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Les Français consomment des produits "verts" pour des raisons écologiques

Les raisons écologiques expliquent mieux le choix de consommer des produits durables que le niveau de revenus. Cette conclusion d'une enquête du ministère de l'Environnement confirme son intention de développer l'affichage environnemental.

Gouvernance  |    |  Guillaume Krempp Actu-Environnement.com

Le bio aux "bobos" : idée simpliste ou réalité économique ? Une enquête, datée de janvier 2017 du ministère de l'Environnement, esquisse une réponse à l'encontre des stéréotypes. Les chercheurs ont tout particulièrement axé leurs recherches sur trois questions : "Comment percevez-vous l'état de l'environnement ?", "Quel est votre avis sur les produits respectueux de l'environnement ?" et enfin "Pensez-vous que l'achat de produits de consommation courante par les ménages peut avoir […] un impact important sur l'environnement ?". Les moyens financiers sont communément interprétés comme la principale - voire l'unique – raison de consommer des produits "responsables", "bio", "éthiques". L'étude révèle au contraire l'importance de l'information des consommateurs, véritable socle de leur sensibilité environnementale, au détriment du niveau de revenus.

Cinq types de profil

A partir des réponses collectées, les analystes ont pu construire cinq catégories de consommateurs différents. La totalité des "éco-engagés" perçoit l'état futur de la planète comme "dramatique" et s'implique dans la consommation de produits dits responsables, qu'ils jugent bénéfiques pour eux-mêmes et la planète. Ils représentent 24% des sondés. Les "éco-sceptiques" sont, au contraire, peu informés ou indifférents aux problèmes environnementaux. Ce groupe se caractérise par la pensée selon laquelle le consommateur n'a "plutôt pas" ou "pas du tout" de rôle à jouer dans la lutte contre les problèmes environnementaux.

Entre ces deux catégories, qui forment 48% du panel interrogé, trois autres groupes ont été créés. Les "éco-spectateurs" se disent conscients de l'état dramatique de la planète. Cependant, seuls 24% d'entre eux indiquent être "tout à fait d'accord avec l'idée d'avoir un rôle à jouer". Les "éco-indécis" pensent qu'ils ont un rôle à jouer mais jugent les produits verts comme "équivalents aux autres produits". Enfin, les "éco-hypermétropes" combinent à la fois l'impression qu'aucun problème écologique n'est survenu dans leur environnement local tout en ayant une bonne image des produits verts.

La principale motivation d'achat : la sensibilité environnementale

"La sensibilité environnementale des consommateurs semble jouer un rôle plus fort que leur niveau de revenu", conclut l'étude de ces différents cas de figure. En effet, les éco-engagés peuvent consentir à payer 44% de plus pour acheter un produit plus respectueux de l'environnement. La tranche de population la plus aisée accepte quant à elle de dépenser seulement 34% de plus pour des produits verts.

Dans cette même catégorie, consciente de l'état de la planète et prête à débourser plus pour une consommation responsable, 58% des interrogés évoquent des raisons non-financières pour décrire ce qui les pousserait à acheter des produits respectueux de l'environnement. Un tiers des éco-sceptiques et des éco-indécis utilise ce même argument. Des résultats encourageants pour le ministère de l'Environnement qui projette de déployer l'affichage environnemental afin d'inciter les citoyens à être des consommateurs responsables.

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