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L'association Robin des Toits claque la porte du Grenelle des ondes

Risques  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

"Déni de risque, reniement de la loi, le Grenelle des Ondes est dévoyé" estime l'association Robin des Toits qui se retire des négociations initiées en mai 2009 et visant à établir un dialogue sur les ondes électromagnétiques entre l'Etat, les opérateurs et les associations. En l'occurrence, l'association se retire des négociations, à l'exception du celles du Comité opérationnel sur l'expérimentation de l'abaissement du seuil d'émission des antennes. Ce faisant, l'association "reprend sa stratégie sur le terrain comme sur le plan judiciaire."

Le Grenelle prétexte à l'inaction gouvernementale

L'association regrette que "mis à part la mise en place d'une expérimentation de l'abaissement des seuils d'exposition - ComOp (encore cette expérience est-elle fortement malmenée par les opérateurs qui sont réticents à l'engager), aucun des chantiers n'a concrètement débouché."

Selon Robin des Toits, "l'organisation d'un 'dialogue' servait uniquement aux pouvoirs publics de prétexte à ne pas intervenir" jugeant que "le dialogue est en cours dans le cadre du Grenelle des ondes." Or, "le rapprochement des points de vue entre les opérateurs et les associations a nécessairement ses limites", rappelle l'association, précisant que "les opérateurs sont par nature hostiles à tout ce qui peut brider leur activité, et les associations ne peuvent pas souscrire à des évolutions qui mettent en danger la Santé Publique sans information des citoyens."

Faisant référence à la dernière réunion, Robin des Toits estime que "la concertation […] n'a été que la formalisation d'un discours d'impuissance et d'inaction." L'association critique en particulier l'absence de progrès s'agissant de l'abaissement du seuil à 0,6 Volts par mètre, de la commercialisation de forfaits 'uniquement SMS', de la vente d'appareils à oreillette intégrée et de la prise en compte de l'électrosensibilité.

"L'Etat doit prendre ses responsabilités" juge Robin des Toits estimant par ailleurs qu'"il se refuse à le faire, dans l'unique souci de ne pas froisser les opérateurs." L'association "ne veut pas cautionner un processus de reniement qui sert de prétexte à l'inaction."

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