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L'OMI travaille à la réduction des impacts des flottes maritimes marchandes

Le Comité de la protection de l'environnement marin (MEPC) de l'Organisation maritime internationale était réuni à Londres du 22 au 26 mars afin de trouver des solutions pour limiter l'impact environnemental du transport maritime de marchandises.

Transport  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
   
L'OMI travaille à la réduction des impacts des flottes maritimes marchandes
   
La soixantième séance du Comité de la protection de l'environnement marin (MEPC), réunie à Londres du 22 au 26 mars, a permis d'adopter une série d'amendements à la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL) et de revenir sur des conventions plus récentes, concernant notamment la gestion des eaux de ballast et le recyclage des navires.

Réduire les émissions d'oxyde de soufre

La marine marchande mondiale est responsable de 3 % des émissions globales de CO2 et de 75 % des émissions d'oxyde de soufre (SOX). Les navires sont en effet devenus ces dernières années la principale source d'émission de dioxyde de soufre (SO2) dans l'Union européenne et aux Etats-Unis. Afin de réduire ces émissions, l'annexe VI de la convention MARPOL a introduit une teneur en soufre maximale dans les combustibles marins de 4,5 %. Le texte définit également des zones de contrôle des émissions de dioxyde de soufre (SECA Sulphur Emission Control Areas). Dans ces zones, la teneur maximale en soufre des combustibles marins utilisés doit être de 1,5 %. La Mer Baltique et la Mer du Nord ont été déclarées SECA.
La réunion de mars 2010 a permis de définir une nouvelle zone de contrôle en Amérique du Nord. Dans cette zone, les émissions d'oxyde de soufre, d'oxydes d'azote et de particules seront également sujettes à des normes plus strictes que celles appliquées à l'échelle mondiale.
L'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA) se félicite de cette décision qui, selon elle, va améliorer la qualité de l'air pour des millions d'habitants et conduire l'industrie à innover. Elle estime à 5 millions le nombre de personnes qui devraient ainsi être protégées d'éventuelles maladies respiratoires et 14.000 vies sauvées chaque année. Cet amendement devrait entrer en vigueur en août 2011.

Limiter les eaux de ballast

En 2004, l'OMI estimait à 10 milliards de mètres cube la quantité d'eau de mer que les 45.000 navires de commerce mondiaux déplacent à travers le monde chaque année. En effet, les navires ne peuvent naviguer à vide sans se lester. Ils pompent donc de l'eau de mer au port de départ et la vident au port d'arrivée, ce qui crée des dommages sur les écosystèmes côtiers. Certains organismes résistent au voyage et sont rejetés dans ces nouveaux milieux.
La Convention internationale pour la gestion des eaux de ballast, proposée en 2004 par l'OMI, vise à mettre en place une procédure de renouvellement de ballast et de définir des standards concernant l'équipement de vidange des ballasts.
Jusqu'à présent, 22 pays, représentant 22,65 % du tonnage brut de la flotte marchande mondiale, ont ratifié cette convention. Or, celle-ci n'entrera en vigueur que douze mois après avoir été ratifiée par au moins 30 Etats, représentant 35 % du tonnage brut de la flotte marchande mondiale. L'OMI a donc adopté lors de cette soixantième réunion une résolution appelant les Etats à ratifier cette convention.
Cette résolution invite également les Etats à encourager l'installation de systèmes d'administration d'eau de lest sur les nouveaux navires, conformément aux dates d'application contenues dans la Convention (entre 2009 et 2016).

Recycler les bateaux

L'OMI a adopté en mai 2009 une Convention internationale sur le démantèlement des navires de commerce en fin de vie. Le texte introduit plusieurs obligations et impose aux armateurs de fournir aux chantiers de démantèlement une liste des matériaux dangereux (amiante, polychlorobiphényles (PCB), tributylétain, résidus d'hydrocarbures,…) contenus dans le navire, avant qu'il ne soit détruit.
Le Comité poursuit l'élaboration de lignes directrices pour le recyclage des bateaux. Des avancées devraient être présentées lors de la prochaine réunion, qui se déroulera en septembre 2010.

Réactions1 réaction à cet article

 
droit maritime

j'aimerai bien savoir les entraves qui empechent l'OMI a remplir efficacement son role

btis | 01 juillet 2010 à 02h23
 
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