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Déchets : le Cniid dénonce des surcapacités d'incinération qui menacent le recyclage en Europe

Déchets  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Ce mardi 22 janvier, le Centre national d'information indépendante sur les déchets (Cniid) et quatre associations françaises rapportent qu'une étude de Global alliance for incinerator alternatives (Gaia) publiée lundi "révèle que les incinérateurs actuellement en fonctionnement dans certains États de l'Union européenne pourraient brûler davantage de déchets non recyclables que la production totale à l'intérieur de ces Etats".

Investissements français insuffisants dans la prévention et le recyclage

Selon l'étude, l'Allemagne, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont déjà en surcapacité en termes d'incinération. "En conséquence, les transferts transfrontaliers de déchets destinés à être incinérés ont augmenté, ce qui contredit le principe de proximité [précisé par article 16 de la directive cadre sur les déchets, 2008/98/EC] et génère des émissions de CO2 inutiles", déplore le Cniid, ajoutant que "bien que 22 % des déchets de l'UE soient déjà incinérés, l'industrie prévoit d'augmenter les capacités d'incinération, compromettant les objectifs définis dans la Feuille de route pour une Europe efficace dans l'utilisation des ressources, laquelle plaide en faveur d'une priorité accordée à la réduction des déchets, au réemploi et au recyclage".

S'agissant de la France, le Cniid rappelle que l'Hexagone "accueille un quart des incinérateurs européens et de nouvelles installations sont en projet", regrettant que pour assurer la pérennité des incinérateurs "la France n'a pas suffisamment investi dans la prévention, le tri et le recyclage".

Réactions2 réactions à cet article

 

Cette dérive est encouragée par les subventions de l'Adéme et par l'Etat. En effet cette agence finance les efforts de Tri pour la valorisation des déchets et à ce titre est financé l'incinération de déchets qui devrait être dirigés vers des filiéres matières au prétexte que cette incinération est de la valorisation énergétique. Mais cette qualification de valorisation énergétique, sous la pression du lobby industriel trés bien implanté dans nos ministère, est pratiquement accordée à tous les incinérateurs. En effet une note de service, non publiée donc illégale, permet de contourner la formule de calcul de cette valorisation. Mais cette note, si elle n'est pas accessible au public, est trés bien connue des industriels car par l'intermédiaire d'un "guide" la FNADE s'en sert pour indiquer aux industriels comment arriver à un critère de valorisation énergétique supérieur alors que le rendement réel de leur usine plafonne péniblement à 17°/°. Bien sur les incinérateurs qui font de la valorisation thermique (région parisienne principalement) répondent à ce critère mais il n'en est pas de même de ceux qui ne font que de la production électrique, cas de plus de 120 incinérateurs francais.

Duport Claude | 24 janvier 2013 à 08h52
 
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Hében ! C'est pas joli-joli tout ça... De quoi faire reculer la confiance en l'AdEME

Lionel | 24 janvier 2013 à 14h45
 
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