenne avait imposé à l'Etat français de prendre des mesures correctives jugeant que ces rejets représentaient une pollution massive pour l'étang, rappelle le Gipreb. En décembre 2005, la Commission européenne mettait la France en demeure de faire cesser la pollution jugeant insuffisantes les nouvelles modalités de rejets imposées à la centrale. En 2006, l'exécutif européen a accepté la proposition de la France de réguler les apports en eau douce, moyennant le suivi par un comité d'expert et par la Commission. Mais les élus locaux réclamaient, quant à eux, une poursuite du contentieux jugeant que la situation écologique de l'étang n'était toujours pas satisfaisante.

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