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Impact du numérique : la prise de conscience est là mais les actions font défaut

La troisième édition du baromètre sur le numérique responsable de l'Alliance Green IT démontre que les entreprises n'ont pas encore de politiques transverses sur la question. Elles ont encore du mal à mener des actions concrètes. Détail en infographie.

Infographie  |  Energie  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com

L'édition 2020 du baromètre de l'Alliance Green IT (AGIT) constate une nouvelle fois que la mise en œuvre du concept de « numérique responsable » ou « green IT » est loin d'être effective dans les entreprises. Dans cette enquête menée depuis 2015, les stratégies Green IT initiées dans les entreprises françaises sont évaluées autour de huit grandes thématiques : les infrastructures informatiques, les data centers, l'impression, la fin de vie, les achats, la gouvernance, les postes de travail et les applications. « La problématique est transverse et aborde de nombreuses considérations », explique l'Alliance qui constate que les entreprises n'ont pas compris la complexité de l'approche. « Les entreprises doivent prendre conscience qu'un numérique soutenable n'est possible qu'en acceptant de faire la revue minutieuse de ces nombreux points. Malheureusement, une partie des répondants au questionnaire en ligne ne peuvent répondre à des questions précises pourtant nécessaires pour témoigner de la prise de conscience et de la connaissance des enjeux et axes d'amélioration. Notre baromètre témoigne le reflet des bonnes intentions, telle la prise de conscience existe aujourd'hui, mais dont les actions peinent encore dans leur mise en œuvre concrète. »

Une connaissance encore partielle sur le stockage de données

L'Alliance Green IT a réalisé ce troisième baromètre des pratiques numériques écoresponsables en sondant un panel de 367 entreprises et organisations sur un périmètre exclusivement national. Les résultats démontrent une plus grande maturité sur les bonnes pratiques en termes d'optimisation des infrastructures par exemple. Alors qu'en 2015, près de 30 % des entreprises déclaraient désinstaller leurs infrastructures inutiles, elles sont désormais 63 % à le faire, soit une proportion qui a presque doublé. Pour ce qui concerne la mutualisation des équipements, une entreprise sur deux déclare y avoir recours aujourd'hui, contre une entreprise sur trois en 2017.

En matière de data center, 85 % des répondants connaissent la superficie de leur salle informatique contre 50 % en 2017. Mais 69 % des sondés ne connaissent pas la valeur de consommation énergétique de leur data center. Notons enfin que la proportion d'entreprises qui ont mené ou envisagent des actions d'optimisation de leur local ou data center reste en moyenne très inférieure à 50 %. Un tiers seulement des entreprises, par exemple, utilisent des ressources de refroidissement naturelles.

Une gestion des déchets électroniques très approximative

L'enjeu de l'impression est celui sur lequel les améliorations sont les plus marquées. Globalement, l'Alliance Green IT constate que les administrations et les entreprises de plus de 50 salariés ont instauré une réelle politique concernant leurs impressions. Si le nombre d'impressions reste important dans certains secteurs, il est à noter que 57 % des répondants indiquent utiliser du papier partiellement ou totalement recyclé, alors qu'ils n'étaient que 45 % en 2017. En revanche, une majorité encore trop importante d'entreprises ne recycle pas leur papier malgré la règlementation en vigueur.

La gestion des DEEE est elle aussi très approximative : deux entreprises sur trois déclarent ne pas connaitre leurs obligations en matière de gestion de leurs déchets électriques et électroniques (DEEE). Et parmi elles seules 30 % en sont vraiment sûres. Les DEEE des entreprises sont confiés en grande majorité aux déchèteries publiques (rappelons que 85 % des entreprises en France ont moins de 10 salariés). Pourtant elles ne sont pas autorisées à déposer leurs déchets d'entreprises puisque le service est réservé aux citoyens. Il semble que ce soit les initiatives personnelles qui permettent in fine leur accès.

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